Qui se ressemble s’assemble: la Tunisie et Gaza reçoivent des colis ramadanesques

L’Agence turque de Coopération et de Coordination (TIKA) a procédé à la distribution de colis alimentaires à 300 familles dans le gouvernorat de Médenine, au sud de la Tunisie. Les familles des villes de Sidi Makhlouf, Beni Khdech, Médenine sud et Médenine nord ont bénéficié de ces aides humanitaires.

Le vice-coordinateur de TIKA en Tunisie, Kazim Karabacak, a affirmé à Anadolu que cette action illustre l’amitié entre les deux peuples, tunisien et turc. Il a ajouté que l’aide de TIKA en Tunisie et la distribution d’aides alimentaires visent à démontrer la solidarité entre le deux peuples.

Face à la pauvreté ambiante,les Tunisiens commencent à manquer de nourritures.Un manque de vivres a notamment commencé à se faire ressentir dans le centre et le nord du pays.

Les effets de l’insécurité alimentaire sur la santé des enfants en Tunisie sont évidents ; les enfants, en particulier les enfants de moins de cinq ans, sont exposés aux dangers de la malnutrition.C’est le scénario auquel sont confrontées d’innombrables familles et certaines zones localisées en Tunisie sont particulièrement menacés.

« Nous n’avons jamais eu si peu de nourriture », raconte Mahommed Manai de Sidi Bouzid. Les bons jours, il peut gagner jusqu’à 13 dinars tunisiens (env. 5 euros). Mais il garde très peu de cet argent pour lui.

Il explique que si la situation ne s’améliore pas, ses enfants vont peut-être devoir arrêter l’école. C’est ce que viennent de faire certains de leurs camarades de classe. Il est difficile de dire combien d’enfants vivent des situations semblables à celle des enfants de Manai.

Ils sont des milliers à abandonner l’école chaque année, en dépit du fait que l’éducation est obligatoire entre 6 et 16 ans. Rien qu’en 2017, 100.000 enfants tunisiens ont quitté l’école selon le ministère de l’Education!

Le gouvernorat de Kasserine est en tête du classement en matière d’abandon scolaire, selon la même étude. Au niveau de l’école primaire, on comptabilise un taux d’abandon de 36,4%. Quant au niveau secondaire, c’est Kebili et Sidi Bouzid qui sont en haut du classement, avec respectivement 66,7% et 55,2%.

Le montant de la dette tunisienne, tant publique que privée, atteint des proportions importantes. Pour ne pas dire inquiétantes. Depuis 2011, le pays a dû emprunter pour assurer ses fins de mois. Alors que dans le même temps, la population s’appauvrit et vit de plus en plus à crédit.

Les Tunisiens qui sont malades envers la question palestinienne devraient être heureux de vivre avec les dons des pays islamiques

De sa part, en coordination avec Israël, les Saoudiens envoient 150 tonnes de viandes congelées Halal à Gaza pour nourrir 50 milles familles.

L’ONU a averti que ses agences qui fournissent de l’aide alimentaire à la bande de Gaza doivent lever des dizaines de millions de dollars dans les prochaines semaines pour éviter des coupes importantes dans les rations alimentaires.La crise touche les agences de l’ONU qui fournissent de l’aide alimentaire.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) et son agence pour les réfugiés palestiniens, l’Unrwa, livrent de l’aide alimentaire à plus d’un million de personnes à Gaza. Mais le coordinateur humanitaire de l’ONU pour les territoires palestiniens, Jamie McGoldrick, a averti que les agences étaient face à « une grave crise de financement ».

L’Unrwa prépare une conférence des donateurs le mois prochain et une autre en septembre, afin de compenser le retrait en 2018 des Etats-Unis, qui étaient traditionnellement le plus grand donateur.

L’an dernier, un certain nombre de pays avaient généreusement augmenté leurs dons pour combler le trou de quelque 500 millions de dollars laissé par le retrait américain, mais M. McGoldrick a reconnu que cette année, le déficit était énorme.

« Il est clair que s’ils ne trouvent pas le financement, ils ne pourront pas commander la nourriture », a-t-il dit, en ajoutant que cela aurait pour conséquence, dans la deuxième moitié de l’année, de réduire le nombre de personnes secourues, ou de couper dans les rations, voire les deux.

A Gaza, le taux de chômage atteint les 54?% et touche surtout les jeunes.

Souhail Ftouh