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Le 18 septembre 2013 le commandant de l’Aviation royale canadienne (ARC), le Lieutenant-général Yvan Blondin, a discuté des défis et des opportunités qu’ affronte aujourd’hui le Canada, ainsi que ce que l’ARC fait pour constituer la Force aérienne de l’avenir.

Le débat était animé dans le cadre d’une conférence à Montréal intitulée :« Le leadership en période de changement : Comment répondre aux défis d’aujourd’hui et constituer l’Aviation royale canadienne (ARC) de l’avenir »

Le chef de l’Aviation Royale Canadienne a expliqué comment au cours des dernières années, l’ARC a atteint un niveau d’excellence opérationnelle grâce à ses nombreuses opérations, tant au pays qu’à l’étranger.

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Le Lieutenant-général Blondin a discuté aussi de l’importance de protéger cette excellence en opérations, tout en constituant de nouvelles capacités et en répondant aux pressions budgétaires. Il a discuté de ses stratégies pour réduire les coûts opérationnels, tout en protégeant le niveau d’excellence opérationnel nécessaire à la Force aérienne de demain.

Il a ensuite souligné l’importance de l’innovation et de la technologie – surtout dans le domaine de la simulation et de la modélisation – pour la création d’une Force aérienne de l’avenir puissante et efficace. Mais aussi la nécessité de maintenir les standards opérationnels et le niveau de la puissance aérienne du Canada.

Durant la période des questions j’ai profité de cette rencontre très utile , avec le commandant Blondin, pour lui poser justement la question de savoir si l’ARC dispose d’ un programme d’acquisition de  drones qui sont aujourd’hui incontournables et surtout déployés pour d’importants opérations militaires mais aussi dans la protection forestière, frontalière, la lutte contre la contrebande, la lutte contre la pollution maritime et les incendies ?

J’ai brièvement rappelé que les nouveaux contextes stratégiques et les conflits Irak, en Afghanistan ou à Gaza ont consacré l’opportunité d’utiliser des drones.

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J’ai aussi fait savoir, au patron de l’ARC, l’expérience inédite d’Israël dans le développement, la production, l’exportation et l’utilisation des drones, arme de prédilection d’Israël air Force, qui s’inscrit dans le cadre des dispositifs permanents de sûreté aérienne (DPSA) de l’armée israélienne.  L’industrie de défense israélienne ( Elbit Systems, IAI et ADS) a bénéficié de ce fait d’une certaine avancée au niveau mondial qui a favorisé la production d’appareils nettement plus fiables et opérationnels.

Le chef de l’Aviation Royale Canadienne a répondu par l’affirmative et il a affirmé-qu’il est vital pour l’intérêt national du Canada de développer et maintenir une capacité de défense forte et réactive. Il a reconnu les succès réalisés par les appareils israéliens dans le cadre de missions de reconnaissance et de défense dans un environnement qui a décrit comme « très hostile ».

Le Lieutenant-général Blondin a ajouté que l’ARC s’intéressera très bientôt aux drones israéliens. Reste un seul problème à résoudre, selon lui ; c’est que l’utilisation de drones requiert pour le cas du Canada, deuxième plus grand pays du monde, la préparation d’un système de satellite militaire dont son pays ne dispose pas encore. Ce système ne sera disponible que dans trois ans selon notre interlocuteur.

En effet, selon lui,  un nouveau satellite construit par la firme canadienne MacDonald, Dettwiler and Associates (MDA), sera placé en orbite quasi polaire à environ 800 km au-dessus de la surface terrestre. Il devra offrir une cartographie de la surveillance de l’espace canadien.

Le chef de l’Aviation Royale Canadienne a précisé que c’est pour cette raison, selon lui, que le Canada n’a pas utilisé de drones jusqu’ici puisque la majorité des satellites actuels ne couvrent pas les zones du nord du pays.

L’Aviation royale canadienne appuie le gouvernement du Canada par l’accomplissement des trois principaux rôles de défense des Forces armées canadiennes : défendre le Canada – servir avec excellence au pays; défendre l’Amérique du Nord – être un partenaire solide et fiable des États-Unis pour défendre le continent; et contribuer à la paix et à la sécurité internationales en faisant preuve de leadership à l’étranger.

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En fin de la rencontre, il m’a fallu rappeler que l’État Hébreu vend 60% de drones de plus que les USA. Parmi ses principaux clients on trouve L’Inde, L’Allemagne, l’Azerbaïdjan, la Turquie. L’OTAN a même demandé l’expertise des Israéliens dans ce domaine dans le cadre du conflit afghan.

Le Lieutenant-général Blondin a été pilote de chasse, commandant d’un escadron de chasse et commandant d’escadre au Canada et en Europe. Il a aussi fait partie de l’état-major canadien au QG du NORAD, à Colorado Springs. Il a occupé le poste de directeur de l’état-major à la Force internationale d’assistance à la sécurité de l’OTAN à Kaboul, en Afghanistan. Plus récemment, à Winnipeg, il a occupé deux fonctions, soit commandant de la 1re Division aérienne du Canada et également commandant de la région canadienne du NORAD. Avant d’être nommé commandant, en septembre dernier, il a assumé les fonctions de commandant adjoint de l’ARC.

Souhail Ftouh

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