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Le ministre des Affaires stratégiques Moshé Yaalon est arrivé ce mardi 22 novembre 2011 en République tchèque pour une visite de 3 jours, à l’invitation du gouvernement et du ministre des Affaires étrangères Karel Schwatzenberg.

Il évoquera avec ses hôtes le dossier iranien, les développements au Moyen-Orient, le conflit israélo-palestinien et le renforcement de la coopération sécuritaire, économique et commerciale entre Israël et la République tchèque. Il s’entretiendra avec le ministre tchèque de la Défense et assistera à une cérémonie pour les 70 ans du ghetto de Terezin à la synagogue espagnole de Prague.

En janvier 2011, il y’a eu aussi des pourparlers entre le tchèque Karel Schwarzenberg et son homologue israélien des Affaires Étrangères Avigdor Lieberman sur le renforcement des relations tchéco-israéliennes.

Le Premier ministre tchèque Jan Fischer avait fait aussi en 2009 une visite officielle de trois jours en Israël dont l’objectif principal était de renforcer les liens économiques entre les deux pays. Avant de regagner Prague, le Premier ministre tchèque avait qualifié son déplacement en Israël de « très émouvant ». Il a notamment visité le mémorial de Yad Vashem dédié à la Shoah. « J’étais bouleversé parce que c’est lié aux affres de l’histoire de ma famille », a-t-il indiqué.

Une conférence sur les relations tchéco-israéliennes s’est tenue en février 2009 à Prague, pour commémorer le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux Etats .La conférence avait aussi comme objectif de renforcer les relations économiques et commerciales avec Israël

Le 9 février 1990, Ji?í Dienstbier, alors ministre des Affaires étrangères de la Tchécoslovaquie et son homologue israélien Moshé Arens signaient le protocole restaurant les relations diplomatiques interrompues entre les deux pays en 1967

En 1967, c’est la guerre des six jours, qui entraîne une rupture diplomatique entre Israël et les pays appartenant au bloc soviétique. La Tchécoslovaquie suit donc les injonctions de Moscou, et coupe ses liens avec l’Etat hébreu. Des liens qui étaient pourtant assez importants, comme le rappelle Ji?í Dienstbier, sénateur et ancien ministre des Affaires étrangères :

« Même la posture de Masaryk n’était pas liée au hasard. Parce que déjà à cette époque existait une sorte de phénomène d’Europe centrale, et ses composants fondamentaux, les Tchèques, les Allemands et les Juifs vivaient ensemble. »

Ji?í Dienstbier fait référence à la visite du premier Président de la République tchécoslovaque sur le territoire du futur Etat hébreu, en 1927. La Tchécoslovaquie a également été un des premiers pays à reconnaître son indépendance, en 1948, et en avril 1990, quelques mois à peine après son accession à la présidence, Václav Havel s’était rendu en Israël.

La Tchéquie est un pays moderne et industrieux….Des gens qui savent travailler..
Israël a tout intérêt à maintenir de bonnes relations avec eux. La Tchéquie n’a pas oublié la façon dont elle s’est fait lâcher par ses pays “frères” en démocratie en 1938 lors des accords de Münich (Hitler-Chamberlain-Daladier) et retrouve aujourd’hui en Israël la victime moderne de ce lâchage pleutre de l’Europe face à l’Islam conquérant.

Au-delà des considérations historiques, il faut mentionné le fait que Prague est considérée comme le troisième centre de la culture juive au monde après Jérusalem et New-York.

Ftouh Souhail

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