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Posts Tagged “enseignement”

Nous voulons une méditerranée libre et fraternelle avec Israël – Ftouh Souhail, Tunis Dans le cadre des consultations sur le Projet de « l’Union Pour la Méditerranée » le président français Nicolas Sarkozy effectue une visite d’Etat en Tunisie, du 28 au 30 Avril 2008. La Tunisie a déjà réitéré un accueil favorable à cette initiative française avant même son approbation par le Conseil européen du 13 mars 2008 (1). Parce que l’histoire du bassin méditerranéen est une histoire d’échanges, celle d’un "carrefour de civilisations", pour reprendre l’expression de Fernand Braudel (2) nous lançons un enthousiaste appel, depuis la Tunisie, en faveur l’Union Pour la Méditerranéen. Ce projet est une véritable initiation pour la paix et la coopération entre les cultures et les peuples, une invitation des pays concernés à surmonter leurs différends. C’est le seul Projet qui viendrait faire la réconciliation entre Israël et les pays arabes de la Méditerranée. Si nous reprenons les mots du Président Sarkozy ; ces pays pourraient partager le rêve des « pères fondateurs de l’Europe, qui ont fait travailler ensemble des gens qui se haïssaient pour les habituer à ne plus se haïr ». C’est pour cela que nous considérons ce projet comme courageux, un projet de dialogue et de paix. Encouragés et émus par l’amitié et l’authenticité que vont dégagés les échanges méditerranéens, nous souhaitons que le Président français s’inscrira dans l’histoire comme l’Homme qui conduira le mieux la réconciliation méditérrano –israélienne. Son message qui reste réaliste et visionnaire devait nous inspirer un réel espoir pour la paix. C’est en ce sens qu’il a déjà exprimer son lyrisme pour valoriser le Projet méditerranéen « le plus beau et le plus grand idéal humain, au nom de nos enfants qui un jour nous demanderont compte de ce que nous avons fait » (Discours du 23 octobre 2007 à Tanger). C’est par l’Union Pour la Méditerranée que se concrétisera la paix. Si la rencontre d’Annapolis n’était pas une conférence de paix au sens où le furent Oslo et Camp David (symboles de l’échec israélien à vouloir une paix que les Palestiniens n’étaient pas prêts à appliquer) l’Union Pour la Méditerranée pourra être, en revanche, le cadre par lequel, l’ensemble des pays arabes du méditerranée , feront savoir aux palestiniens qu’ils n’accepteront d’autre solution que celle de la paix et que la reconnaissance de l’Etat d’Israël comme un pays souverain et la garantie de la sécurité de ses frontières seront les socles de la Paix au Proche Orient . Les représentants de la société civile euro méditerranéenne devront être conscients que l’adhésion d’Israël au sein de la future Union est la condition sine qua non à la paix et la sécurité en méditerranée. Dans ce contexte, les pays riverains ne peuvent s’ignorer : les interdépendances sont trop fortes. C’est ce constat qui conduira aux premiers pas de la coopération euro méditerranéenne. La présence d’Israël au sein de la future Union pour la Méditerranée apportera une approche inédite et progressive du partenariat entre les deux rives de la Mare Nostrum. Parce qu’ils partagent une géographie commune, les pays du pourtour méditerranéen doivent faire de cet espace un lieu de réconciliation. L’Union pour la Méditerranée sera un succès si elle réussit à engager l’Etat Israël parmi ses membres dans le cadre de projets communs. Elle contribue ainsi à la prospérité du bassin méditerranéen et la lutte contre le terrorisme. Avec l’adhésion d’Israël, la Méditerranée retrouvera peu à peu sa vraie nature pacifique, mélange d’unité et de complexité. La fracture observée aux temps de la guerre froide ne devrait pas se prolonger (3). Garantir la place dédier à Israël dans la future Union permettra de rénover l’approche stratégique de la Méditerranée en développant une vision plus coopérative de la sécurité dans un effort de dialogue avec les riverains. Les pays arabes, membres de la future Union Pour la Méditerranée peuvent même se compléter avec Israël pour participer à la stabilisation de ce théâtre toujours fracturé, qui tarde à retrouver