Malgré la pression internationale, la Tunisie et l’Algérie refusent le passage de l’avion de Netanyahu

Tunis et Alger ne comptent autoriser l’appareil de Netanyahu passer dans leur espaces aériens souverains.Les autorités tunisiennes et algériennes ont fermement refusé d’autoriser l’avion du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à traverser l’espace aérien tunisien et algérien pour rejoindre le Maroc a rapporté l’agence de presse tunisienne Tunis.

Selon les mêmes sources, des responsables français, américains, espagnols, saoudiens et émiriens auraient fortement incité les responsables tunisiens et algériens à donner le feu vert pour laisser cet avion présidentiel israélien passer afin de pénétrer au Maroc, avec l’obligation de garder le dossier secret et confidentiel et de ne pas le divulguer à la presse afin de ne pas provoquer une réaction populaire  contre les gouvernements des deux pays, mais en vain.

Les mêmes sources ont indiqué que les autorités tunisiennes et algériennes avaient rejeté une autre proposition française consistant à envoyer un avion marocain pour transporter le Premier ministre israélien et traverser l’espace aérien tunisien et algérien de manière normale comme semblable à un camouflage. Ces mêmes sources n’excluaient pas une coordination tuniso-algérienne A propos de ce rejet.

La visite aurait lieu aux environs du 30 mars 2019, juste après une visite du pape François dans le pays africain, selon la chaîne israélienne Hadashot.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu chercherait à organiser une visite d’Etat au Maroc juste avant que les Israéliens ne se rendent aux urnes pour les élections du 9 avril 2019,selon des informations parues dans un média marocain.

Rabat considérerait un réchauffement des liens avec Israël comme un moyen d’obtenir le soutien de Trump dans sa revendication du Sahara occidental.

Le site francophone Le Desk a fait savoir mardi que le conseiller à la sécurité nationale Meir Ben-Shabbat travaille, avec le soutien américain, à organiser une rencontre entre Netanyahu et le roi Mohammed VI au Maroc.

Selon Le Desk, Mohammed VI pourrait considérer que le développement de liens plus étroits avec l’Etat juif lui permettra de faire une percée auprès de l’administration Trump – que le Maroc courtise pour obtenir son soutien sur la question du Sahara occidental, que la majorité de la communauté internationale considère comme étant un territoire occupé.

Ni le gouvernement marocain, ni le bureau du Premier ministre israélien n’avaient confirmé jeudi ces informations.Israël et le Maroc n’entretiennent pas de relations diplomatiques. En 2017, Mohammed VI avait annulé sa participation à un sommet ouest-africain pour éviter Netanyahu.

« Israël ne répond pas aux informations portant sur des contacts avec des Etats avec lesquels Israël n’entretient pas de relations diplomatiques », a fait savoir le bureau du Premier ministre à la chaîne Hadashot.

Netanyahu, qui est également ministre des Affaires étrangères et ministre de la Défense, a fait du travail diplomatique en direction de l’Afrique, de l’Amérique latine et de l’Extrême-orient une pierre angulaire de sa politique étrangère, recherchant également des liens plus ouverts avec les Etats arabes modérés. En octobre 2018, il a effectué un rare déplacement à Oman.

Souhail Ftouh

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