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Posts Tagged “paix”

ZaraMart

Les évènements qui se sont déroulés depuis la rupture de la trêve par le Hamas, le 19 décembre 2008 ont montré, encore une fois, que les dirigeants palestiniens font le malheur de leur propre peuple. On peut toujours rejeter le cessez le feu quand on est bien à l’abri à Damas. On peut toujours provoquer une guerre en sachant qu’elle est perdue d’avance. On peut toujours cacher des armes dans des écoles, des mosquées ou transporter des combattants dans des ambulances quand on bénéficie du statut d’éternel « victime » auprès des grands médias.

Pourtant c’est Israël qui a décidé unilatéralement un cessez de feu après trois semaines de combat à Gaza par seul souci d’épargner des vies innocentes. Le Hamas, vaincu mais arrogant, a répondu avec un "total mépris" à l’appel au cessez-le-feu voté par l’ONU et il a tenté de prolonger la durée de la confrontation. Son obstination criminelle a fait que les enfants de Gaza sont les premières victimes de ce conflit voulu par l’Hamas. Plus d’un millier de palestiniens ont péri à Gaza. Le refus catégorique du Hamas de cesser les hostilités a considérablement alourdi le bilan humain.

Pourtant le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté depuis le 9 janvier 2009 aux petites heures du matin, la résolution 1860 appelant à un cessez-le-feu immédiat entre le Hamas et Israël par 14 voix pour, et une abstention, celle des Etats-Unis, qui n’ont pas opposé leur veto à cette décision. Le texte de celle-ci avait mentionné  «l’urgence, et a appelé à un cessez-le-feu immédiat, stable, qui devait être respecté complètement ».

La résolution, juridiquement contraignante, a été présentée comme une victoire diplomatique par les pays arabes, qui avaient dépêché de nombreux ministres à New York. Cette résolution a prévue aussi de conduire Tsahal à un retrait de Gaza. Un retrait total après l’application d’une première étape d’accalmie complète.

Il faut rappeler ici que l’État hébreu avait quitté définitivement Gaza en 2005 dans l’espoir de n’y plus jamais revenir. Mais le mouvement terroriste et agresseur du Hamas n’a pas cessé de harceler la population israélienne. La responsabilité des violences incombe donc au Hamas par ses attaques perpétuelles, son refus de poursuivre la période de calme et les transferts d’armes.

Le Hamas, qui obéit à Amadinejad et autres suppôts de Satan, a voulu que la résolution 1860 de l’ONU soit caduque puisque si l’une des parties ne respecte pas ses obligations un cessez-le feu devient inapplicable. La décision israélienne d’instaurer un cessez-le-feu unilatéral a coupé court aux intentions de la secte politico-religieuse extrémiste qui a voulu prolonger le chaos dans la région.

Cette décision israélienne imprévue a fait tomber dans l’eau le plan de l’axe syrio iranien qui compte sur un enlisement de la situation Gaza qui est de nature à détériorer davantage l’image de l’État juif auprès de l’opinion mondiale et montrer Israël comme agresseur.

C’est la raison pour laquelle d’ailleurs le Hamas, jusqu’à aujourd’hui, ne voudrait pas s’engager sur un arrêt définitif de cesser ses tirs de roquettes ou de missiles. L’Iran, fidèle allié du Hamas, n’a pas d’intérêt à ce que le calme ne revienne dans le sud d’Israël, ni même dans la bande de Gaza qui sert de champs d’expérimentation aux armes iraniennes.

Afin de faciliter l’hégémonie iranienne dans la région, le Hamas continu à refuser d’offrir une vie meilleure aux habitants de Gaza. Il refuse «la solution de deux Etats». Il refuse de présenter des garanties à Israël, pour que des armes ne seront plus transférées via la frontière entre l’Egypte et la bande de Gaza. Il exige par contre l’ouverture des points de passage tout en voulant poursuivre les tirs de roquettes sur la population civile du sud du Néguev.

