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Rita Yahan-Farouz sera de nouveau sur scène à Paris, pour un concert exceptionnel, le 9 juin 2014 ! Un événement à ne surtout pas rater !  Les places, en vente notamment sur les site de la Fnac ou sur Ticketnet, s’envolent à un rythme effréné.Tous les fans sont déjà dans les starting-block.

Rita Yahan-Farouz est née à Téhéran le 24 mars 1962, de parents juifs iraniens. En 1970, après avoir retrouvé sa fille en pleurs pour avoir refusé de réciter à l’école une prière musulmane, le père de Rita décide de quitter le pays. Fervent sioniste, il embarque donc toute sa famille vers la terre d’Israël.

Malgré le bouleversement du déménagement, les ambitions de la jeune fille restent intactes et ses projets sont clairs : apprendre à danser, chanter et jouer la comédie. D’une famille modeste, elle économise dès l’âge de dix ans le menu revenu de ses baby-sittings pour réaliser ses rêves.

Adolescente, elle remporte un concours de chant et obtient une bourse d’études du Conservatoire de musique israélien. Pendant son service militaire, elle intègre la troupe musicale de Tsahal et en devient la chanteuse principale. Trois ans plus tard, elle prend des cours d’art dramatique à Beit Zvi, une des plus grandes écoles de théâtre du pays.

Nous sommes en 1986. L’Etat Juif prépare l’Eurovision. Lors du concours de présélection (Kdam Eurovision), diffusé en direct sur le petit écran israélien, une jeune candidate à la beauté du diable est venue tenter sa chance pour représenter Israël. D’une voix à la fois claire, aiguë et puissante, elle entame Shvil Habriha (Chemin d’évasion).

Ce soir-là, elle ne remportera pas la compétition mais aura gagné son ticket pour la route des étoiles. L’allure impérieuse et la voix de cette jeune diva connaissent une popularité nationale.Le lendemain, tout le pays ne parle que d ‘elle. La chanson de la nouvelle star passe en boucle sur les ondes radio. La jeune femme attendait cela depuis près de vingt ans.

Dans les mois qui suivront sa première apparition publique en 1986 lors de Kdam Eurovision, Rita sort son premier album éponyme.
Pendant les années 1980, les Israéliens ont plutôt tendance à se tourner vers des artistes étrangers, mais Rita apporte un nouveau souffle à l’industrie phonographique israélienne puisque son album devient triple disque de platine en quelques semaines.
Grâce à ce succès, Rita peut travailler avec des artistes de renom tels que Hanokh Levin ou Rami Kleinstein – son producteur, qui sera son mari pendant vingt ans et le père de ses deux filles, Mechi et Noam.

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Les rythmes orientaux issus de l’héritage perse de la chanteuse, mélangés aux sons plus occidentaux des origines nord-américaines de son époux, font l’harmonie des chansons de Rita.

L’artiste israélienne accomplit la mission qu’elle s’était donnée depuis son enfance : toucher les âmes. Ce qu’elle fera en direct à la télévision en 1990, quand elle aura finalement le privilège de représenter son pays au concours de l’Eurovision.
Elle n’atteint que la dix-huitième place, mais son titre Shara Barehovot (Chanter dans les rues) connaît le même sort que Shvil Habriha et devient un tube en Israël.

En France, ce sera en 1992 qu’elle se rendra populaire avec sa reprise du titre Roxanne du groupe américain Police qui restera en tête du hit-parade pendant plusieurs semaines.

Mais c’est surtout aux États-Unis que se concentre son groupe d’admirateurs fidèles le plus important. Elle y donne des concerts à plusieurs reprises.

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Chaque fois, elle fait salle comble. En 2003 cependant, ses origines iraniennes l’empêchent de se rendre sur le territoire nord-américain.

Les nouvelles lois sur l’immigration suite aux attentats du 11 septembre obligent Rita à se procurer un visa et un permis de travail. Qu’elle se voit refuser.

La star avait pourtant déjà vendu tous les billets de ses douze dates de concerts prévus à New York, Los Angeles et Miami. Même si elle se dit attristée de voir ce qui s’est passé en Iran depuis son départ, le peuple perse n’en garde pas moins « une place toute particulière dans [mon] cœur, », confie la chanteuse.

En Israël, cette grande chanteuse israélienne jouit d’une reconnaissance maintes fois réitérée. La plus remarquable sera l’honneur qui lui sera fait en lui demandant de chanter sa version de l’hymne national de l’État juif, Hatikva, pour les célébrations du cinquantième anniversaire de la création de l’État d’Israël.

Souhail Ftouh

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