une dynamique de paix et de coopération. Il n’y a quelques jours , M. Henri Guaino envoyé spécial du Président français, Nicolas Sarkozy, auprès du Président tunisien, a estimer que l’Union Pour la Méditerranée va « redonner une dynamique à une grande volonté d’unité qui reste très forte chez les peuples méditerranéens par-delà tous les conflits et toutes les tragédies qui divisent cette région ». Le responsable français a ajouté, lors de sa rencontre avec le Président Ben Ali « Nous avons la conviction que les positions de la France et de la Tunisie sur cette question sont tout à fait identiques. Nous allons pouvoir, ensemble, faire démarrer ce grand projet historique » (4). La Tunisie pourrait bien relancer le processus de la réconciliation en appuyant l’adhésion d’Israël à ce vaste Projet méditerranéen. D’ailleurs nous avons constatés un signe encourageant puisque , juste avant l’arrivé du Président Sarkozy à Tunis ,des congressistes franco-israéliens et des entrepreneurs travaillant en Israël ont fait le déplacement en Tunisie pour assister à la 2è édition du Forum Euro Méditerranéen du Capital Investissement et du Financement des PME.(5) La future union s’articulera autour de projets concrets avec une priorité donnée à la coopération environnementale et scientifique : lutte contre le changement climatique, dépollution de la Méditerranée, agroalimentaire, énergie solaire ainsi qu’ grand volet sera consacré à l’éducation et à la culture. Nous ne pouvons qu’espérer que les pays du sud de la méditerranée continuent de développer des relations amicales avec Israël. Israël peut beaucoup pour aider ses voisins arabes à se développer économiquement et socialement. Israël est à la fine pointe d’une technologie innovatrice qui malheureusement manque cruellement à ses voisins arabes (6). Notre pays qui est très engagée avec la France dans les préparatifs en cours du Projet pour la Méditerranée pourra servir d’exemple en soutenant cette démarche visant l’intégration d’Israël dans ce vaste Projet. La Tunisie, en se positionnant comme un pays des plus modérés dans la région, pourra appuyé tous les efforts destinés à permettre de retrouver la voie de la réconciliation avec les israéliens. Nous espérerons surtout que le Sommet qui se tiendra à Paris le 13 juillet 2008 (7) rendra à Israël cette place qu’elle mérite dans le pourtour méditerranéen. Le Conseil européen, qui a approuvé le principe d’une Union Pour la Méditerranée (qui englobera les États membres de l’UE et les États riverains de la Méditerranée) ne devra pas perdre de vue qu’Israël est aussi un pays riverain de la Méditerranée et qu’un nouvel âge prometteur des relations euro méditerranéennes passe nécessairement par l’intégration d’Israël dans son milieu méditerranéen. Il n’est pas possible donc d’exclure Israël de participer à la réunion des pays méditerranéen du 13 juillet 2008, ni de l’empêcher à prendre part dans la rencontre des chefs d’État et de gouvernement des pays riverains de la Méditerranée avec les pays de l’UE le 14 juillet 2008 à Paris. Le peuple juif, dont l’histoire est millénaire et qui a vécut longtemps dans la solitude et l’isolement, attend aujourd’hui de la France, connue dans sa Grandeur et sa Générosité, quelle rend à Israël sa place qu’il mérite lors de la création de " l’Union pour la Méditerranée", qui sera lancée officiellement à Paris le 13 juillet 2008. C’est un enjeu majeur non seulement pour la France mais aussi pour ses partenaires européens et méditerranéens s’ils ne veulent pas décevoir les attentes des populations du pourtour méditerranéen. Nous espérons que la prochaine Présidence française de l’Union européenne, qui va réunir les pays méditerranéens au sommet de Paris au mois de juillet 2008, nous assure qu’Israël en fera partie. Le destin la Méditerranée ne pouvant être lié à un conflit à l’issue aussi incertaine (8).La pacification et le développement de cet espace dépendent d’un rôle israélien actif. C’est ainsi qu’il sera un facteur de stabilité et de paix ; un espace de stabilité et de paix respectueux des droits de l’Homme, de développer les échanges culturels pour favoriser le dialogue et la