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La commission de l’ONU sur l’élimination de la discrimination raciale tiendra sa huitième session à Genève à partir d’aujourd’hui 13 février au 9 mars prochain. Israël présentera un rapport sur les efforts entrepris pour faire cesser les discriminations raciales. Parmi les autres pays qui témoigneront : le Koweït, le Portugal, le Canada, le Mexique, la Jordanie, le Qatar, l’Italie.

Le Comité va par ailleurs rendre publiques ses observations finales concernant la situation sur les questions relatives aux minorités.

L’Etat d’Israel, qui possède une société multiculturelle, reconnaît et respecte les droits et libertés de tous ses citoyens(1).L’Etat Juif est l’un des rares endroits du Moyen-Orient où les Arabes bénéficient de droits démocratiques. Un pays où on respecte toutes les minorités et toutes les confessions. Et, que l’on sache, les premières femmes arabes à pouvoir voter étaient de citoyenneté israélienne, et ce depuis 1948.

Il est certain que dans certaines parties du monde nous pouvons observer qu’un pays situé en Orient est pourtant devenu le prototype de nombreuses grandes démocraties.

La Cour Suprême d’Israël (Beit haMishpat ha’Elyon ) est la garante des droits des minirités. Elle est située au sommet du système judiciaire israélien. Les Arabes en Israël ont un mur pour les protéger, tant à la Cour suprême qu’avec la gauche israélienne. Le rôle joué par la Cour suprême d’Israël en matière de lutte contre la discrimination raciale, par exemple dans le domaine de l’attribution de terres publiques est considérable.

Un juge arabe, Salim Jubran, siège de façon permanente à la Cour Suprême d’Israël depuis mai 2004. Il est originaire de Haïfa et né dans une famille chrétienne avec des racines maronites libanaises. Il est reconnu pour son expertise sur le droit criminel et connu pour sa sévérité face aux crimes sexuels ou liés à la drogue. Pour la première fois, le seul juge arabe de la Cour suprême israélienne s’est rendu à Détroit en Mai 2011 pour affirmer aux avocats, aux étudiants et aux juges présents sur place qu’Israël était un pays de la diversité.

Des non-Juifs ont siégé dans toutes les Knesset d’Israël depuis sa fondation voilà 63 ans.. En 2009 le député arabe israélien Ahmed Tibi devient le vice Président de la Knesset pourtant il est connu pour ses multiplies positions anti-israéliennes.

L’Etat d’Israel a fait des efforts considérables pour la représentation des groupes minoritaires dans la fonction publique et au sein des entreprises publiques (2). Il y a des Arabes chrétiens, des Bédouins et des Druzes dans Tsahal (notamment) et celle-ci compte un bon nombre d’officiers supérieurs druzes.

Les arabes d’Israël ont tous les droits sociaux :allocations familiales ,santé gratuite ,allocations de chômage .Ils ont le droit de vendre leurs biens immobiliers, d’en acheter et de s’installer où ils veulent sur le territoire…Peuvent créer leur entreprise ,avoir des salariés ou faire travailler leurs proches ,tenir des commerces…

Le monde des affaires israélien porte aussi une attention grandissante à la population arabe israélienne, qui montre des signes de croissance économique.La Banque Hapoalim a annoncé l’ouverture de cinq nouvelles agences dans des agglomérations arabes israéliennes, d’ici 2013.

Tout le monde a entendu parler de la Histadrut. Elle a fréquemment organisé des grèves, y compris des actions de grève massives, parfois des grèves généralisées, pour les revendications. Jamais ces grèves n’ont été réprimées. Aucun syndicaliste, même arabe, ne pourrit en prison parce qu’il est syndicaliste (3).

Israël qui est une démocratie pluraliste fait de langue arabe une « langue officielle » comme hébreu et l’anglais comme troisième langue. Une nouvelle loi oblige les médecins israéliens à posséder des connaissances de base en arabe pour recevoir leur permis d’exercer. Israël considère que cette reconnaissance de l’arabe renforcerait l’identification des citoyens arabes à leurs pays. Le premier président de l’État d’Israël, Chaïm Weizmann, avait déclaré que «le monde jugerait l’État juif à la façon dont il traiterait les Arabes».

Les israéliens ont élus, en octobre dernier, leur candidat arabe au prochain festival mondial de musique arabe au Maroc. La télévision israélienne en arabe et Kol Israël a lancé en direct ”l’Arabision 2011″ la version du secteur arabe de l’émission ”Nouvelle star”. Dix jeunes du secteur arabe ont été choisis parmi des centaines de postulants se sont produits devant les téléspectateurs qui ont voté pour élire leur nouvelle star. Le vainqueur du concours va représenter Israël au festival mondial de musique arabe prévu l’été 2012au Maroc.

L’Etat d’Israël est donc ouvert à tous les gens et toutes les confessions. Cependant la démocratie israélienne peut certes présenter des manquements dans l’application du principe d’égalité, mais il faut admettre que cela se produit dans le monde entier. Le phénomène n’est pas absent des régimes démocratiques.

Ftouh Souhail

(1) Parmi les minorités non juives : on compte 1.500.000 Arabes, et 320.000 « autres », d’origines et de traditions différentes, qui peuvent pratiquer en totale liberté une grande variété de cultes. Les Arabes Israéliens sont pour la plupart musulmans. Chez les chrétiens, se trouvent, entre autres, des catholiques de rite latin, grec, maronite, chaldéen, des orthodoxes, grecs et russes, des Arméniens, des protestants. A citer aussi : les Druzes, les Bédouins, les Baha’is, les Circassiens.

(2) Le nombre de non-Juifs dans les Conseils d’administration d’entreprises d’État a augmenté de 5.5 %, en 2002 à 13 %, en 2010. Les Arabes occupent environ 16 % des sièges des Conseils d’administration des 105 entreprises d’Etat.

(3) En décembre 1952, la Histadrut décide d’admettre les travailleurs arabes au sein de son département des affaires syndicales. Ils pouvaient désormais bénéficier de ses services d’assistance médicale ainsi que de ses fonds d’assurance chômage et de vieillesse.

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