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Quelque dix mille coureurs, protégés par des milliers de policiers israéliens, ont participé ce vendredi, 25 mars, au premier marathon de Jérusalem. Un millier d’athlètes étrangers, notamment des Américains, des Italiens, des Allemands, des Français, ainsi que 2000 soldats et des centaines de policiers israéliens ont participé à la course.

Les médias israéliens ont annoncés le vainqueur ; c’est un Kényan Raymond Kipkoechh, 34 ans, suivi de deux compatriotes, il a couvert les 42,195 km de l’épreuve en 2 heures, 26 minutes et 44 secondes.

Raymond Kipkoechh a été déclaré vainqueur car il a réalisé le meilleur temps, constaté par son propre chronomètre portable et vérifié électroniquement à distance, bien qu’il ait achevé l’épreuve au mauvais endroit, ont expliqué les organisateurs

L’Éthiopienne Oda Worknesh, s’est de son côté imposée chez les femmes en 2 heures, 50 minutes, 5 secondes devant une Kényane et une Polonaise.

La victoire d’un Kényan et d’une Éthiopienne au Marathon de Jérusalem est un message pour le monde entier que grâce à sa diversité, Israel sait unir et être un exemple de tolérance. Jérusalem, reste une ville ouverte qui attire un nombre croissant de touristes et de jeunes.

En tenues de sports, jeunes, femmes et hommes ont couru ce vendredi dans la capitale israélienne. Ce marathon est le premier du genre à se tenir dans la Ville sainte. D’autres courses ont été organisées simultanément, un semi-marathon ainsi que des courses de 10 et 4,2 km. Plus modestement, les enfants ont pu s’aligner pour une course de 400 mètres.

Certains brandissaient des drapeaux israéliens, d’autres des portraits de Gilad Shalit, le soldat juif enlevé il y a cinq ans par des groupes armés palestiniens et détenu dans la bande de Gaza.

La ville endeuillée a aussi brisé le climat de la peur suite à l’attaque terroriste qui s’est produite mercredi dernier près de la principale gare routière de la ville sainte, et qui a été provoquée par une bombe dissimulée dans un sac, tuant une touriste britannique et blessant des dizaines d’autres personnes.

Symbolisant la volonté d’Israël de ne pas céder face à la violence, la ville de Jérusalem a maintenu son marathon annuel ce vendredi, déployant des forces de sécurité plus importantes qu’à la normale. Ceci est un message pour le monde entier qu’Israel ne cedera pas à la peur. Céder à la peur serait une victoire pour les terroristes.

Des hélicoptères de police ont été déployés, des unités d’observation et des patrouilles spéciales ont protégé la course. Les participants et les organisateurs de l’évènement ont tenu à souligner qu’ils considéraient le marathon avec une importance toute particulière, l’érigeant en symbole israélien de ne pas succomber à la peur engendrée par les violences.

Après avoir franchi la ligne d’arrivée l’écrivain français Pascal Silvestre a indiqué qu’en dépit de l’importante sécurité et de la difficulté de la course, il avait été impressionné par le calme régnant à Jérusalem.

“Si nous arrêtons de courir, nous arrêtons de vivre nos vies et c’est ce que les terroristes veulent que nous fassions”, a déclaré Moshe Strassman, âgé de 22 ans.

Peu de temps après l’explosion survenue mercredi après-midi en plein coeur de Jérusalem, le maire de la ville, Nir Barkat, avait précisé que la course aurait bien lieu.

“La meilleure façon de faire face à la terreur est de montrer aux terroristes qu’ils ne nous feront pas partir. Nous n’allons pas avoir peur”, a-t-il ainsi affirmé vendredi.

«À aucun moment, je n’ai songé à annuler cet événement car notre réponse au terrorisme est précisément de continuer à vivre normalement», a ajouté aux journalistes le maire de la ville.

Le maire Nir Barakat espère élever Jérusalem au rang des villes qui organisent chaque année d’importantes courses de ce type. La municipalité a précisé que près de 1 000 coureurs étaient venus de plus de 40 pays différents pour participer à la course dans la ville trois fois Sainte.

La ville était pavoisée aux couleurs bleu et blanc d’Israël, et toutes les écoles étaient fermées pour cette occasion. Le tracé du marathon a emmené les participants le long des murs de la Vieille Ville jusqu’à la résidence présidentielle puis au sommet du Mount Scopus et autour du campus de l’Université Hébraïque de Jérusalem. Une cinquantaine de rues et artères ont été barrées, ce qui a perturbé la circulation.

Ftouh Souhail & AFP

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