compréhension mutuelle.Le peuple israélien, qui a choisi courageusement de continuer le processus de paix, attend aujourd’hui un geste positif en provenance des autres peuples de la Méditerranée. Il faut garder en mémoire que durant "l’Ancien Empire Romain" Israël n’était pas un membre ami de l’empire. Les armées romaines occupaient le territoire et les juifs n’aspiraient qu’à s’en débarrasser. Cette situation s’est terminée par la destruction de Jérusalem, épouvantable catastrophe qui a marqué à jamais la conscience du peuple juif. Cet triste épisode de l’histoire nous prouvent qu’au contraire, aujourd’hui, Israël est en passe d’entretenir d’excellentes relations avec les pays méditerranéens, débris de l’ancien empire romain, et peut-être même devenir un membre moteur de la future Union Pour la Méditerranée souhaitée par le président Français. L’Union Pour la Méditerranée sera le meilleur accomplissement en face des tentatives des fondamentalistes, qui aujourd’hui encore, enseignent la haine. Le président Français pourra être le précurseur de la vision de la Grande Union Méditerranéenne, qui permettra la prospérité entre les deux rives de la méditerranée.Pour ce qui me concerne, j’avoue être encore dans un doute consternant quant à la certitude de l’éventualité que certains pays vont faire entraver ce projet. Avec la contribution active d’Israël à ce vaste Projet, la méditerranée sera un foisonnement d’idées intéressantes. Il faut dire aussi que les intérêts des pays de la méditerranée et d’Israël sont semblables: nous voulons une méditerranée démocratique, libre et fraternelle. Pas à la botte de dictateurs et d’islamistes qui bafouent Dieu et l’Humanisme. Ftouh Souhail, de Tunis souhailftouh@hotmail.com (1) Un compromis franco-allemand est intervenu le 3 mars2008 à Hanovre, lors d’une rencontre entre le Président français et Angela Merkel. Ce compromis est différent du projet initial d’Union Méditerranéenne, évoqué par Nicolas Sarkozy lors de sa campagne électorale (discours de Toulon du 2 février 2007) et son discours d’investiture. L’Appel de Rome relatif à l’Union Pour la Méditerranée a réuni par la suite la France, l’Italie et l’Espagne (20 décembre 2007) afin de réfléchir aux lignes directrices du projet lancé par le Président français. (2) Fernand Braudel, La Méditerranée : l’espace et l’histoire, Flammarion, 1985 (3) Pendant les temps de la Guerre froide, la Méditerranée, écartelée entre des perspectives stratégiques antagonistes, a été une zone de conflits latents et un espace opérationnel sensible. La matérialisation de deux blocs fracturait l’espace méditerranéen, en faisait une zone de contacts militaires à hauts risques, accompagnés de pressions idéologiques souvent fortes. (4) Source : www.infotunisie.com du jeudi 24 avril 2008 (5) La Tunisie a abrité, du 24 au 26 avril, la 2è édition du Forum Euro Méditerranéen du Capital Investissement et du Financement des PME.» .Ce forum dont le thème est « Le Capital Investissement, accélérateur de croissance dans les pays riverains de la Méditerranée » est organisé par l’association EuroMed avec la participation de quelque 500 congressistes, entrepreneurs, gestionnaires de fonds d’investissement, banquiers et décideurs économiques, venus des pays riverains de la Méditerranée. Source : www.israelvalleys.com en ligne le 24 avril Par Dan Assayah. (6) Les 27 pays de l’UE et Israël affichent des performances très supérieures à celles des autres pays méditerranéens et se rangent parmi les 34 pays les plus développés du monde. (7) Les chefs d’État et de Gouvernement des pays riverains de la Méditerranée vont se réunir avec les pays de l’Union Européenne le 14 juillet 2008 à Paris pour définir leur vision commune. Ce sommet sera précédé d’une réunion des pays du pourtour Méditerranéen le 13 juillet, et devrait fixer les principes et l’organisation de l’Union pour la Méditerranée avec pour objectif de mettre en œuvre une approche fondée sur des projets communs entre les deux rives . (8) La Syrie et le Liban n’ont pas réagi officiellement sur la question de leur association à l’Union Pour la Méditerranée ; leur présence pourrait être fatale au projet.

