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Pokemon Go hands on

Les potentiels dresseurs de Pokémon en Israël peuvent, depuis la semaine dernière, télécharger l’application mobile du jeu à réalité augmentée Pokémon Go. Cette fois, ce n’est pas au grand écran ni dans votre console de jeux vidéo, mais bien sur votre téléphone intelligent. Celle-ci est accessible aux utilisateurs d’Android et d’iOS.

Une véritable frénésie s’est emparée des amateurs de jeux vidéo avec la sortie du jeu Pokémon GO de Nintendo. L’application mobile inspirée du jeu et du dessin animé du même nom a été lancée il y a à peine quelques jours, et déjà, un engouement sans précédent gagne Israël.

Le lancement a déjà eu lieu, plus tôt ce mois-ci, aux États-Unis, en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Japon.

Les serveurs de Pokémon Go étaient toutefois saturés dans l’heure suivant l’annonce. Les aspirants-joueurs ont donc dû se faire patients pour se créer leur compte. Les Israéliens devaient, jusqu’ici, faire preuve d’astuces pour parvenir à jouer au jeu qui fait l’objet d’une grande popularité.

 

Le concept est simple : il s’agit de capturer des Pokémon en se déplaçant dans le monde réel à l’aide de son appareil mobile.

L’application mêle l’environnement réel à l’univers Pokémon peuplé par de petits monstres connus comme Pikachu ou Charminder, entre autres. Le joueur doit regarder l’écran de son téléphone intelligent pour trouver où se cachent ces petites bestioles virtuelles dans les environs réels.

Pokemon Go repose sur la réalité augmentée, technologie qui enrichit d’éléments virtuels le monde réel capté par l’appareil photo des smartphones. Il utilise la géolocalisation pour permettre à ses utilisateurs d’attraper des Pokemon, petites créatures aux formes et aux pouvoirs magiques popularisées par Nintendo à la fin des années 1990.

À Tel-Aviv, on retrouve les personnages virtuels presque partout, dans les endroits touristiques bien connus, au centre-ville, comme dans les différents districts.

« C’est souvent des lieux qui sont touristiques, comme le musée par exemple. Ce sont souvent des lieux culturels. Ça fait découvrir des choses aux gens », estime Rachel une jeune femme de 20 ans.

Elle explique que ce qu’elle aime le plus du jeu, c’est de « pouvoir sortir dehors, aller chercher les Pokémon, être entre amis et combattre ensemble ».

Benjamin, 23 ans, abonde dans le même sens : « Ça fait sortir dehors beaucoup de gens qui jouent à des jeux vidéos normalement chez eux et qui là, sortent, se promènent dans la ville et se rencontrent. »

« Tout le monde y joue », assure Roy Latke, rédacteur en chef de la version en hébreu du site internet Geektime, ajoutant qu’à Tel-Aviv notamment, on peut croiser ce qu’il surnomme les « zombies Pokemon » errer dans les rues, les yeux rivés sur leurs écrans de téléphone.

Même la marine israélienne a publié une photo de ses forces capturant un Pokemon en pleine mer, avec la mention : « Il y a des Pokemon que nous seuls pouvons attraper ».

 

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Même le président Reuven Rivlin a partagé l’image d’un Pokemon dans sa salle de réunion. « Que quelqu’un appelle la sécurité », disait la légende.

 

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Si Pokémon Go fait sortir les adeptes dehors, la plus grande vigilance s’impose. Parce que le monde virtuel peut vite faire oublier les règles les plus élémentaires de signalisation et de respect de la propriété privée. Il y a aussi des problèmes sécuritaires qui pourraient arriver suite à ce jeu-là.

Le Service de police en Israël prend les devants pour prévenir des accidents qui pourraient survenir sur son territoire en raison de la folie du jeu virtuel Pokémon Go qu’on remarque ici et dans le monde.

«Des gens se promènent en regardant leur cellulaire. Ils se retrouvent dans la rue au lieu de marcher sur les trottoirs. Nous voulons prévenir les accidents. Il faut que les gens restent conscients de leur environnement» précise le chef Dizengoff de la police de Tel-Aviv.

Il ajoute qu’il est évidemment interdit de participer à ce jeu en conduisant un véhicule, les téléphones cellulaires étant interdits au volant.

Souhail Ftouh

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