| More

Le parlement iranien a adopté ce lundi une nouvelle législation qui renforce les sanctions contre les citoyens et les militants démocratiques qui se rendent en Israël. Ceux qui effectueront un voyage dans l’État juif seront désormais passibles d’une peine de deux à cinq ans de prison et d’une suspension de leur passeport pendant trois à cinq ans.

Tout Iranien reconnu coupable de s’être rendu dans l’État juif, ennemi juré de la République islamique, se verra également interdit de passeport pour une durée de 3 à 5 ans, a précisé l’agence officielle IRNA.

La législation précédente, inchangée depuis l’époque du Chah, prévoyait seulement 1 à 3 mois d’emprisonnement pour toute visite dans un pays dont l’accès était interdit par les autorités. Le passeport de la République islamique, interdisant explicitement l’accès de ses détenteurs en « Palestine occupée », ne permet pas d’entrer en Israël.

Toutefois il y a une chose qui a échappé aux autorités de Téhéran. Les Iraniens ont toujours la possibilité de ne pas avoir le tampon israélien sur leurs passeports. En effet il est tout à fait envisageable de demander de ne pas tamponner le passeport à l’entrée d’Israël.

Alors pour éviter le tampon israélien , les militants démocratiques Iraniens peuvent toujours demander un VISA VOLANT en Israel (ils comprennent pourquoi et donc le font sans problèmes, la force d’habitude) (1).

Cette nouvelle mesure qui a été donc approuvée ce lundi par le Parlement et qui durcit considérablement la législation précédente (elle prévoyait 1 à 3 mois de prison), ne mettra pas une fin pour les visites des activistes iraniens des droits de l’homme en Israël.

Les Iraniens qui souffrent, qui sont sur les genoux après plus de 32 ans de dictature islamique, attendent aussi d’Israel à mettre en œuvre des initiatives pour soutenir les mouvements de résistance iranienne. Le 28 novembre 2010 de Jérusalem, le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a déclaré qu’il fallait intensifier les sanctions contre l’Iran et fournir un soutien massif aux organisations d’étudiants et autres organisations de de résistance pour les libertés.

L’administration américaine a annoncé qu’elle mettra bientôt sur pied une “ambassade virtuelle” destinée aux Iraniens qui veulent améliorer leur compréhension des États-Unis. La secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, a affirmé le 26 octobre 2011 que “l’ambassade virtuelle de Téhéran” serait accessible sur Internet d’ici la fin de l’année 2011

Les États-Unis mènent aussi une vaste action mondiale pour établir des réseaux de téléphonie mobile et internet “parallèles” afin d’aider les opposants dans les régimes autoritaires, rapporte le 12 juin 2011 le New York Times.

Bref, il existe de nombreux signes d’espoir à l’intérieur de l’Iran qui révèlent la volonté du peuple iranien de reconstruire un nouvel Iran pacifique et démocratique.

Ftouh Souhail

(1) En plus, un visa ou un tampon Iranien sur un passeport d’un pays musulman ne ferme pas les portes d’Israël. Alors que le contraire est vrai.

Leave a Reply

*