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Attaques terroristes contre Israël

Depuis le début de 1965 et jusqu’à la guerre des six jours, en juin 1967, le Fatah (branche armée de l’OLP) a poursuivi une politique offensive permanente contre les frontières d’Israël. Particulièrement le long des frontières Jordaniennes et Libanaises. La critique de ces activités par les gouvernements arabes et par l’opinion locale a poussé les dirigeants du Fatah à adopter une nouvelle approche dite « théorie de l’enchevêtrement ». Cela consistait à utiliser le sabotage pour forcer Israël à adopter une position de plus en plus défensive, ce qui par retour, conduit les pays arabes voisins à accroitre leurs effectifs militaires. Cette escalade progressive des tensions frontalières a finalement conduit à la guerre des six jours. En 1965, 35 attaques terroristes ont été menées contre Israël. En 1966, ce nombre est passé à 41. Durant les quatre premiers mois de 1967, 37 attaques terroristes ont été lancées contre Israël. Le nombre des incidents dangereux le long de la frontière syrienne avec Israël a augmenté à la suite de l’activation de la société nationale israélienne de transport d’eau (National Water Carrier) depuis la mer de Galilée jusqu’au Néguev, en 1964.

La Syrie et les autres pays arabes ont essayé de détourner les affluents du Jourdain se trouvant sur leur territoire dans le but d’assécher Israël et d’empêcher les populations d’avoir accès à l’eau douce. Israël a du bombarder les travaux de diversions en réponse à ces tentatives d’assèchement. Cette tension est survenue en toile de fond d’accrochages le long de la zone démilitarisée entre Israël et la Syrie. La Syrie refusait l’accroissement de la zone démilitarisée, empêchant ainsi à Israël d’accroitre l’utilisation de cette zone pour l’agriculture. La zone démilitarisée fut le résultat des conditions de l’armistice entre Israël et la Syrie, signé le 20 Juillet 1949. La Syrie a lancé des attaques terroristes contre les fermiers Israéliens qui cultivaient dans la zone démilitarisée ainsi que sur des bateaux de pêche israéliens et d’autres embarcations qui naviguaient sur la mer de Galilée. La Syrie bombardait ainsi les israéliens depuis les hauteurs du plateau du Golan qui domine de manière spectaculaire à l’est de la zone frontalière.

Provocations militaires des pays arabes contre Israël et désinformation soviétique

Alors qu’Israël n’a jamais cessé d’exprimer son désir de négocier une paix durable avec ses voisins arabes, il n’y a jamais eu un sentiment similaire du coté arabe. Dans une allocution à l’assemblée générale des Nations Unies le 10 Octobre 1960, Golda Meir, ministre des affaires étrangères a mis au défis les dirigeants arabes de ses réunir avec le Premier Ministre israélien David Ben-Gourion pour négocier un traité de paix. Le président Égyptien Nasser a répondu le 15 Octobre 1960, disant que Israël essayait de tromper l’opinion mondiale et a réaffirmé que son pays ne reconnaitrait jamais l’existence de l’État d’Israël. La rhétorique de Nasser est devenue de plus en plus belliqueuse, le 8 mars 1965, il a déclaré :

« Nous n’allons pas entrer en Palestine avec son sol couvert de sable.

Nous allons y entrer avec sa terre saturée de sang. »

Président Égyptien Nasser, 8 mai 1965

Quelques mois plus tard, le président Nasser a exprimé l’objectif arabe :

« … La pleine restauration des droits du peuple palestinien. En d’autres termes, nous visons à la destruction de l’État d’Israël. L’objectif immédiat : la perfection de la puissance militaire arabe. L’objectif national : l’éradication d’Israël. »

D’autres dirigeants arabes de Jordanie et d’Iraq se sont joints à la rhétorique et aux préparations de guerre, ce qui augmenta ainsi la pression sur le président Égyptien Gamal Nasser, le définissant comme étant le leader du monde arabe. Les attaques de la Syrie contre la zone démilitarisée sont devenues beaucoup plus fréquents entre 1965 et 1966. Les attaques Syriennes lancées contre les Kibboutzim Israéliens depuis les hauteurs du Golan ont provoqué une frappe en représailles, le 7 Avril 1967, durant laquelle deux avions de chasse israéliens ont abattus six avions Syriens MIG d’origine soviétique.

