| More

Une campagne appelant à soutenir la demande palestinienne d’être reconnue, en tant qu’Etat, par l’Onu a été inaugurée ce jeudi 8 septembre 2011 à Ramallah lors d’une cérémonie qui s’est déroulée face aux bureaux de l’Organisation de L’OLP, en présence d’une centaine de personnalité.

La direction palestinienne a confirmé son intention de soumettre à l’Onu une demande d’adhésion d’un Etat de Palestine sur les frontières de 1967. « Le Comité exécutif de l’Organisation de Libération de la Palestine affirme la nécessité de poursuivre la démarche à l’Onu à la prochaine session de l’Assemblée générale pour obtenir la reconnaissance de l’adhésion d’un Etat de Palestine sur les frontières du 4 juin 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale », selon un communiqué lu par son secrétaire général, Yasser Abed Rabbo.

L’autorité palestinienne a envoyé officiellement à l’Onu, le 8 septembre 2011, une demande de reconnaissance d’un Etat indépendant, membre à part entière des Nations Unies. C’est donc le début de “la campagne pour la reconnaissance”. Dans sa demande, l’AP demande au secrétaire-général de l’Onu, Ban Ki-moon de “fournir tous les efforts possibles” pour la réalisation de cette requête.

Dans une déclaration diffusée jeudi par la radio palestinienne, le porte-parole de l’AP, Nabil Abou-Roudeineh, a affirmé que la demande de reconnaissance de l’Etat palestinien à l’Onu se fera « en vertu du droit international ». Toutefois, il a précisé que cette demande n’impliquait pas du tout « de renoncer aux négociations avec Israël ». Celles-ci reprendront après la déclaration de l’Etat, a-t-il ajouté.

L’administration américaine multipliait les contacts avec des représentants israéliens et palestiniens et faisait pression sur de nombreuses capitales pour éviter que le projet de reconnaissance d’un Etat palestinien à l’Onu ne donne lieu à une crise diplomatique. La secrétaire d’Etat Hillary Clinton a exhorté l’émissaire au Proche-Orient David Hale à « continuer à travailler dur avec eux pour éviter un scénario négatif à New York ».

Le département d’Etat américain a explicitement fait savoir jeudi que Washington opposerait un veto à toute tentative des Palestiniens de revendiquer une reconnaissance complète aux Nations unies.

L’ancien émissaire des Etats-Unis au Proche-Orient, George Mitchell a estimé que les chances de convaincre les Palestiniens de renoncer à déclarer leur Etat à l’Onu étaient « très faibles ». Il a souligné cependant que les Etats-Unis mettront leur veto lors du vote au Conseil de sécurité.

Les 27 membres de l’Union européenne s’abstiendront de voter la reconnaissance de l’Etat palestinien en septembre à l’ONU dans la mesure où ils ne sont pas parvenus à se mettre d’accord sur la position à adopter, rapporte la radio israélienne.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, s’est rendu en Judée Samarie pour tenter de dissuader les Palestiniens de demander officiellement à l’ONU de reconnaître l’Etat palestinien..

Le ministre de la Défense Ehoud Barak a appelé ce jeudi le président palestinien Mahmoud Abbas à “retourner à la table des négociations, sans préconditions, et à essayer de parvenir à un accord”.

“Nous tentons le tout pour le tout pour convaincre les ambassadeurs de pays amis ou neutres qu’une décision unilatérale n’amènera absolument pas à la paix ni à un Etat palestinien, mais seulement à la violence et au sang”, a indiqué le 8 septembre 2011 l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Ron Prosho. Ce dernier évoquait la volonté des Palestiniens de demander à l’ONU de reconnaître l’Etat palestinien.

Ftouh Souhail

Leave a Reply

*