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La Tunisie vient d’imposer un régime de visa à tous les ressortissants israéliens souhaitant entrer dans le pays, y compris aux juifs tunisiens résidents en Israël qui jusqu’à présent en étaient dispensés.

Les centaines de visiteurs d’origine tunisiennes qui n’en avaient pas besoin auparavant de visa pour visiter leur pays natal devront à présent présenter leurs visas à tous les postes frontières du pays.

Les autorités tunisiennes ont envoyé aux ambassades et aux consulats tunisiens à l’étranger une notification qui rappelle la nécessité d’avoir un visa pour tout porteur d’un passeport israélien.

Les juifs tunisiens qui n’ont pas la citoyenneté tunisienne et qui ne sont pas enregistrés dans le registre de population tunisienne devront obtenir une autorisation à l’aller en Tunisie.

Les observateurs pensent que cela fait partie de la politique tunisienne visant à isoler les juifs tunisiens et diminuer le nombre des israéliens qui se rendent chaque année en Tunisie.

Cette nouvelle mesure soulève la question de la nouvelle politique que veut emprunter le nouveau régime à l’égard des juifs où l’on assiste à une islamisation du gouvernement et à un regain d’antisémitisme.

L’organisation du pèlerinage juif de la Ghriba est prévue pour le mois prochain à Djerba. Par cette nouvelle mesure, le gouvernement tunisien voulait diminuer le nombre de pèlerins qui vont se rendre à la synagogue la plus ancienne d’Afrique.

L’imposition d’un visa d’entrée à tous les ressortissants israéliens, frappe non seulement la communauté juive de Tunisie en Israël, mais aussi certains arabes israéliens qui visitent le pays dans le cadre d’affaires ou de liens de familles.

Saiid Mohsen, un jeune avocat arabe israélien, qui s’est rendu trois fois en Tunisie avant la Révolution du 14 janvier, s’est vu refusé il y’ a quelques jours son entré dans le territoire tunisien. Contacté par téléphone depuis Paris, le jeune avocat nous informé qu’il n’a pas réussi à obtenir un visa par le Consulat tunisien à Paris dés que les services tunisiens ont vu son passeport israélien. Il a prévu de venir au pays pour se marier avec une jeune avocate franco-tunisienne. Le futur couple est resté bloqué à Paris en attendant une solution qui tarde à venir.

La Tunisie post-révolutionnaire échoue chaque jour de démonter son admirable «tolérance » qui est entrain de s’écrouler dans l’ère de l’après Ben Ali. La preuve vient d’être fournie une fois de plus. L’image que projette l’actuel gouvernement transitoire dans le monde entier sur la tolérance et les assurances à l’égard des non musulmans est tout simplement fausse.

Ftouh Souhail, Tunisie

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