En raison des attaques permanentes, d’une extrême insécurité et de l’approvisionnement en armes de dernière génération par les soviétiques, Israël a du réintroduire des forces militaires dans la zone démilitarisée entre Israël et la Syrie. En même temps et sans que les israéliens ne le sachent, l’Union Soviétique a monté une campagne de désinformation poussant l’Égypte à se joindre à la Syrie contre Israël. A cette époque, les soviétiques fournissaient une aide militaire et économique à la fois en Syrie et en Égypte. Le 13 Mai 1967, une délégation soviétique parlementaire s’est rendue au Caire et a informé les dirigeants Égyptiens qu’Israël avait concentré de onze à treize brigades le long de la frontière Syrienne dans le cadre de préparatifs pour un assaut de quelque jours, avec l’intention de renverser le gouvernement révolutionnaire Syrien. C’était un mensonge fabriqué par les soviétiques pour déstabiliser le Moyen-Orient. De fausses informations similaires avaient déjà été transmises à l’Égypte par les Soviétique, le 2 Mai 1967. Israël a réfuté ces accusations. Le secrétaire des Nations Unies, U Thant, a indiqué que les observateurs de l’ONU à la frontière Syrienne :

«… Ont vérifié l’absence de concentration de troupes et l’absence de mouvements militaires notables des deux cotés de la frontière Syrienne. »

Nasser a probablement correctement interprété les renseignements soviétiques comme une indication qu’il était temps d’attaquer Israël et que les soviétiques allaient les appuyer. Avec les États-Unis profondément distraits par la guerre du Vietnam, les soviétiques avaient des raisons de penser qu’il n’y aurait pas d’intervention américaine. Nasser a abandonné son ancienne prudence politique et a pris les devants pour une nouvelle agression contre Israël. La Syrie et l’Irak se sont joints avec enthousiasme aux préparatifs de guerre égyptiens, ce qui encouragea un élan de ferveur en faveur de la guerre dans tous les pays arabes.

Le 15 Mai 1967, jours du 19e anniversaire de l’indépendance d’Israël, les troupes égyptiennes commencèrent à se rassembler dans le désert du Sinaï, près de la frontière israélienne. Le 18 Mai 1967, les troupes syriennes étaient, elles aussi, prêtes pour la bataille le long des hauteurs du Golan. Le 16 Mai 1967, Nasser a demandé le retrait de la force d’urgence des Nations Unies stationnées dans le Sinaï depuis 1956. Les forces égyptiennes se sont déplacées jusqu’aux lignes de l’UNEF et ont commencé à harasser les positions de l’ONU. Sans porter la question à l’attention de l’assemblée générale, comme l’avait promis son prédécesseur, le secrétaire général U Thant s’est conformé à la demande de Nasser. Il s’agissait là d’une violation directe des conditions sous lesquelles Israël avait rendu le control du Sinaï à l’Égypte après la campagne du Sinaï. La force de l’ONU était censée protéger Israël de l’Égypte en cas de fermeture du détroit de Tiran ou en cas de lancement d’attaques terroristes depuis ce territoire.

Blocus du détroit de Tiran

En 1956, les États-Unis ont donné des assurances à Israël qu’ils reconnaissaient à l’État juif le droit d’accès au détroit de Tiran. En 1957, à l’ONU, 17 puissances maritimes ont déclaré qu’Israël avait le droit de transiter par le détroit. En outre, tout blocus violerait la convention sur les eaux territoriales et les zones contigües, adopté lors de la conférence des Nations Unies sur le droit de la mer du 27 Avril 1958. Néanmoins, lors de la nuit de 22 au 23 mai 1967, l’Égypte a fermé le détroit de Tiran à toute la navigation israélienne et à tous les navires à destination de Eilat. Ce blocus a coupé Israël de son unique voie d’approvisionnement avec l’Asie et a stoppé le ravitaillement de pétrole de son fournisseur principal, l’Iran. Nasser était pleinement conscient de la pression qu’il exerçait pour forcer la main à Israël dans le but de déclencher un conflit. Le lendemain de l’instauration du blocus sur le détroit de Tiran, il annonça sur un ton de défit :

« Les juifs menacent de faire la guerre. Je réponds : Bienvenue ! Nous sommes prêts pour la guerre. »

 

Le coup final qui a déclenché la guerre

Il est aujourd’hui prouvé que l’Égypte a été mise en garde par les États-Unis et l’Union Soviétique à la fin de mai 1967, que la guerre devait être évitée, malheureusement, l’élan de guerre présent chez les arabes était irréversible. Le Roi Hussein de Jordanie a signé un pacte de défense avec l’Égypte le 30 Mai 1967, en vertu duquel la Jordanie se joint à l’alliance militaire Égypto-Syrien de 1966. Le Roi Hussein a placé l’armée Jordanienne des deux cotés du Jourdain sous le commandement Égyptien. Il n’avait guère de choix puisque la Jordanie abrite 700.000 arabes palestiniens dont les émeutes en Novembre 1966 ont pratiquement anéanti le gouvernement du Roi Hussein. Le 4 Juin 1967, l’Iraq à aussi adhéré à l’alliance militaire Égypto-Jordano-Syrienne. Le président Irakien Abdur Rahman Aref a ajouté ces mots à la montagne de provocations :

