| More

1weizmann-institute

Utiliser des nano-chirurgiens pour réparer les cellules du corps humain n’est plus un concept réservé aux seuls ouvrages de science-fiction. Des chercheurs de l’Institut Weizmann à Rehovot, en Israël, viennent de créer des nano-robots capables de contrôler le fonctionnement des gènes de bactéries, avec l’espoir de guérir les maladies et de vivre toujours en bonne santé.

Des chercheurs de l’Institut Weizmann (Rehovot) ont créé des nano-robots capables de contrôler le fonctionnement des gènes dans des cellules bactériennes. Prochaine étape : l’envoie de nano-robots directement dans le corps humain. La nanotechnologie nous apporte ainsi la promesse d’un corps humain gorgé d’une myriade d’infatigables nano-chirurgiens s’affairant à nous préserver en bonne santé.

Une révolution en marche

Ray Kurzweil, inventeur, conseiller de l’armée américaine sur les avancées scientifiques, éminent futurologue, reconnu pour ses prédictions en matière de percées technologiques prévoit “qu’en 2030, les humains s’injecteront des millions de nano-robots dans le but d’améliorer leurs réponses immunitaires et de s’affranchir des maladies”. Cette révolution, à l’apparence si fantasque, est pourtant déjà en marche ; en effet, une équipe de chercheurs de l’Institut Weizmann dirigée par le Prof Ehud Shapira et le Dr Tom Ran planchent sur des nano-robots se déplaçant de manière autonome dans les cellules bactériennes.

Un scannage des gènes

Dans une étude publiée dans Nature’s Scientific Reports, les chercheurs ont développé quatre types de bactéries contenant deux facteurs génétiques : une bactérie dont les deux gènes s’expriment correctement, une dont les deux gènes présentent un disfonctionnement et deux bactéries dont seul un gène sur deux est opérationnel. Le nano-robot effectue ensuite un contrôle des gènes des bactéries à l’aide d’un programme qu’il renferme en son sein, contenant les informations des gènes s’exprimant de façon adéquat. Lorsque le nano-robot effectue son contrôle, il génère une protéine émettant une lumière verte en cas de concordance entre les informations qu’il collecte et celle présente dans sa mémoire. Ce contrôle s’est effectué avec succès.

Des contrôleurs qualité nanoscopiques

Cette avancée prometteuse n’est qu’un début. En effet les chercheurs se doivent de développer encore cette technologie pour permettre aux nano-robots de se mouvoir à travers les cellules humaines, structurellement plus complexe, que les bactéries. Les nano-robots pourraient alors être utilisés comme des contrôleurs qualité électro-biologiques, réalisant des contrôles sur les cellules comme d’autres robots plus gros le font sur les voitures pour s’assurer qu’elles sont fiables ou sur la viande surgelée pour s’assurer qu’elle est pur boeuf. Le nano-robot pourrait “scanner” la cellule, vérifiant que chaque gène s’exprime de manière adéquate. Les dirigeants de l’équipe de recherche précisent qu’à l’avenir, les protéines émettrices de lumière seront remplacées par des protéines capables de provoquer l’autodestruction des cellules dont les gènes sont défectueux.

Benjamin Kupfer, Volontaire international chercheur à l’Université Bar-Ilan

Source : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/mKZIO

Leave a Reply

*