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Un concours de danse du ventre s’est organisé ce mardi soir au centre Suzanne Dellal à Tel-Aviv, avec la participation de danseuses juives et arabes de tout le pays. La compétition est ouverte aux petites filles, adolescentes et adultes départagées par catégories. La demande de ce type de danse est en forte hausse lors de fêtes en Israël.

Cette danse orientale, qui comprend de nombreuses danses folkloriques fort différentes, est plus souvent connue par le style très savant et noble. Cette danse originaire du Moyen-Orient et des pays arabes, dansée essentiellement par des femmes, en arabe, elle est appelée Raqs al sharqi (littéralement : danse orientale) et en turc Oryantal dans?, qui a donné le terme de « danse orientale »

La danse orientale est une danse pudique, élégante et racée. Cela requiert une qualité d’écoute de la musique et une extrême sensibilité. Toutes les parties du corps sont impliquées. Les danses orientales célèbrent la féminité. Nombreuses sont les personnes qui ne voient en la danse orientale que “la danse du ventre” qui n’est en réalité qu’une petite partie de cet art millénaire qu’est la danse orientale. La caractéristique principale de la danse orientale reste les mouvements de va et vient du bassin. Sur les vagues ondulantes et le tact de la musique orientale la partie supérieure du corps, les bras, le bassin et le ventre de la danseuse se balancent comme un tout sur la scène. Cela produit un effet qui séduit et surtout provoque la joie de vivre.

En Egypte, le pays d’origine de la danse orientale, cette danse est très prisée. Surtout dans le cercle familial ou simplement dans un groupe de femmes. C’est ainsi que la danse orientale a pris une dimension énorme aussi bien en Europe qu’en Amérique. De plus en plus de femmes sont fascinées par la grâce et le charme du “Raqs Sharqi”

Bien que les mouvements à la base du Raqs Sharqi n’aient pas changé, la forme de la danse continue à évoluer. Nelly Mazloum et Mahmoud Reda ont incorporé des éléments du ballet dans leurs danses et leur influence s’est fait sentir chez les danseurs égyptiens modernes.

Ils basèrent leurs styles en partie sur la danse de ces artistes qui sont Sohair Zaki, Fifi Abdou, Nagwa Fouad. Ils devinrent célèbres entre 1960 et 1980 et sont toujours populaires aujourd’hui.

La danse orientale est une danse très en vogue en Israël et de nombreuses écoles ont ouvert leurs portes pour proposer au public d’apprendre cette danse très sensuelle.

Par exemple Assi Haskal est danseur oriental célèbre en Israel, propriétaire d’une école de danse orientale à Ramat Hasharon. Dans la communauté juive irakienne, il est conventionnel d’inviter danseurs orientaux et orchestres aux événements ; Assi a donc eu l’occasion de devenir familier avec la musique arabe populaire en général et avec les classiques égyptiens en particulier.

Depuis son enfance, en regardant émissions télévisées et films, il rêve de visiter l’Egypte et ce rêve se réalise plus tard : il voyage très souvent en Egypte ou il rencontre ses danseurs préférés : Nagoa Foad, Fifi Abdo, Dina, Sohir Zaki, Mona El Said et d’autres …

Chaque année, lors du Festival de danse Orientale International à Eilat (sud d’Israel), des centaines de danseurs viennent assister à ses cours pour apprendre ou simplement pour le plaisir des yeux.

La danse orientale égyptienne réunie ainsi les femmes arabes et juives comme le cas de ce concours de danse du ventre qui est organisé mardi soir au centre Suzanne Dellal à Tel-Aviv. (1) Cela fait partie des innombrables exemples de la coexistence en Israel (2).

Le 19 Juin dernier , le groupe israélien de hard rock Orphaned (orphelin) se produit en France au côté de Johanna Fafhri, une danseuse du ventre venue du Liban, lors du festival Hellfest de la ville de Clisson (région nantaise). A la fin de leur performance, la danseuse libanaise qui avait caché un drapeau libanais dans son chapeau le sort tant que le chanteur israélien, Kobi Fahri, sort un drapeau israélien. C’est là que les deux s’embrassent avant de se tenir la main.


« Je voulais profiter de cette occasion si rare dans l’histoire – de voir sur scène un groupe israélien et une danseuse libanaise – pour dire qu’au-delà de l’échange artistique et de notre collaboration pour l’amour de l’art, nous étions disposés à faire symbole de paix. Et ces deux drapeaux que nous avons tenu aussi élevés que le poing peut monter et transcender toutes ces années de guerre et de souffrance », explique l’artiste libanaise.

« Le passé et l’histoire sont tout simplement trop sanglants et tragiques », a déclaré pour sa part le chanteur juif israélien. « Et si Johanna et moi-même ne pouvons vivre comme frère et sœur -alors même que nos noms de famille Fakhri et Fahri sont similaires – comme des amis et des voisins, alors pourquoi ne devrions-nous pas avoir une influence sur notre pays à faire de même ? »

Fahri a déclaré qu’il avait parlé à Fakhri et l’avait invité à Israël. « J’espère qu’elle va venir », a-t-il dit. « Les musiciens n’ont pas d’ennemis. La musique n’a pas de frontières et aucune armée. Nous allons continuer à faire des concerts et chanter la langue de la paix. »

Ceux artistes ont donné une image de ce que pourraient être les relations entre deux peuples.

Ftouh Souhail

(1) Le Centre Suzanne Dellal pour la Danse et le Théâtre est le premier lieu d’envergure voué à présenter des compagnies israéliennes et internationales de danse. C’est l’équivalent pour la France du Centre national de la Danse et de la Maison de la Danse de Lyon. Le Centre Suzanne Dellal est le site touristique le plus visité de Tel-Aviv.

(2) En 2009 Israël fut représenté à l’Eurovision par deux chanteuses juive et arabe, l’actrice et chanteuse arabe Mira Awad et la chanteuse juive Noa, de son vrai nom Achinoam Nini.

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