« L’existence d’Israël est une erreur qui doit être corrigée. Voila notre occasion d’effacer l’ignominie qui a été avec nous depuis 1948. Notre objectif est clair – rayer Israël de la carte. »

Les forces armées dans les pays arabes ont été mobilisées. Israël est maintenant confronté à une force militaire arabe de quelque 465.000 soldats, plus de 2880 chars et 810 avions de dernière génération. Les armées du Koweït, d’Algérie, d’Arabie Saoudite et d’Irak ont contribué avec des troupes et de l’armement en faveur des Égyptiens, des Syriens et des Jordaniens. Les forces israéliennes furent en état d’alerte pendant 3 semaines de tensions qui ont commencé le 15 Mai 1967, lorsque les israéliens ont su que l’Égypte avait concentré des forces militaires à grande échelle dans la péninsule de Sinaï, un état d’alerte qu’Israël ne pouvait pas maintenir indéfiniment. Le pays ne pouvait pas non plus accepter l’interdiction de la voie maritime dans le golfe d’Aqaba. Israël n’avait plus d’autre choix que d’agir. En situation de grande infériorité numérique et un armement militaire vieillissant, Israël se devait d’agir très vite et d’utiliser autant que possible l’effet de surprise. Israël ne pouvait attendre l’invasion arabe imminente, une situation potentiellement catastrophique. Le 4 Juin 1967, le conseil des ministres a autorisé le Premier Ministre et le Ministre de la Défense à se prononcer sur les mesures appropriées pour défendre l’État d’Israël.

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Voir aussi nos autres articles sur la guerre des 6 jours:

Qui a commencé les hostilités de la guerre des six jours ?

La guerre des six jours (1967) – Les pays arabes ne créent pas un état arabe palestinien

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Ftouh Souhail, de Tunis

La Journée internationale du souvenir de la Shoah, le 27 janvier, est une journée de conscience pour toute l’humanité qui a été témoin d’une tragédie indicible et qui ne pourra jamais être oubliée: la tentative de la part du régime nazi d’exterminer le peuple juif, entraînant le massacre de millions de juifs, victimes de la plus grande hégémonie du mal. Femmes et hommes, personnes âgées et jeunes, enfants et nourrissons, furent persécutés et déportés uniquement en raison de leur origine juive. Certains furent tués immédiatement, tandis que d’autres furent humiliés, maltraités, torturés et totalement dépouillés de leur dignité humaine, puis assassinés. Très peu de ceux qui sont entrés dans les camps ont survécu et ceux qui y sont parvenu ont été marqués à vie. C’était la Shoah. Il s’agit de l’un des évènements les plus importants de l’histoire contemporaine, un évènement qui nous concerne tous aujourd’hui encore.

Face à cet horrible génocide, auquel les dirigeants des nations et les communautés juives elles-mêmes eurent du mal à croire au moment même où il était accompli de façon impitoyable, personne ne peut rester indifférent, encore moins les musulmans en raison de leur complicité dans cette hécatombe. L’avenir commun des juifs et des arabes, au du Proche Orient, exige que nous nous en rappelions, car il n’y a pas d’avenir sans mémoire et l’histoire elle-même est la memoria futuri de demain.

En présentant cette réflexion à nos amis juifs à travers le monde, nous demandons aussi à tous les musulmans de s’unir pour réfléchir sur cette catastrophe qui frappa le peuple juif et sur l’impératif moral d’assurer que jamais plus, l’égoïsme et la haine ne grandissent au point de semer tant de souffrance et de mort. Tout particulièrement, nous demandons aujourd’hui à nos amis juifs dont le terrible destin est devenu un symbole de l’aberration à laquelle l’homme peut arriver quand il se tourne contre son prochain, de nous pardonner avec un cœur ouvert.

