Le militant politique tunisien Monther Gafrash, connu pour son soutien à l’État d’Israël, subit de graves menaces de mort de la part de partis affiliés à l’Iran et au Hezbollah depuis qu’il a été accueilli sur I24news à Paris.

Gafrash avait déclaré que le Hamas et le Hezbollah sont les ennemis du peuple tunisien, et non d’Israël, et qu’ils doivent être combattus.

Il avait estimé que le gouvernement tunisien dirigé par le parti islamiste Ennahdha traitait avec un État terroriste comme l’Iran et refusait de traiter avec un Etat pacifiste comme Israël.

Les déclarations de Gafrash ont été condamné par les médias tunisiens proche du régime des mollahs, le considérant comme un traître et un agent sioniste.

Un membre de la communauté du renseignement français a appelé le président Emmanuel Macron à le protéger immédiatement.

Gafrash a toujours à l’esprit, en effet, le projet d’attentat avorté ayant ciblé, le 30 juin 2018, un rassemblement, à Villepinte, au nord de Paris, des Moudjahidine du peuple, mouvement d’opposition au régime iranien.

La tentative avait échoué après l’arrestation en Belgique, le jour même, d’un couple d’origine iranienne. Les enquêteurs avaient trouvé dans leur véhicule 500 grammes d’explosifs de type TATP et un détonateur.Selon la Police française, ils recevaient leurs ordres d’un diplomate iranien, Assadollah ­Assadi, en poste en Autriche depuis 2014.

«Les tyrans iraniens et les fondamentalistes chiites ne peuvent régner que si on a peur d’eux. Ils dominent par la peur. La critique des mollahs qui ont redoublé d’efforts terroristes, ça, c’est quelque chose que les tyrans chiites ne supportent pas » affirme cet activiste tunisien qui vit à Paris.

Les services de renseignement iraniens jouent un rôle de tout premier plan pour soutenir le régime des mollahs.

Le mois dernier Les Gardiens de la Révolution iraniens ont arrêté un opposant qui serait lié aux «services de renseignements français». Rouhollah Zam, ancien journaliste, a dirigé une chaîne sur télégram opposée au gouvernement durant les contestations de l’hiver 2017-2018.

Rouhollah Zam serait «tombé dans un piège» qui lui avait été tendu, par les services iraniens de la direction du Contre-espionnage du Vevak. Il s’agit des agents clandestins qui ont réussi à infiltrer les divers mouvements d’opposition iraniens installés à Paris.

Les agents iraniens servent à l’étranger sous couverture diplomatique. D’ailleurs, le Vevak agit en étroite coopération avec le ministère des Affaires étrangères iranien.Certains ambassadeurs iraniens sont même des officiers traitants du Vevak.

Un des plus important poste du Vevak à l’étranger se trouve situé à Paris, du fait que la capitale française est géographiquement intéressante car elle permet de couvrir toute l’Europe.

En Europe, le responsable des cellules dormantes iraniennes serait Mohammad Reza Yazdan Panah – alias Hossein Allah-Karam. Il aurait été détaché au sein du Hezbollah. Il est secondé par le colonel Sa’id Ghasmi.

Traditionnellement, la première mission du Vevak est la surveillance et la neutralisation – pouvant aller jusqu’à l’élimination physique -de membres de l’opposition réfugiés à l’étranger. C’est ainsi que plus de cent meurtres ont été commis depuis 1979.

Le Vevak est actuellement engagé dans une lutte sans merci contre le Mossad. Les Israéliens aussi mènent une guerre secrète et n’hésite pas à s’en prendre à des scientifiques et à des industriels qui sont susceptibles d’apporter leur aide à Téhéran.

Les moyens d’action des services iraniens sont souvent violents. Ils n’hésitent pas à employer l’arme terroriste. Les opérations les plus célèbres sont : l’attentat contre des détachements militaires français et américains au Liban en 1983, qui ont causé la mort de 299 personnes ; une série d’attentats à la bombe à Paris en 1989 (12 morts) ; les attaques contre l’ambassade d’Israël et la communauté juive à Buenos Aires, en 1992 et 1994 (125 tués) ; et vraisemblablement l’attentat de Dahran dirigé contre les Américains en Arabie saoudite, le 26 juin 1996 (19 Américains avaient été tués et 372 personnes blessées).

Souhail Ftouh