Lorsque Israel a décidé unilatéralement un cessez-le-feu avant même d’avoir atteint tous ses objectifs, le gouvernement israelien a voulu alléger les souffrances de la population civile palestinienne et il s’est tenu prêt à se retirer des territoires autonomes.

Il ne faut pas oublier que lorsque Israël avait accepté la proposition de paix franco-égyptienne qui a reçu l’approbation internationale, le Hamas a tenté de faire échouer tous les efforts de rencontre au Caire entre les négociateurs égyptiens et israéliens. Le Hamas est resté opposé à un cessez-le-feu à Gaza et a continué à tirer des roquettes sur les villes du sud d’Israël. L’obstination « criminelle » de l’organisation pro-iranienne à refuser de se prononcer en faveur d’un arrêt des hostilités s’explique aussi par le fait de ne pas vouloir donner l’impression de plier devant l’État hébreu. Le Hamas a donc jeté de facto le plan égyptien qui selon lui n’était pas une “base valable” pour une sortie de crise.

Pourtant le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a pressé au Caire le mouvement islamiste Hamas à accepter "sans hésitation" le plan égyptien pour un cessez-le-feu. "La situation ne permet pas de perdre du temps", avait déclaré M. Abbas. Le président palestinien avait également appelé au déploiement d’une force internationale dans la bande de Gaza, chargée de protéger les civils.

Mais le chef du bureau politique du Hamas, installé à Damas, Khaled Mashaal, avait confirmé – malgré la gravité de la situation – ne pas vouloir accepter un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, et il a insisté que son organisation refuserait toute présence internationale sur son territoire. Confortablement installé à Damas, Khaled Mashaal avait refusé en bloc toutes les initiatives élaborées avec les médiateurs égyptiens. Il a rejeté l’idée d’une force internationale qui prenne position sur le territoire autonome et a promis de poursuive la contrebande d’armes à destination du Hamas.

Evidement quand on est installé à Damas on peut toujours s’obstiner à vouloir continuer à n’importe quel prix la guerre même si elle est perdue d’avance. Mais quand on est sur le terrain ce n’est plus la même chose. C’est pour cela donc que le courageux Khaled Méchaal, le chef du Hamas en exil à Damas, n’a pas cessé de multiplier les appels aux suicides alors que plus de 1.250 morts palestiniens, femmes et enfants, pour la plupart pris en otage par la secte islamiste, sont tombés… pour rien !

La folie meurtrière a atteint aussi leur porte-parole situé cette fois au Liban, Osama Hamadan, qui avait déclaré le 10 janvier à la chaîne TV Al-Arabya, "que l’Hamas n’est pas intéressé (par la résolution 1860) parce qu’elle ne répond pas aux requêtes du mouvement".

Les chefs terroristes du Hamas sont indifférents devant les drames de leur population. Les vies ne sont pour eux qu’un instrument et les cadavres d’enfants sont le carburant de leur propagande.

Le Hamas a montré, encore une fois, qu’il ne tient aucun compte de la vie des habitants de Gaza, femmes et enfants compris. Son seul intérêt est de maintenir le chaos dans la région. Devant une telle obstination criminelle, la communauté internationale doit concentrer tous ses efforts sur l’arrêt des actions du Hamas, et affirmer qu’une telle organisation ne peut recevoir une quelconque légitimation dans le futur.

Le Réveil de l’Orient

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Par Ftouh Souhail

Cela fait déjà un bout de temps que nous n’avons pas entendu une bonne nouvelle en provenance du Moyen-Orient. J’espère que celle-ci se réalisera. Le Cheikh Khalid bin Ahmad al-khalifa, ministre des Affaires Etrangères de l’émirat de Bahreïn a fait une suggestion intéressante, et tout à fait iconoclaste pour la région : il a proposé la création d’un forum régional où se rencontreraient, de façon permanente, tous les états de la région, y compris l’Iran, la Turquie et … Israël ! Une initiative diplomatique courageuse, dans la mesure où – à l’exception de l’Egypte et de la Jordanie – aucun pays arabe n’accepte, officiellement, les moindres relations avec l’Etat juif, tant que (c’est le discours officiel), Israel n’aura pas signé un traité de paix avec les Palestiniens.