Au cours de son histoire unique, le peuple juif a enduré de nombreuses souffrances à différentes époques et en de nombreux lieux. Mais la Shoah a certainement été la pire des souffrances. Les mots seuls ne pourraient exprimer l’inhumanité avec laquelle les juifs ont été persécutés et massacrés au cours du siècle passé. Tout cela pour la seule raison d’être juifs. L’amplitude même du crime a soulevé de nombreuses questions.

Les historiens, les sociologues, les philosophes politiques, les psychologues et les théologiens tentent tous d’en savoir plus sur la réalité de la Shoah et sur ses causes. De nombreuses études devront encore être réalisées. Mais un tel évènement ne peut être pleinement mesuré uniquement par les chercheurs occidentaux. Il exige un « effort collectif » et en particulier parmi les musulmans, une réflexion extrêmement sérieuse sur les causes qui la provoquèrent. Le fait que la Shoah ait eu lieu en Europe, c’est-à-dire dans des pays d’antique civilisation humaine soulève la question du risque d’une nouvelle persécution de la part des musulmans et la responsabilité au cours des prochaines que les arabes devront assumer envers leurs voisins juifs. Nous ne pouvons donc pas ignorer la ressemblance entre l’islamisme, fondé sur des théories de violence, enseignant constamment la haine et le nazisme. Tous deux engendrés par un sentiment d’hostilité envers les autres peuples.

Les arabes sont invités aujourd’hui à rejeter toute persécution contre le peuple juif, en tout lieu et en tout temps. Ils doivent condamner fermement toute forme de génocide ainsi que les idéologies racistes qui sont à leur origine. En parcourant ces 60 dernières années, nous sommes profondément affligés par la violence qui s’est abattue sur Israël. La Shoah nous permet de voir jusqu’où l’homme est capable d’aller Je crois donc qu’il est urgent que le monde arabe se remette cela en tête, faute de quoi il risque de ne pas percevoir des horreurs semblables qui sont en train, à mon humble avis, de se mettre en place actuellement et qui pourraient dépasser les tragédies du passé. Ftouh Souhail de Tunisie Mes vifs remerciements au comité de Yad Vashem, qui vient de lancer une première version en arabe de son site Internet. http://www.yadvashem.org/arabic.htm?WT.mc_id=arabic_hp_eng

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Azzmi, 8 ans, boite le long des couloirs de la clinique Hussein, au cœur d’Amman, en attendant de faire une radio. Ce petit palestinien raconte aux médecins qu’il est tombé du toit de sa maison. « Qu’en est-il du bleu sur ton dos ? » demande une infirmière, qui reconnait l’enfant. « Quand je suis tombé sur le sol, une pièce de métal a heurté mon dos » a répondu Azzmi. C’est la cinquième fois cette année que ce garçon visite l’infirmerie pour recevoir des soins médicaux, a dit l’infirmière, qui parle à la presse sous couvert d’anonymat. La clinique est gérée par l’Office de Secours et de Travaux pour les Réfugiés Palestiniens au Proche Orient (UNRWA), un organe de l’ONU. Les patients qui viennent dans cette petite clinique sont soit des résidents du camp Squalid Al Hussein soit ils proviennent des quartiers surpeuplés voisins dans la partie orientale d’Amman.

Les palestiniens manquent des services municipaux de base et l’infrastructure est usée ; ils offrent une toile de fond incongrue pour les quartiers snobs de Amman. « Je sais qu’il ne dit pas la vérité parce que ses blessures portent la marque de sévices physiques mais en informer la police ou référer l’enfant aux services sociaux ne ferait qu’aggraver le problème » a dit l’infirmière. « Le garçon ne nous dit pas la vérité sur l’origine de ses blessures car il pense que le dire à la police ne ferait qu’amplifier son problème avec sa famille. » Le personnel de santé travaillant dans les hôpitaux gérés par le gouvernement Jordanien et l’UNRWA reçoivent une formation poussée de l’ONU pour l’enfance (UNICEF) sur la manière d’identifier les blessures liées à la violence.

Idéalement, les enfants maltraités sont inscrits à l’hôpital le plus proche pour plus d’investigations. Dans les cas graves, les policiers sont informés et les enfants sont envoyés à des centres de soins mis en place par le gouvernement Jordanien ou des ONG. Les médecins et le personnel des cliniques préfèrent traiter les cas de violence discrètement. Les parents sont convoqués dans des centres de santé pour être éduqué sur les façons "d’éviter la violence lorsqu’il s’agit d’enfants". « Les parents ont tendance à être plus réceptifs lorsqu’on leur parle directement. Impliquer le gouvernement ou la police pourrait se retourner contre l’enfant», dit un médecin du centre de santé pour les palestiniens de Baquaa, il a également refusé d’être nommé.

