Israël fera face à une grave pénurie de médecins dans les années à venir, a fait savoir un rapport international sur la santé qui a été révélé rebut novembre 2019. Israël passera par une une période très difficile en termes de démographie médicale.Un problème qui est voué à s’empirer.

L’Etat juif est le seul pays parmi ceux qui ont été étudiés à ne pas connaître de hausse dans le nombre de praticiens depuis l’an 2000 et les médecins, dans le pays, atteignent l’âge de la retraite, selon un rapport annuel établi par l’OCDE, « la santé en un coup d’oeil ».

Près de la moitié des médecins israéliens ont plus de 55 ans – seule l’Italie enregistre une proportion plus élevée de docteurs plus âgés. Dans les 36 pays examinés par l’OCDE, 34 % des médecins ont plus de 55 ans.

Il y a un nombre relativement faible de praticiens formés au sein de l’Etat juif – près de 60 % d’entre eux font leurs études à l’étranger – bien au-dessous de la moyenne de 18 % avancée par l’OCDE.

Environ 40 % des praticiens formés à l’étranger sont nés en Israël et ont quitté le pays pour leurs études.

Pénurie d’effectifs en train de s’accentuer

On doit considérer des facteurs tels que la croissance démographique, le progrès médical qui fait que les consultations sont plus longues et plus techniques et le mode d’organisation et de travail des médecins qui a changé. Dès lors, il ne faut pas s’étonner qu’il y aura une pénurie.

Le faible nombre de docteurs est dû au taux de croissance de la population israélienne qui a augmenté de 40 % entre 2000 et 2017, note le rapport.

Le nombre d’infirmiers par tête a chuté dans le pays entre l’an 2000 et 2017. Seules quatre autres nations ont également connu un déclin similaire.

Il y a environ 3,1 médecins au sein de l’Etat juif pour 1000 personnes, un pourcentage au-dessous de la moyenne (3,6 %), et il y a 5,1 % infirmiers pour 1000 individus contre une moyenne de 8,8.

Les infirmiers, en Israël, sont néanmoins à la troisième place des employés les mieux payés de tous les pays examinés en relation avec le salaire moyen en cours.

Il faut de nouveaux médecins pour combler l’offre de soins de première ligne

Généralement, ce sont des personnes âgées ayant plusieurs problèmes de santé et qui doivent être suivies régulièrement. Elles risquent d’avoir plus de difficultés à se trouver un médecin.Plusieurs de ces personnes ne pourront trouver un médecin.

La pénurie de médecins obligera certaines clientèles vulnérables à passer par les services d’urgence des hôpitaux.Faute de trouver un médecin, plusieurs patients n’auront d’autre choix que d’aller engorger les urgences hospitalières et de causer un allongement de l’attente.

On estime que l’arrivée de nouveaux jeunes médecins est nécessaire pour assumer l’offre de soins de première ligne pour remplier les médecins qui partiront à la retraite.

Plusieurs petites cliniques sont menacées de fermeture en raison du départ à la retraite imminent de leurs médecins de famille.

L’espérance de vie en Israël est de 82,6 ans, au-dessus de la moyenne de 80,7.

C’est l’Etat juif qui montre le taux le plus faible de mortalité de causes évitables, avec 72 pour 100 000 personnes contre une moyenne de 133 dans les pays de l’OCDE.

Le rapport note que l’Etat juif dépense moins par tête que la moyenne et présente une espérance de vie plus élevée, ce qui en fait l’un des huit pays répondant à ces critères. L’Etat juif présente également un taux de survie au cancer du sein supérieur et un taux plus faible de mortalité évitable malgré ses dépenses en dessous de la moyenne.

Les dépenses de santé par tête en Israël s’élèvent à 2 780 dollars, soit 7,5 % de son PIB, contre une moyenne de 8,7 %.

L’alcool est un facteur sanitaire problématique dans tous les pays, note le rapport, qui précise que les Israéliens en consomment peu chaque année – 2,6 litres par personne en comparaison avec une moyenne de l’OCDE s’établissant à 8,9 litres.

Conformément à la moyenne de l’OCDE, 16,9 % des Israéliens sont consommateurs de tabac, 50,9 % sont en surpoids et 48,7 décès sur 100 000 sont dus à la pollution.

Les gains en termes de longévité se sont ralentis ces dernières années, en particulier aux Etats-Unis, en France et en Hollande.

Les causes de ces reculs sont probablement l’obésité, le diabète et la crise des opioïdes qui ont tué 400 000 personnes aux Etats-Unis.

Environ 56 % des adultes sont en surpoids ou obèses à l’international.

Les maladies circulatoires, notamment les infarctus et les attaques cardiaques, sont à l’origine d’un décès sur trois et le cancer d’un décès sur quatre.