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Le Premier ministre  israélien a été reçu lors d’une cérémonie officielle ce mardi 5 juillet 2015 sur fond de 21 tirs de canon avec les hymnes nationaux des deux pays.

 

Après leur rencontre, les deux dirigeants ont tenu  une conférence de presse, avant de participer à une rencontre d’hommes d’affaires israéliens et kényans, avant de dîner ensemble.

 

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Le Premier ministre Netanyahu a rencontré ensuite  le président kenyan Uhuru Kenyatta,  lors d’une réunion élargie en présence des membres des deux délégations.

 

 

Netanyahu, a visité  aussi ce  mardi matin le mausolée où le fondateur du Kenya, Jomo Kenyatta, est enterré et lui a mis une couronne de fleurs.Puis  il a rencontré son fils, Uhuru Kenyatta, l’actuel dirigeant du pays.

 

Jomo Kenyatta a été « l’architecte de l’amitié entre Israël et le Kenya », a déclaré Netanyahu en février  2016 lors de la première visite d’Uhuru à Jérusalem.

 

« Il a démontré cette amitié de manière forte il y a 40 ans en aidant Israël pendant le raid à Entebbe pour secourir nos otages. C’est quelque chose qui a laissé une marque forte en Israël. Le peuple d’Israël est reconnaissant pour cela. Et je suis aussi personnellement reconnaissant. »

 

Le seul soldat israélien tué au cours du raid, était frère aîné du futur Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, Jonathan Netanyahu

 

 

Le raid d’Entebbe en Ouganda, du 4 juillet 1976, a été le résultat du détournement d’un avion d’Air France par des terroristes palestiniens et allemands. Les pirates de l’air, des membres du Front palestinien pour la libération de la Palestine (FPLP) et des Cellules révolutionnaires allemandes (RZ) avaient détourné l’avion pour Benghazi, en Libye pour se ravitailler et plus tard volé vers Entebbe, en Ouganda.

 

Il y avait 248 passagers et 12 membres d’équipage à bord. Tous les passagers non-Juifs ont été libérés, laissant derrière eux 106 otages. Parmi les autres passagers, 102 ont été secourus et transportés en Israël via Nairobi, peu après le raid.

 

Israël avait besoin d’une zone de transit et le Kenya était la seule démocratie stable à ce moment-là. Il a fourni un centre logistique idéal à Israël pour qu’il mène à bien l’opération de sauvetage.

 

Le Kenya avait donc permis à des avions de chasse israéliens d’atterrir et de faire le plein à l’aéroport international Jomo Kenyatta. Le pays avait également fourni une base aux agents du Mossad pour recueillir des renseignements sur le vieux terminal d’Entebbe avant l’opération.

 

Les blessés dans l’opération ont également été traités à Nairobi avant d’être rapatriés chez eux en Israël.

 

Dans la nuit du 3 juillet 1976, trois avions de transport de troupes, qui auraient été des avions militaires C-130 israéliens, auraient atterri à l’aéroport de Nairobi.

 

Le salon de l’aéroport aurait été transformé en un hôpital de campagne de fortune, avec des tables d’opération, du matériel d’anesthésie et des bouteilles d’oxygène, et les troupes de l’armée régulière du Kenya ainsi que les membres du Groupe des services généraux (GSU) se seraient déplacés pour sécuriser la zone de l’aéroport.

 

« L’opération n’aurait pas pu réussir sans la collaboration du Kenya », affirme Simiyu Werunga, directeur du Centre africain pour la sécurité et les études stratégiques.

 

Le procureur général du Kenya et le ministre de l’Agriculture de l’époque, Charles Njonjo et Bruce Mackenzie, étaient très impliqués dans l’accord secret pour aider Israël.

 

Le gouvernement d’Israël laissa croire aux preneurs d’otages que pour la première fois de son histoire, Israël acceptait de négocier. En fait, le gouvernement décida plutôt d’entreprendre une action militaire de secours pour libérer les otages restants. Après plusieurs jours passés à réunir des renseignements et à planifier l’opération, quatre avions de transport Hercules C-130 de l’armée de l’air israélienne atterrissent secrètement à l’aéroport d’Entebbe sans être repérés par le contrôle aérien ougandais, suivis par la suite d’un avion contenant des équipements médicaux, qui atterrit  qui atterrit à l’Aéroport international Jomo Kenyatta à Nairobi au Kenya. Un autre avion, hébergeant le poste de commandement de l’opération, était parvenu au-dessus de l’aéroport d’Entebbe.

 

Souhail Ftouh

 

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