Des experts pour enfants en bas âge ont admis que dans un pays tribal comme la Jordanie, il est difficile de mettre en œuvre des programmes de protection de l’enfance en suivant les règles normales. Les responsables de l’UNICEF sont au milieu d’une campagne de sensibilisation visant les "camps de réfugiés" pour faire la lumière sur les droits des enfants. Maha Hemsi, le responsable du projet de protection de l’enfance et de la petite enfance à l’UNICEF, dit que la campagne porte ses fruits et que plus de citoyens semblent se manifester, par rapport à la précédente campagne. La campagne est financée par l’Union Européenne (UE) avec un coût est de 200.000$, elle a pris fin mi-2007, mais Hemsi espère que des efforts similaires se reproduiront. « Nous faisons de notre mieux pour briser le mur du silence qui entoure la violence envers les enfants et leur maltraitance parmi les réfugiés.

Ce n’est pas facile, mais nous faisons des progrès » affirme Hemsi, qui insiste sur le fait que malgré le fait que le nombre de cas signalés a encore augmenté, cela n’est pas nécessairement le signe d’une augmentation des cas d’abus. Des experts dans le domaine ont exprimés leur préoccupation face à la hausse du nombre de cas signalés, en effet, ils ont plus que doublé passant de 661 en 2001 à 1423 en 2004. Selon Zina Khoury, directeur du développement au centre pour la sécurité des enfants "Dar Al-Aman", « le chiffre est probablement plus élevé, car de nombreux cas ne sont pas signalés ». Dar Al-Aman, qui est opérationnel depuis 2002, propose des services psychologiques, médicaux, sociaux et des services éducatifs aux enfants maltraités et à leurs familles.

« Les familles et les enfants sont de plus en plus conscients de leurs droits et de la nécessité d’arrêter les abus, par conséquent, plus de cas émergent » a dit Hemri. Des fonctionnaires de l’UNRWA disent qu’ils œuvrent sans relâche à promouvoir les droits des enfants palestiniens, en ciblant les communautés locales et les étudiants ainsi que les enseignants des écoles publiques.

Nous essayons d’apprendre aux enfants le concept de résolution des conflits et de la tolérance, à travers les programmes scolaires, explique Mattar Saqer, un porte parole de l’UNRWA à Amman. Il admet que l’organe de l’ONU manque de chiffres précis sur la maltraitance des enfants en raison de l’absence d’enquêtes au porte à porte. Il a déclaré que les administrations des écoles sont encouragées à établir des contacts directs avec la population locale par le biais de conseils d’élèves pour aider les familles ainsi que la société en général à comprendre la gravité de la maltraitance des enfants.

Il n’y a pas de document officiel sur l’ampleur du problème de la maltraitance des enfants chez les palestiniens, mais les spécialistes jugent que le taux de mauvais traitements infligés chez les palestiniens est plus élevé que partout ailleurs dans le royaume de Jordanie. « Les enfants palestiniens souffrent le plus en raison de la détérioration des conditions de vie. Ces endroits sont très encombrés avec un pourcentage élevé de chômage. » admet Hemsi.

L’année prochaine, l’UNICEF, en coopération avec le Ministère Jordanien de l’Enseignement Supérieur, le Ministère de la Santé ainsi que d’autres ministères, lanceront une campagne nationale pour documenter la maltraitance des enfants avec comme but de s’attaquer aux racines du problème. « Une fois que nous aurons une idée claire de l’ampleur du phénomène, pourquoi cela se passe t il et quelles sont les circonstances qui l’entoure, il sera plus facile d’élaborer des programmes pour s’attaquer au problème de la violence » explqie Hemsi. Les leaders palestiniens dans les camps croient que le remède à la violence et à la maltraitance des enfants palestiniens est simple, améliorer leurs conditions de vies et leur fournir des emplois. « Nous avons besoin de meilleurs services.

Le taux de chômage est élevé et la pauvreté est en augmentation. Il devient donc tout naturel que les gens soient frustrés et aient tendance à recourir à la violence pour résoudre leurs problèmes », dit Walid Abou Salem, un chef tribal palestinien de Baqaa.

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