Un nouveau partenariat université-industrie en Israël pour la recherche et développement (R-D)

 

Les israéliens encouragement les facteurs qui stimulent le partenariat université-industrie pour la recherche et développement (R-D).Rafael signe un partenariat stratégique avec l’Université Ben Gurion, implantée à Beer-Sheva dans le sud d’Israël.

La société de défense israélienne Rafael Advanced Defence Systems Ltd. a signé un accord de partenariat stratégique avec BGN Technologies Ltd., la société de commercialisation technologique de l’Université Ben Gourion du Néguev (BGU) basée en Israël, a annoncé cette dernière. Dans le cadre de cet accord, les deux entités collaboreront à des travaux de recherche dans les domaines de la cybersécurité, de la mobilité intelligente, de la robotique et de l’intelligence artificielle.

Dans le cadre de cet accord, les deux entités collaboreront à des travaux de recherche dans les domaines de la cybersécurité, de la mobilité intelligente, de la robotique et de l’intelligence artificielle.

Les premiers projets communs porteront sur les cybermenaces pour les véhicules autonomes, selon le communiqué de BGN. Les détails financiers de l’accord n’ont pas été divulgués.

Cet accord fait suite à la décision de Rafael de créer un site de recherche et développement à Beer Sheva, ville du sud d’Israël où se trouve BGN, qui sera inauguré plus tard en 2019. Le nouveau centre se concentrera sur divers aspects des systèmes autonomes avancés, selon La déclaration de BGN.

Selon les données publiées le mois dernier par le SIPRI (Institut international de recherche sur la paix de Stockholm), Rafael s’est classé 45e des 100 plus grandes entreprises mondiales avec le plus gros chiffre d’affaires réalisé en 2017, avec des ventes d’armes s’élevant à 2,2 milliards de dollars.

L’université Ben Gourion du Néguev a cinq campus avec 51 départements et unités de recherches. Il y a aussi 61 centres de recherche interdisciplinaires à l’université Ben Gourion.

 Les industriels israéliens collaborent avec les universités

Dans ce pays le partenariat université-industrie est très fort. Ce type de collaboration encourage l’innovation et les technologies de pointes.Le lien entre la recherche exécutée avec l’université et la recherche interne d’une entreprise,engendrent des profils des entreprises qui collaborent.

En effet, les universités doivent assurer la diffusion des connaissances vers l’ensemble de la société (nature publique des connaissances), alors que les entreprises maximisent leur profit via la capitalisation des ses connaissances (nature privée des connaissances). Cependant, la pénurie de financement, du côté universitaire, et le besoin de l’expertise en recherche, du côté des industrie israélienne, conduisent à des ententes entre les universitaires et les industriels favorisant le partenariat.

Aussi, les entreprises israéliennes, ayant une activités de R-D, qui collaborent avec les universités développent toutes les compétences nécessaires de gestion, de ressources humaines et de marketing pour la réussite de leur innovation.

Cette approche économétrique de la collaboration, engendre une simultanéité entre l’innovation et la collaboration.. Il en résulte que la décision de collaborer soit liée à certaines caractéristiques de la firme, du marché, et des sources de nouvelles idées, d’informations et de technologies. Enfin, le recours à la collaboration favorise l’innovation et permet à l’entreprise de faire face à certains obstacles à l’innovation.

Le secteur de la défense d’ici fait figure de proue parmi les secteurs manufacturiers en Israël.     Il génère une activité économique considérable, procure des dizaines de milliers d’emplois de qualité aux israéliens, s’illustre par son leadership au niveau de la recherche et du développement et loge les plus prestigieux instituts de recherche, écoles et universités israéliennes.

Plus encore, le secteur de la défense en Israël peut compter sur une main-d’œuvre de qualité et compétitive qui répond aux besoins de l’industrie, qu’il s’agisse d’ouvriers de métiers, de techniciens, de spécialistes ou d’ingénieurs. En cette époque où l’économie est dorénavant bâtie sur le savoir, la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée est cruciale et il importe de maintenir cet atout concurrentiel indéniable pour cette industrie.

L’industrie de la défense israélienne puise sa croissance et sa vitalité dans la vision et la compétence des ingénieurs et des spécialistes qui la composent. Elle compte plus de 70 000 ingénieurs et spécialistes et requiert plus de 500 nouveaux ingénieurs et spécialistes qualifiés en moyenne par année. De façon générale, elle dispose d’un bassin de 6 000 nouveaux diplômés en sciences pures et appliquées et profite de la présence de cinq institutions universitaires renommées proposant des programmes liés au génie de la défense.

Aussi impressionnant soit-il, son capital humain et la relève qui l’appuiera sont outillés pour relever les défis de l’industrie la défense du 21e siècle. Parmi ces défis, se trouvent plusieurs sujets d’actualité, notamment sécuriser l’environnement informatique, la cyberguerre,l’intrusion dans les systèmes étrangers et la collecte de renseignements.

Par ailleurs, ces nouvelles préoccupations se reflètent dans les programmes des universités israéliennes et dans la formation continue au sein de ses entreprises de défense.

La formation d’ingénieurs et de spécialistes pour l’industrie de la défense requiert ce partenariat éducatif entre l’industrie et l’université. Elle permet au secteur de la défense israélienne de se pencher sur les questions primordiales pour l’avenir de cette industrie et des universités.

Souhail Ftouh

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