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Les partis de la coalition au pouvoir en Tunisie après les élections constituantes du 23 octobre ont signé ce mardi l’accord de répartition des principaux postes à la tête de l’État.

La répartition des principaux postes à la tête de l’État tunisien à la suite des élections constituantes remportées par la formation islamiste d’Ennahda, a révélé que le ministère de l’Intérieur, sera dans quelques jours aux mains de ce mouvement proche de l’idéologie des frères musulmans.

Les dirigeants d’Ennahda, s’emparent donc d’un ministère clé symbole de la répression impitoyable dans l’histoire du pays. Ceux là même qui se présentaient comme des victimes du régime de Ben Ali vont être, demain, à la tète de la police.

Ce changement dramatique sera vécu comme un véritable séisme pour les services et les directeurs en place. Le mouvement d’Ennahda compte procéder au « nettoyage » au sein du Ministère, ce qui conduira à une guerre ouverte à l’enceinte des services de sécurité.

Les islamistes, qui vont contrôler intégralement ce Ministère, risquent de réactiver la police secrète, le censeur d’internet. Il n’est pas impensable que pour contrôler des foules, ils vont aussi limiter la liberté d’expression.

Plus inquiétant, les militants pacifiques et les milieux laïcs seront harcelés par ce nouveau régime et promis à un funeste destin. Dans le cadre du renforcement de la sécurité publique,

il est à craindre aussi qu’ils lancent des patrouilles des mœurs et des restrictions sur la vente des spiritueux.

La formation islamiste d’Ennahda envisage aussi de rendre plus difficile l’accès aux juifs israéliens qui va imposer une autorisation préalable du ministère de l’Intérieur. L’examen de cette demande peut prendre plusieurs jours. Cette année déjà le pèlerinage annuel de La Ghriba ( Ile de Djerba) a été annulé par les autorités Tunisiennes.

Des observateurs sur place craignent aussi que le fait que le Ministère de l’Intérieur soient aux mains des islamistes est de nature à semé la peur au sein de la communauté juive tunisienne, surtout après les attaques répétées contre des sanctuaires, imputés à des salafistes dangereux impliqués dans des activités terroristes.

Il est vrai qu’en raison de propos très virulents à l’encontre d’Israël et des Juifs, les islamistes qui dominent la vie politique tunisienne risquent de faire un compromis face au terrorisme.


Ftouh Souhail

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