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Tony Blair, l’envoyé spécial du Quartette sur le Proche-Orient, a déclaré dimanche que des efforts étaient en cours pour dissuader les Palestiniens dans leur démarche de reconnaissance d’un État auprès du Conseil de sécurité de l’ONU.

« Je pense qu’il y a un moyen d’éviter une confrontation mais le seul moyen de parvenir à un Etat palestinien est de passer par des négociations », a-t-il déclaré sur la chaîne américaine ABC.

A Jérusalem, on s’aide de tous pour tenter d’éviter la demande unilatérale de reconnaissance des Palestiniens à l’Onu, ou du moins de modifier le texte de la déclaration. Le Quartet pour la paix au Proche-Orient (Onu, UE, USA, Russie) s’est réunit ce dimanche à New York pour une ultime tentative de convaincre Mahmoud Abbas de revenir à la table des négociations.

Le chef du Conseil à la sécurité nationale, Yaacov Amidror a toutefois fait part de son pessimisme au micro de Galei Tsahal, la radio militaire. ”Les Palestiniens ont une majorité automatique acquise (à l’Onu). Ils peuvent même prouver que le soleil se lève à l’ouest”, a-t-il estimé.

Le vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon a déclaré dimanche qu’Israël “dramatise” la demande palestinienne de reconnaissance d’un Etat membre des Nations Unies.

Dans un entretien avec le Centre pour le dialogue stratégique de Netanya, il a indiqué que selon lui, “aussi objectivement que possible”, cette demande “va à l’encontre des intérêts palestiniens”. Qu’un Etat palestinien soit ou non proclamé, a-t-il ajouté, cela a déjà existé par le passé. Yasser Arafat “avait proclamé un Etat palestinien en novembre 1988 en Algérie. Un mois plus tard, en décembre de la même année, les Nations Unies l’avaient entériné lors d’une même Assemblée générale censée discuter de de nouveau cette question. 104 pays avaient reconnu un État palestinien, et que s’est-il passé ? Pas grand-chose”, a-t-il ajouté.

A l’ouverture de la réunion hebdomadaire dominicale du Cabinet, le Premier ministre Benyamin Netanyahu a déclaré que la tentative palestinienne de devenir membre permanent de l’ONU se soldera par un échec. Selon lui, le Conseil de Sécurité de l’ONU est comme le gouvernement des Nations Unies et il est “certain que le résultat des actions entreprises par les Etats-Unis et la coopération étroite (avec Washington) et d’autres gouvernements” feront échouer cette demande.

La veille du discours du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah, où il a affiché sa détermination à saisir l’Onu pour reconnaître l’Etat palestinien, l’émissaire américain Dennis Ross l’a mis en garde contre des sanctions américaines s’il persistait dans cette voie. C’est du moins ce qu’affirme un haut responsable palestinien au journal Al-Hayyat. Selon cette source ”Ross a utilisé un langage non diplomatique tandis que l’émissaire du Quartet, Tony Blair, s’est comporté comme un diplomate israélien, et pas comme un envoyé international”.

Le porte-parole de la Chambre des Représentants a affirmé dimanche que les États-Unis, en tant qu’alliés d’Israël, devaient « se tenir aux côtés de l’Etat juif et non rester impassible » lors de l’Assemblée générale de l’Onu, qui sera, selon lui, le théâtre d’attaques frontales contre Israël.

Ftouh Souhail

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