« Une telle organisation permettrait de discuter des problèmes, même entre voisins qui ne se reconnaissent pas ». « Cette organisation permettrait de surmonter les différences ethniques et religieuses, dans un Moyen-Orient Orient qui est le creuset des religions monothéistes »… Voilà des déclarations courageuses qui doivent être saluées, surtout venant d’un petit émirat qui gère, avec doigté, les contradictions régionales : Peuplé en majorité de chiites et dirigé par des gouvernants sunnites alliés des États-Unis (il abrite le siège de la Vème flotte). Ce pays arabe est aussi représenté à Washington par une ambassadrice issue de la minuscule minorité juive du pays !

Mme Houda Nounou fu nommé après la dernière visite du roi Hamad ben Issa Al-Khalifa Khalifa aux Etats-Unis en mars 2008, comme Ambassadrice. Mme Nounou a été intégrée par un décret royal en date du 28 mai 2008 au ministère des Affaires étrangères, au rang d’ambassadrice.

Le ministre des Affaires étrangères du royaume de Bahreïn vient de briser un tabou en appelant, à partir du siège des Nations unies, à New York, au cours d’un entretien accordé au quotidien Al Hayat, à la création d’une « organisation régionale regroupant les pays arabes, Israël, la Turquie et l’Iran » pour régler les différends régionaux.

Le chef de la diplomatie de Bahreïn a fait savoir dans l’édition du mercredi (1er octobre 2008) du journal Al-Hayat (un quotidien arabophone à capitaux saoudiens) que cette nouvelle organisation régionale, qui inclura l’État d’Israël, contribuera à parvenir à la paix au Moyen-Orient.

Coïncidence ou pas, la Syrie a interdit au lendemain de cette déclaration la distribution du quotidien Al-Hayat, a annoncé le jeudi 2 octobre, le directeur du bureau de cette publication à Beyrouth. "Le département de la censure au ministère (syrien) de l’Information a demandé lundi au bureau d’Al-Hayat à Damas de cesser de distribuer le journal en Syrie jusqu’à nouvel ordre", a dit à l’AFP Zouhair Qusaybati, qui dirige le journal dans la capitale libanaise

Cette proposition a été présentée aussi en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, lorsque le ministre a émis cette idée dans son discours devant l’Assemblée Générale de l’ONU. Il a déclaré: "Israël, l’Iran, la Turquie et les pays arabes devraient s’asseoir ensemble au sein d’une même organisation" – Cheikh Khaled ben Ahmad al-Khalifa dans le journal "Gardian". (1).

Cela nous montre avec clarté que la question de la normalisation des relations diplomatiques entre les pays arabes et l’Etat Israël n’est plus un tabou. Une normalisation profitera bien sure aux pays arabes modérés qui pourront s’inspirer de l’expérience israélienne tant au niveau de la modernisation de leur économie que par la réhabilitation de leur aptitude sécuritaire. Pour d’autres pays arabes moins tolérants, comme la Syrie, le Liban et la Libye ils auront toujours du mal à s’asseoir à la même table qu’un Israélien. Il ne faudrait surtout pas que leurs pauvres populations respirent de l’air frais, ils pourraient êtres contaminés par le virus israélien de la démocratie. L’islamisme et les attentats, c’est tellement mieux pour eux.

Ftouh Souhail, Tunis
Citoyen du monde

(1) L’information est visible en Anglais sur :

http://www.guardian.co.uk/world/2008/oct/01/israelandthepalestinians.middleeast/print

 

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