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Posts Tagged “Mahmoud Ahmadinejad”

Par Ftouh Souhail

150 millions d’électeurs aux Etats-Unis se sont précipités sur les urnes le 4 Novembre 2008 pour élire celui qui, selon eux, est en mesure de représenter leur nation aux 50 états, celui qui sera capable de « changer ». Barack Obama, est élu justement de l’écrasante majorité des … Juifs américains, qui auraient été près de 80 % à voter pour lui.

Obama a su rassurer cet électorat ainsi que la majorité des amis d’Israël qui s’inquiètent de la fermeté de ce président des États-Unis face à un Iran doté de l’arme atomique. Les discours incendiaires de Mahmoud Ahmadinejad ont bien renforcés les convictions du sénateur de l’Illinois que la sécurité d’Israël est une ligne rouge.

On se rappelle que devant un parterre de 7000 délégués de l’AIPAC, (l’American Israel Public Affairs Committee Barak Obama a prononcé le 4 juin 2008 un discours le plus enflammé que l’on ait entendu de la part d’un président américain ou d’un candidat à la présidence. Il y va d’une assurance d’un Etat qui doit vivre en sécurité dans des frontières sures et reconnues, et d’une promesse absolue que jamais, au grand jamais, il ne négocierait, pour le plaisir de négocier, avec Ahmadinejad.

Lors d’une conférence de presse donnée aux côtés de Tzipi Livni, ministre israélienne des Affaires étrangères, Barack Obama affirmait que « le monde devait empêcher Téhéran d’acquérir l’arme nucléaire ». Dans une interview pour le magazine Atlantique : « je pense que l’idée d’un Etat juif sécurisé est fondamentalement et nécessaire, étant donné l’histoire et l’existence d’antisémitisme ».Pour couronner le tout, le candidat démocrate déclare sur Atlantic.com « mon soutien inébranlable à la sécurité d’Israël reste clair pour eux ».

Un ancien diplomate, Alon Pinkas, avait écrit, dans le Jérusalem Post qu’« Obama n’est pas mauvais pour Israël. […] Il n’a jamais dépassé une limite que les israéliens estimeraient incompatible avec ce qu’une politique moyen-orientale pro israélienne devrait être ».

Afin de dissiper les craintes, Obama, qui s’était rendu, en juillet dernier, en Israël a tenu à affirmer « Je suis ici pour réaffirmer, a t-il déclaré, la relation spéciale entre Israël et les États-Unis, mon attachement indéfectible à sa sécurité, et mon espoir que je pourrais être un partenaire efficace, que ce soit en tant que sénateur ou en tant que président, pour qu’advienne une paix plus durable dans la région ».

Et lorsqu’il a rencontré Mahmoud Abbas, Barack Obama s’était abstenu de toute déclaration publique, en se contentant d’une simple poignée de mains devant les caméras. Même cette poignée de mains, McCain ne l’avait pas accordé au leader palestinien. En mars, lors d’une tournée identique, le candidat républicain a tout simplement zappé l’étape des Territoires palestiniens.

Cette poignée de main avec Mahmoud Abbas doit être interprétée seulement dans le contexte intérieur palestinien et elle signifie que Barack Obama ne reconnaîtra le Hamas. On peut dire aussi que le slogan du « changement » ne signifie pas un abandon d’Israël .Si l’écrasante majorité des Juifs américains, auraient été près de 80 % Obama a voter pour lui c’est parce qu’il a su rassurer l’électorat juif au cours de son voyage en Israël et surtout lors d’un discours devant l’AIPAC (The American Israel public affairs committee). Ce jour là, le message du sénateur Barack Obama était sans ambiguïté : «Ceux qui menacent Israël nous menacent».

Nous avons choisis ces extraits de son intervention devant l’AIPAC, le 4 juin 2008, pour noter que sur le Proche-Orient, ses positions ne différeront pas de ce qui est, depuis un demi-siècle, le consensus américain : il gardera le cap d’une fidélité de principe à Israël.

