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Le prince Hussein, héritier du trône jordanien et fils du roi Abdallah, âgé de 18 ans, s’est rendu la semaine dernéire à Jérusalem pour une visite sur le Mont du Temple. Selon des sources proches du prince, il ne s’agit pas d’une visite privée qui ne revêt aucun caractère officiel.

Escorté par les forces de sécurité israéliennes, il est arrivé sur le site via le pont des Maghrébins.

Yediot Ahronot affirme que la visite etait coordonnée et dirigée par Israël car le Prince Hussein s’est e rendu du côté israélien du tombeau et non du côté musulman.

Le prince Hussein est le fils aîné du monarque hachémite Abdallah et de la palestinienne Rania. Brun, assez grand, il a la finesse des traits de sa mère et le sérieux de son père. Le jeune adolescent de 18 ans doit maintenant se préparer à prendre la succession de son père sur l’un des trônes les plus influents de la planète.

Il a étudié à la prestigieuse Académie du Roi à Madaba-Manja, son entourage le décrit comme un jeune bien inscrit dans son temps..

Aujourd’hui, le jeune prince Hussein a sur ses épaules la responsabilité future du trône de Jordanie. Son père, le roi Abdallah II, en nommant son fils à un si jeune âge, veut éviter les difficultés de succession que son père a connues lors des dernières années de son règne et pouvoir commencer le plus tôt possible sa formation en l’associant rapidement à des évènements officiels.

La relation entre la dynastie hachémite et les dirigeants israéliens est tres forte. La Jordanie a toujours adhéré à une politique pragmatique. Le roi Hussein, sûrement l’un des souverains les plus pragmatiques de la région, aura eu moins de difficulté que Sadate à signer le traité de paix avec Israël et surtout à le faire accepter à son peuple.

Plusieurs facteurs expliquent ce pragmatisme relatif vis-à-vis d’Israël: leur proximité géographique, l’orientation pro-occidentale du roi Hussein et peu de prétentions territoriales ainsi que l’ouverture israélienne par rapport à la paix avec ses voisins.

La guerre contre les factions de l’OLP a rapproché Israël et la Jordanie. Certaines sources prétendent que le Mossad aurait prévenu le roi Hussein d’une tentative d’assassinat par des Palestiniens et d’autres estiment pratiquement certain que le Premier ministre Golda Meir aurait reçu la visite clandestine de Hussein pour la prévenir à la veille de la guerre de Kippour en 1973.

Le Roi Hussein, qui régna de 1952 à 1999 partageait une préoccupation commune avec Israël qui avait amené les deux pays à coopérer bien avant l’accord de paix de 1994. Installé à Amman, après la bataille de Karameh de 1968, Yasser Arafat transforme la Jordanie en base arrière du mouvement terroriste palestinien. L’OLP crée un Etat dans l’Etat au cœur de la Jordanie. Les fidèles d’Arafat tentent, même, d’assassiner le roi du pays qui les a accueillis.

C’en est trop pour le roi Hussein qui ordonne le 17 septembre 1970 la liquidation des camps de réfugiés palestiniens. La Syrie envoie, alors, deux cents tanks sur le sol jordanien pour porter renfort aux forces armées de l’OLP. Mais, Israël intervient et force les troupes syriennes à faire demi tour. Le roi de Jordanie se montrera éternellement reconnaissant à Israël pour cette aide.

Le 26 octobre 1994, Israël et la Jordanie ont signé un traité de paix à leur frontière, dans la valée de l’Arava, au nord d’Aqaba. La Jordanie devenait ainsi le second pays arabe à conclure officiellement la paix avec Israël (après l’Egypte en 1979). Plusieurs traités additionnels ont été signé (sur la transport, l’aviation civile, la science, la culture, les communications,…).

Les compagnies aériennes israélienne Israir et jordanienne Royal Jordanian ont signé le 26 mars 2012 un accord qui permettra aux Israéliens d’effectuer des vols Ben-Gourion-Amman pour se rendre ensuite en Extrême-Orient dans les avions de la compagnie jordanienne. Le premier vol entre Lod et Amman aura lieu fin avril 2012.

Au moment ou Le prince héritier de Jordanie était en visite dans la capitale juive , la Jordanie a accueilli une nouvelle rencontre “exploratoire” de négociateurs israéliens et palestiniens, a annoncé un responsable jordanien. “Des responsables palestiniens et israéliens ont eu la semaine dernière des discussions à Amman”, a dit le responsable jordanien sous le couvert de l’anonymat, sans donner plus de détails.

Le ministre jordanien des Affaires étrangères Nasser Jawdeh a affirmé que son pays poursuivait ses efforts pour relancer des négociations israélo-palestiniennes et avait réussi à surmonter l’impasse pour ramener les deux parties à reprendre les contacts.

Nous remercions Amman, qui laisse croire à une possible paix au Moyen-Orient.

Ftouh Souhail

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