| More

Le ministre de la Défense Ehud Barak a achevé une importante visite de travail en Colombie où il a notamment rencontré son homologue et le chef d’état-major colombien.

Ils ont évoqué la lutte des deux pays contre le terrorisme, le renforcement de la coopération, notamment des exportations sécuritaires d’Israël vers la Colombie. Ehoud Barak a exposé devant ses hôtes la situation au Moyen-Orient et souligné l’incertitude qui règne dans la région face aux révoltes du printemps arabe.

La coopération militaire entre Israël et la Colombie va s’accroître, a annoncé dans un communiqué le bureau d’Ehud Barak, à l’issue d’une rencontre de ce dernier à Bogota avec le président colombien Juan Manuel Santos.

“La Colombie est une véritable amie d’Israël, et je vais œuvrer à l’élargissement de la coopération bilatérale dans les domaines de la technologie, de l’industrie, de l’agriculture, de l’éducation et de la promotion de l’excellence”, a aussi déclaré Barak au président Santos, selon ce texte.

Israël et la Colombie viennent de signer un traité de sécurité bilatéral de haute importance. Il s’agit pour Jérusalem et Bogota d’un engagement fort à collaborer étroitement dans leurs stratégies de sécurité et de lutte contre les groupes armés illégaux. Des Etats qui sont tous deux confrontés à différentes formes de terrorisme.

Les Ministres de la Défense des deux pays, Ehud Barak et Juan Carlos Pinzon, étaient réunis dans la capitale colombienne pour la conclusion de cet accord.

Le ministre israélien a discuté t avec son homologue colombien Juan Carlos Pinzon sur une base militaire colombienne en présence du chef d’état-major colombien “d’une possible augmentation des exportations d’armes israéliennes à la Colombie”, selon un précédent communiqué israélien

Pour Juan Carlos Pinzon, cette coopération renforcée entre les forces Israéliennes et colombiennes constitue une « nouvelle étape » dans les relations bilatérales. Il qualifie l’accord d’«historique. »

« Nous avons invité des responsables israéliens qui souhaitaient en savoir plus sur l’expérience de nos forces armées pour des opérations spéciales », a-t-il expliqué.

« Ces rencontres et ces conversations sont bonnes, elles nous ont permis d’évoquer l’importance d’aller vers un dialogue qui ne serait pas uniquement concentré sur les questions commerciales et les efforts communs contre le terrorisme, mais qui nous permettrait aussi d’avoir une relation à un niveau stratégique. »

Pour Ehud Barak, pas de doute, la Colombie est « l’un des meilleurs amis d’Israël. » Le Ministre Israélien a annoncé que les sociétés colombiennes et l’Armée Israélienne allaient augmenter leurs investissements bilatéraux.

En marge de la libération d’Ingrid Bétancourt en 2008 et des révélations sur le rôle de Tsahal dans la formation des forces armées colombiennes, Bogota et Jérusalem ont intensifié leur lien. Israel aide surtout la Colombie à lutter contre la guerrillera et le mouvement insurrectionnel des FARC responsable de la mort d’au moins 40.000 Colombiens.

Des responsables militaires estiment que le chef d’état-major de Tsahal, Benny Gantz devrait se rendre dans quelques mois en Colombie pour hisser le niveau de coopération militaire entre les deux pays dans la lutte contre le terrorisme.

Israël est sur le point de devenir le premier fournisseur de l’armeé colombienne. Les États-Unis ont déjà placé sept bases militaires dans ce pays pour la lutte contre le narco-terrorisme.

Le Congrès colombien a décoré Ehoud Barak de la plus haute distinction du pays. Ce sont les présidents du Sénat et de la Chambre des Représentants qui ont décoré personnellement le ministre en déclarant que Barak a été récompensé “pour le combat mené en faveur de son pays et pour le renforcement des relations bilatérales”.

En avril 2011, le président Juan Manuel Santos a refusé la reconnaisse d’un l’Etat palestinien unilatéral. Santos s’est exprimé devant le Congrès juif mondial à Bogota (30 mars 2011) en ces termes : “Nous ne reconnaîtrons pas l’Etat palestinien, parce que pour nous c’est une question de principe. Nous apprécions hautement l’amitié et le courage du peuple juif”, a souligné le leader colombien.

La Colombie est grande démocratie d’Amérique latine. L’ambassadeur d’Israel en Colombie, Yohed Magen, estime aussi que l’économie des deux pays sont complémentaires (1).

Sur une possible frappe préventive israélienne sur l’Iran , le ministre de la Défense Ehoud Barak, interviewé le 17 avril 2012 sur les ondes de Kol Israël deouis Bogota , a indiqué ”qu’Israël ne s’est pas engagé auprès des Etats-Unis à ne pas attaquer l’Iran”. Selon lui, les discussions entre l’Iran et les grandes puissances ne donneront rien, mais il a fait le voeu de ”faire erreur”.(2).

Depuis la Colombie où il a participé au sommet des Amériques, le président américain Barack Obama a annoncé un durcissement des sanctions contre l’Iran si les discussions entamées achoppent. “L’idée que nous aurions accordé une concession ou une prime signifierait que l’Iran aurait gagné quelque chose. En fait, ce qu’ils ont gagné, ce sont les sanctions les plus dures qui les attendent d’ici quelques mois s’ils ne profitent pas de ces pourparlers. J’espère qu’il le feront”, a-t-il déclaré.

Le président américain Barack Obama a affirmé qu'”aucune concession” n’a été faite à l’Iran avec les pourparlers sur le nucléaire en Turquie, lors d’une conférence de presse à Carthagène. “Nous n’avons fait aucune concession”, a-t-il assuré en réaction aux déclarations du Premier ministre israélien Binyamin Netanyahu selon lequel l’Iran a reçu une “prime” de cinq semaines pour poursuivre son programme nucléaire.

Ftouh Souhail

(1)http://www.elmundo.com/portal/noticias/economia/israel_y_colombia_son_economias_complementarias.php

(2)http://www.jewishjournal.com/world/article/ehud_barak_nuclear_talks_dont_exempt_iran_from_attack_20120417/

Leave a Reply

*