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Panama Papers 1

 

Les fichiers provenant des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialiste de la domiciliation de sociétés offshore, entre 1977 et 2015 viennent démonter  la longue expérience des activités criminelles des hommes du Hezbollah (le Parti de Dieu), qui agissent en toute impunité.

 

La fuite de plusieurs millions de documents confidentiels  provenant du cabi net d’avocats panaméen révèle l’utilisation de paradis fiscaux par des individus  proches du Hezbollah libanais et des narcotrafiquants  qui financent le mouvement fondamentaliste chiite.

 

Onze millions de documents appartenant à un cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca vient d’être découverts. Dans cette liste au cœur du scandale des « Panama papers » figurent des hommes fortunés impliqués avec le groupe terroriste qui est la prolongation de l’Iran.

 

Dans la liste des clients du cabinet figurent le nom de l’homme d’affaire libanais, Abd Al Nur Shala qui aurait été évoqué tout comme celui du  Salah Ezzedine.

 

Les deux businessmens avaient de nombreuses connexions avec des membres du Hezbollah. Ils avaient procédé à la fraude et avaient eu recours à des sociétés offshores et  des entreprises  utilisées pour le blanchiment d’argent.

 

Des grands noms comme M. Bilal Mohsen Wehbe qui, lui, aurait été le Représentant en chef du Hezbollah en Amérique du Sud aurait recouru aux mêmes montages offshores pour dissimuler leurs actifs.

 

On trouve aussi comme client dans le cabinet d’avocats panaméen le nom de M. Fawzi Kan’an un important fournisseur d’aide financière du Hezbollah au Venezuela qui avait sponsorisé des voyages pour « les militants » du Hezbollah et adressé au Liban des fonds récoltés au Venezuela.

 

 

Parmi les soutiens au Hezbollah qui seraient impliqués à Panama City, on trouve M.Ghazi Nasserdine qui avait  utilisé sa fonction de diplomate vénézuélien et de président du Centre islamique Shi’a installé à Caracas pour fournir un soutien financier au Hezbollah.

 

Issu d’une riche  famille d’origine  syrienne ce financier du Hezbollah est  très proche du fils du président de la République du Suriname, M.Dino Bouterse, qui a été condamné lui aussi l’an dernier à 16 ans de prison par la justice américaine, après avoir plaidé coupable d’avoir voulu soutenir le Hezbollah.  Il avait été arrêté au Panama et extradé vers les États-Unis où il a été inculpé en novembre dernier.

 

 

La liste contiendrait, entre autres, les noms des deux frères libanais M. Ayman Joumaa, et M. Akram Saied Joumaa (ce dernier est directeur général d’un hôtel de luxe, le Caesar’s Park Hotel, à Beyrouth). Les frères Joumaa et leur système de blanchiment d’activités illégales (d’un montant moyen de 200 millions dollars par mois) opéreraient à partir du Liban, de l’Afrique de l’Ouest, au Panama et en Colombie.

 

Les deux frères Joumaa utilisent quatre sociétés qui sont aussi « blacklistées » par les États-Unis, la compagnie de transport maritime Phenicia Shipping Offshore SARL, les sociétés basées au Panama Goldi Electronics SA et Zona Libre International Market S.A et les entreprises basées en Colombie Almacen Junior, Almacen Junior N°2 et Commercial Planeta détenues ou contrôlées par des membres de l’organisation de Ayman Joumaa  et qui ont été manifestement enregistrées ou gérées par Mossack Fonseca.

 

 

Parmi les noms cités dans la plus grosse fuite d’informations concernant les comptes offshore  et avoirs dans les paradis fiscaux nous pouvons retrouver celui du multimillionnaire Hussein Tajudeen.  Il était propriétaire de la plus grande chaîne de supermarchés de Gambie (Kairaba) et était le principal importateur de riz et de farine du pays avant d’être déclaré persona non grata et expulsé de Gambie. Ce dernier,  avec les membres de sa famille,  ont  constitué un empire de sociétés localisées au Congo-Kinshasa en Angola, au Sierre Léone, au Liban. De plus en plus, l’on parle même de leurs « accointances » avec le réseau terroriste Hezbollah, à en croire le Département d’État Américain. Ainsi  Ali Tajudeen qui était un ancien commandant du Hezbollah à Tyr, au Sud Liban, est le principal acteur de l’entreprise de construction « Jihad al Bina ».

 

 

La liste des noms  dans ce Panama-Leaks contiendrait celui de M.Ali Youssef Charara, PDG de la compagnie de télécommunications Spectrum Investment Group Holding (SAL) qui a des opérations au Moyen Orient, en Afrique de l’Ouest et en Europe. Charara utilise des millions de dollars venant du Hezbollah afin de les investir dans des projets commerciaux et de financer en retour cette organisation. Ce dernier est proche de l’actuel ministre libanais de l’Industrie Hussein Hajj Hassan, membre du Hezbollah.

 

 

 

 

 

Les révélations des documents panaméens viennent démonter  la longue expérience des activités criminelles du Hezbollah

 

 

De ce qui précède, les « Panama Papers » révèlent une partie d’activités cachées du blanchiment d’argent, bras séculier des activités terroristes du Hezbollah, avec tous leurs corollaires dont la corruption.

 

Il est à souligner qu’aucune enquête n’est déclenchée actuellement au Liban auprès des personnes concernées.

 

Les activités du mouvement armé chiite qui participe au gouvernement libanais, seraient au moins en partie, financées par le trafic de la drogue. Le réseau narcotique a été mis en place par Imad Mughniyeh, le chef des opérations mondiales du groupe terroriste, qui est mort dans une explosion à Damas le 12 février 2008.

 

Au cours des dernières années, le Hezbollah a renforcé son rôle dans la production et le trafic des stupéfiants, mettant à profit l’importante population d’expatriés libanais chiites principalement installée en Amérique du Sud et en Afrique.

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Au nom de la mondialisation, les financiers du Hezbollah se permettent d’agir en vrais raquetteurs. Ils ont institué un vaste réseau de trafic de la cocaïne depuis le Venezuela, le Nicaragua, le Honduras, le Guatemala et le Mexique vers les États-Unis.  Ils organisent, aussi par voie aérienne et maritime, le trafic de la cocaïne vers l’Europe via l’Afrique de l’Ouest (Guinée Bissau, Guinée et Sierra Leone).

 

L’aide du Hezbollah portée aux narcotrafiquants se rémunère à hauteur de 10% des bénéfices. L’argent ainsi récolté  suit les voies des paradis fiscaux (Panama, Hong-Kong …) pour aboutir dans les caisses du Hezbollah à Beyrouth. Les profits réalisés financent le terrorisme.

 

La lutte  est devenue difficile contre tous les canaux de financement et les organisations terroristes comme le Hezbollah qui subvient à ses besoins grâce au narcotrafic. Mis à part le financement iranien, le Hezbollah utilise le trafic de drogue en provenance d’Amérique du Sud pour financer ses activités terroristes et atteindre ses objectifs ultimes : la destruction d’Israël et l’imposition d’une théocratie chiite.

 

 

L’arrivée massive de l’argent des stupéfiants et des substances narcotiques pose aussi  une nouvelle fois le problème de la corruption (classe politique, justice, police) et de la faiblesse de l’Etat libanais.

 

Entre temps le Liban reste l’un des ratios (nombre de milliardaires et millionnaires par habitant) le plus élevé du monde. Le Liban c’est aussi l’un des pays ayant une recette fiscale des plus faibles au monde.

 

Souhail Ftouh, publié aussi sur JSSNEWS

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