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L’Iran, qui a procédé jusqu’ici à des niveaux d’enrichissement à un niveau proche de 20%, a envisagé ce semaine une coopération plus étroite avec l’AIEA, sous condition d’un arrêt de l’enquête sur son programme nucléaire controversé, une proposition que l’agence a repoussée estimant ne pas avoir reçu suffisamment de clarifications de la part de Téhéran.

En visite à Vienne au siège de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA), le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi a souhaité mardi la création d’un nouveau mécanisme pour régler le différend entre l’Iran et l’AIEA.

L’Iran remplit ”toutes ses obligations” à l’égard de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), et est ouvert à des pourparlers sur le nucléaire avec les grandes puissances, a indiqué le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi.

Il y’a quelques mois , au cours de la Deuxième Conférence sur le désarmement international à Téhéran, le ministre des Affaires étrangères iranien Ali Akbar Salehi a indiqué qu’Israël constitue une grave menace pour le Proche-Orient. Il a également accusé les Etats-Unis de fournir à leur allié israélien des armes de destruction massive.

Cette semaine le régime s’est dit prêt à détruire Israël et les bases américaines chez ses voisins arabes. Téhéran utilise cette menace à chaque fois que sa situation interne se dégrade sous l’effet des sanctions.

Il y’a un an ( juillet 2010) le président américain Barack Obama a promulgué une nouvelle série de sanctions contre l’Iran votée par le Congrès, les plus dures jamais prises par les Etats-Unis, avertissant Téhéran que la poursuite de son programme nucléaire renforcerait son isolement.

La communauté internationale soupçonne Téhéran, en dépit de ses démentis répétés, de chercher à se doter de l’arme atomique sous couvert d’un programme nucléaire civil.

Dans ce contexte, signalons que la centrale nucléaire de Bouchehr, construite par la Russie, sera mise en service dans qualques jours. De plus, L’Iran a lancé le processus d’enrichissement d’uranium à 20% sur le site de Natanz. Ce processus d’enrichissement d’uranium à 20% a suscité un tollé dans la communauté internationale, notamment parmi les grandes puissances qui soupçonnent fortement l’Iran de pouvoir se doter de l’arme nucléaire

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) affirme que Téhéran a produit au moins 5,7 kg d’uranium enrichi à 19,7 % entre février et début avril 2011 , alors que le pays assure l’utiliser comme combustible pour un réacteur nucléaire de recherche. Selon le document confidentiel de l’agence onusienne, la République islamique a produit jusqu’ici quelque 2.427 kilos d’uranium faiblement enrichi.

Dans un accord sous l’égide de l’AIEA conclu en octobre dernier, les Etats-Unis, la Russie et la France avaient proposé de transformer la plus grande partie des stocks d’uranium faiblement enrichi de l’Iran en barres de combustibles hors du territoire iranien pour alimenter le réacteur de recherche. Mais Téhéran avait refusé l’offre et a depuis conclu un autre accord avec le Brésil et la Turquie pour l’enrichissement de ses stocks d’uranium.

Ftouh Souhail

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