« C’est quelques années seulement après la libération des camps que David Ben-Gourion déclara la création de l’État juif d’Israël. Nous savions que la création d’Israël était juste et nécessaire, fondée sur des siècles de combats et des décennies de travail obstiné. Mais, soixante ans plus tard, nous savons que nous ne pouvons nous reposer, que nous ne pouvons transiger, et qu’en tant que président je ne ferai jamais aucun compromis lorsqu’il y va de la sécurité d’Israël.

Pas quand s’élèvent encore des voix pour nier l’Holocauste. Pas quand il y a des organisations terroristes et des dirigeants politiques projetant de détruire Israël. Pas quand il existe, un peu partout au Moyen-Orient, des cartes géographiques qui ne reconnaissent même pas l’existence d’Israël, et des manuels scolaires financés par des gouvernements qui sont emplis de haine envers les Juifs. Pas quand des roquettes pleuvent sur Sdérot, et quand des enfants israéliens doivent respirer bien fort et faire montre d’un courage extraordinaire à chaque fois qu’ils prennent un bus ou se rendent à l’école. (…)

Il y a des gens qui attribuent tous les problèmes du Moyen-Orient à Israël et à ses partisans, comme si le conflit israélo-palestinien était la cause de toutes les difficultés dans la région. Ces gens rendent la seule démocratie au Moyen-Orient responsable de l’extrémisme dans la région. Ils font la promesse mensongère que l’abandon d’un fidèle allié serait, on ne sait pourquoi, la voie de la puissance. Ce n’est pas vrai, cela n’a jamais été vrai, et cela ne sera jamais vrai.

Notre alliance repose sur des intérêts communs et sur des valeurs communes. Ceux qui menacent Israël nous menacent. Israël a toujours été en première ligne pour faire face à ces menaces. Et j’amènerai avec moi, à la Maison Blanche, un engagement inébranlable à défendre la sécurité d’Israël.

Cela signifie, d’abord, que l’on garantisse à Israël un avantage militaire qualitatif. J’assurerai qu’Israël puisse se défendre contre toutes les menaces, de Gaza à Téhéran. (…) Nous devrons exporter à notre allié Israël des matériels militaires selon les mêmes règles que celles qui s’appliquent à l’OTAN. Et je soutiendrai toujours le droit d’Israël à se défendre, aux Nations unies et partout dans le monde. (…)

En tant que président, je travaillerai à aider Israël à atteindre l’objectif de deux États, un État juif d’Israël et un État palestinien, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité. Et je n’attendrai pas pour cela les derniers jours de ma présidence. Je jouerai un rôle actif, et je m’engagerai personnellement à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour promouvoir la cause de la paix, dès mon entrée en fonctions.

Pour entreprendre la longue route vers la paix, il faut des partenaires palestiniens qui s’engagent à faire le voyage. Nous devons isoler le Hamas – à moins qu’il ne renonce au terrorisme, reconnaisse le droit d’Israël à l’existence, et accepte les accords conclus dans le passé. Les organisations terroristes n’ont pas leur place à la table des négociations. (…)

Je veux dire clairement ceci: la sécurité d’Israël est sacro-sainte. Elle n’est pas négociable. Les Palestiniens ont besoin d’un État qui soit contigu et cohérent, et qui leur permettre de prospérer; mais tout accord avec le peuple palestinien doit préserver l’identité d’Israël en tant qu’État juif, avec des frontières sûres, reconnues et défendables. Et Jérusalem restera la capitale d’Israël, et elle doit demeurer indivisible. (…)

N’importe quel Israélien vous dira qu’Israël n’est pas un endroit parfait; mais, comme les États-Unis, il est un exemple pour tous lorsqu’il recherche un avenir plus proche de la perfection. On peut trouver ces mêmes qualités parmi les Juifs américains. C’est pourquoi tant de Juifs américains soutiennent Israël tout en faisant progresser le projet américain. Parce qu’il y a un engagement inscrit dans la foi et la tradition d’Israël: un engagement pour la liberté et pour l’honnêteté, pour la justice sociale et pour l’égalité des chances. Un engagement pour le tikoun olam, l’obligation de rendre le monde meilleur.
Je n’oublierai jamais que je ne serais pas ici, aujourd’hui, si cet engagement n’avait pas existé.

