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Technion de Haïfa

Les hommes et femmes du 21ème siècle portent sur eux quantité d’appareils électroniques alimentés par des batteries de tailles diverses : téléphones portables, baladeurs, tablettes, ordinateurs, montres, etc. Les voitures s’électrifient également, nécessitant des batteries de grande capacité. Mais les batteries actuellement utilisées sont loin d’être parfaites (durée de vie limitée, coût, etc.). Pour les remplacer, une équipe du Technion (Haïfa) travaille sur une technologie à base de silice.

La prochaine génération de batteries

Les batteries le plus couramment utilisées s’appuient sur des technologies à base de métaux, les plus connues étant les lithium-ion, nickel-cadmium et nickel-hydrure. Ces systèmes présentent des problèmes importants : durée de vie limitée, toxicité des composants ainsi qu’un prix élevé des métaux. L’équipe du professeur Yair Ein-Eli du Technion – Israel Institute of Technology travaille, dans le cadre du Grand Technion Energy Program, inauguré en 2007 pour répondre aux besoins énergétiques d’Israël, à la prochaine génération de batteries. Ses travaux sur les batteries silice-air ont fait l’objet de plusieurs publications. Au contraire d’une batterie lithium, où une électrode de carbone et une d’oxyde de lithium plongent dans une solution organique de sels de lithium, ces nouvelles batteries sont bâties autour d’une cathode à air basée sur du carbone poreux, une anode au silicium dopée par de l’arsénique et un électrolyte.


Des piles plus puissantes et moins chères

Ce dernier peut, par exemple, être un liquide ionique, un sel organique dont le point de fusion est suffisamment bas pour être liquide à température ambiante et dont la nature ionique le rend très conducteur. Celui qui a été décrit est le 1-éthyle-3-methylimidazolium oligofluorohydrogenate. La silice est le second matériau le plus commun de la croute terrestre et ne présente aucune toxicité notable (il s’agit du composant principal du sable). Le groupe de recherche a mis au point des batteries efficaces, comparables aux batteries actuelles, mais le Pr Ein-Eli estime que d’ici 10 ans, il sera possible d’acheter des piles beaucoup plus puissantes à bas prix basées sur ces technologies.

Un groupe de recherche très actif

Le groupe de recherche du Pr Ein-Eli est également spécialisé dans les batteries Li-Air, dont les propriétés restent, avec les technologies actuelles, les plus intéressantes pour le stockage d’énergie, notamment pour les applications véhiculaires. Bien que le lithium possède des risques intrinsèques, il s’agit d’un domaine foisonnant dont on peut encore espérer des découvertes qui promouvront les technologies électriques renouvelables. Il s’agit là d’un nouvel exemple de recherche qui nourrira un jour l’économie de haute technologie d’Israël. Témoignage de sa grande activité, le groupe du Pr Ein-Eli va présenter ses plus récents résultats à Toronto à l’occasion de la prochaine réunion de l’Electrochemical Society.

Dr Hendrik Eijsberg,
Volontaire international chercheur au Technion

Source: http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/73514.htm

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