Dans les grands mouvements sociaux qui ont marqué l’histoire de notre pays, les Juifs et les Afro-Américains ont toujours été côte à côte. Ils ont pris ensemble des bus vers le sud. Ils ont défilé ensemble. Ils ont versé ensemble leur sang. Et des Américains juifs comme Andrew Goodman et Michael Schwerner étaient prêts à mourir aux côtés d’un homme noir, James Chaney, pour la liberté et l’égalité. Ce qu’ils nous ont légué, c’est là notre héritage.

Nous ne devons pas tolérer que la relation entre Juifs et Afro-américains soit mise à mal. C’est une alliance qui doit être renforcée. Ensemble, nous pouvons nous consacrer à nouveau à mettre un terme aux préjugés et à combattre la haine sous toutes ses formes. Ensemble, nous pouvons réaffirmer notre engagement pour la justice. Ensemble, nous pouvons joindre nos voix, et ainsi faire tomber les plus puissantes murailles. Ce travail doit comprendre un engagement commun en faveur d’Israël. Vous et moi, nous savons que nous devons faire davantage que demeurer immobiles. C’est le moment d’être vigilants face à tous nos ennemis, au moment même où nous allons de l’avant dans la recherche d’un avenir de paix pour les enfants d’Israël et pour tous les enfants. Le temps est venu de soutenir Israël, qui écrit le chapitre suivant de son extraordinaire voyage. Le temps est venu de nous unir dans l’œuvre de réparation du monde, et je veux être un partenaire de l’AIPAC pour que cela soit possible. »

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Adnen Hasnaoui un journaliste tunisien et « militant pour la paix » vient de saisir la justice tunisienne, le 20 octobre au sujet des conséquences désastreuses du discours très violent d’Ahmadinedjad qui menaçait une fois de plus le monde d’un nouveau génocide devant l’Assemblée générale de l’Onu, le mardi 23 septembre 2008.

Selon son site Internet (1) l’auteur de la plainte a fondé son action sur la justice de son pays sur la Loi antiterroriste adoptée en Tunisie depuis le 10 décembre 2003. Une loi qui considére comme « infractions terroristes » tous les actes d’incitation à la haine ou au fanatisme racial ou religieux autorisant les juridictions tunisiennes à statuer sur ces infractions terroristes commises même au-delà des frontières du pays, poursuivant tous les auteurs de ces infractions même s’ils ne sont pas tunisiens et dans tous les cas même si les intérêts des pays étrangers sont menacés. Ces « infractions terroristes » peuvent être jugées comme des actes menaçant à la paix et à la sécurité dans le monde selon cette la loi antiterroriste tunisienne.

Avec cette plainte contre Ahlmadinejad, la Tunisie est le seul pays non occidental ayant rejoint les pays civilisés comme l’Australie, le Canada et les Etas-Unis, qui déploient en ce moment des efforts pour traduire le président iranien devant la justice internationale.

En Australie, le Premier ministre australien, Kevin Rudd souhaite poursuivre le président iranien Mahmoud Ahmadinedjad devant la justice internationale pour incitation à la violence contre Israël, relate le quotidien" The Australian" dans son édition du 14 mai 2008.

Au Canada c’est l’ancien ministre de la justice du Canada, le montréalais Irwin Cotler, qui a pris en charge ce dossier depuis le 17 mars 2008 en appelant aussi la communauté internationale à agir contre le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avant qu’il n’exécute ses menaces de génocide. Cotler a présenté plusieurs études intéressantes de cas de décisions rendues par un tribunal international qui a condamné des Rwandais, y compris un ancien Premier ministre, d’incitation au génocide par le meurtre de centaines de milliers de Tutsis

Aux Etats-Unis le révérend Reza Safa, un iranien réfugié aux Etats-Unis poursuit le même objectif avec un groupe d’experts qui préparent le terrain pour poursuivre en justice le président iranien. Ils ont présenté récemment à Washington, un document qu’ils ont élaboré, dans lequel ils accusent Ahmadinejad d’incitation au génocide. L’initiative est soutenue aussi par le Centre de Jérusalem pour les questions publiques et politiques ainsi que l’ancien ambassadeur israélien à l’Onu, le docteur Dore Gold

Tout comme en Tunisie, les experts américains ont préparé un document de 70 pages, qui présente les déclarations du président iranien ainsi que les justifications juridiques prouvant qu’il doit être poursuivi par un tribunal international pour ses incitations au génocide.

Nous ne pouvons donc que féliciter grandement l’initiative de notre compatriote tunisien Adnen Hasnaoui et lui dire toute l’admiration pour son engagement courageux dans la lutte contre le terrorisme, et la promotion de la paix dans le monde. Nous espérons que sa plainte sera entendue.

Plusieurs rumeurs courent en ce moment au sujet de l’état de santé du président iranien Ahmad Ahmadinejad. On le dit malade, ce qui expliquerait la raison pour laquelle il n’apparaît plus ces derniers temps, dans les médias. Le régime iranien assure que Mahmoud Ahmadinejad souffre simplement d’épuisement. Une source officielle à Téhéran a reconnu que l’homme âgé de 52 ans connaissait « une faiblesse passagère, due à du surmenage », mais a minimisé les faits en déclarant qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter. « Le président va guérir et poursuivre son travail », a assuré le député Mohammad Ismail Kowsari, qui avait accompagné Ahmadinejad à New York, en septembre dernier, à l’occasion de l’Assemblée générale de l’ONU.

Nous espérons qu’Ahmadinedjad demeure en bonne santé pour qu’il puisse comparaître devant la justice internationale : « Il y a 10 ans, voir moins, un dirigeant d’un pays qui annonçait son aspiration à voir israël rayé de la carte du monde n’aurait jamais osé se montrer et parler à la tribune de l’ONU ». Cette ère connue comme étant « la période d’après Auschwitz » est révolue.

Si vous me demandez si le monde a appris quelque chose, ma réponse est « non » : affirmait Elie Wiesel, dans interview publié à Haaretz le 19 octobre 2008, à propos du discours du Président iranien Ahmadinedjad à la tribune de l’ONU.

Ce président reste véritablement un danger pour la planète tout entière, c’est un fou et il est prêt à sacrifier tout son peuple pour arriver à ces fins. Il profite de chaque occasion pour lancer une incitation au plus horrible des crimes, c’est-à-dire le génocide.

Encore une fois, je félicite le journaliste Adnen Hasnaoui pour son courage exceptionnel. Je me doute bien aussi qu’il y aura des journalistes, intellectuels mais aussi des juristes derrière lui pour le conseiller et lui prodiguer des bons conseils dans la démarche à prendre dans la plainte contre ce honteux criminel de guerre, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

Le monde Libre encouragera aussi ce journaliste tunisien à mener et à poursuit ce dur combat devant la justice tunisienne contre le président iranien Mahmoud Ahmadinejad pour incitation à la violence et au génocide contre Israël. C’est une poursuite qui est non seulement historique, mais qui a aussi une très grande importance pour tout le monde civilisé.

Beaucoup à travers le monde attendent pour que la cause soit jugée recevable par le Tribunal et entendue et ils sont prêts à poursuivre les nouveaux développements de cette affaire avec anticipation.

Je comprends que le dépôt de cette plainte au Tribunal de Tunis contre le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est une démarche difficile mais nécessaire pour la défense du Monde arabe face à l’hégémonie iranienne. Encore une fois nous remercions notre compatriote de nous informer des suites de cette affaire sur son site. C’est très important, quoi que puisse arriver dans le dossier ?

Souhail Ftouh, Tunis

Citoyen du Monde

(1) L’information est visible (en français) sur le site de l’auteur de la plainte

http://www.adnen.katib.org/node/66

Le lien est visible en arabe:

http://www.adnen.katib.org/node/65
 

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