La conseillère américaine à la Sécurité nationale rencontré les ambassadeurs d’Oman, des Émirats arabes unis, de Bahreïn et du Maroc et leur a proposé de signer un traité de « non-agression » avec Israël.

Selon l’analyste politique cité par la chaîne de télévision israélienne 13, Barak Rafid, citant des sources arabes, américaines et israéliennes, cette proposition a eu lieu lors d’une réunion de Washington, la semaine dernière.

La source a décrit l’accord de « non-agression » comme « une étape intermédiaire officielle dans la normalisation complète des relations entre Israël et les pays n’ayant pas de relations diplomatiques formelles avec Israël« .

La source a indiqué que Victoria Coates, Conseillère adjointe pour la sécurité nationale, avait présenté aux ambassadeurs d’Oman, des Émirats arabes unis, de Bahreïn et du Maroc l’initiative visant à encourager la signature d’un traité de « non-agression » entre ces pays et Israël et avait demandé à connaître la position des autorités de leur pays à cet égard.

Les ambassadeurs ont déclaré qu’ils transmettraient le message de la Maison-Blanche à leurs dirigeants et qu’ils reviendraient avec une réponse dans les meilleurs délais.


Victoria C. Coates est la Conseillère adjointe pour la sécurité nationale dans la Maison Blanche. Elle est aussi un historienne de l’art, blogueuse et consultante politique américaine, principalement en politique étrangère.

La chaîne a estimé que cette étape correspond à l’adoption par le gouvernement américain de l’initiative annoncée précédemment du ministre israélien des Affaires étrangères, Yisrael Katz.

Lundi, 2 décembre 2019, Katz a révélé l’arrivée d’une délégation israélienne à Washington pour discuter de la possibilité de conclure un accord de « non-agression » avec les États du Golfe dans une interview accordée à la radio de l’armée israélienne.


Le ministre des Affaires étrangères, Katz, en compagnie de Victoria Coates, conseillère adjointe à la sécurité nationale aux États-Unis, au MFA de Jérusalem

Katz a noté que la délégation discutait également de la possibilité de pousser l’initiative « Regional Peace Rail » visant à relier Israël à l’Arabie Saoudite et aux pays du Golfe par chemin de fer traversant la Jordanie et à le relier à la mer Méditerranée et au golfe de Haïfa.

« Une délégation israélienne est arrivée dans la capitale américaine, Washington, pour des discussions avancées sur la possibilité de parvenir à un accord (de non-agression) entre Israël et les pays du Golfe« , a déclaré M. Katz. Il a souligné que « Washington travaille avec les pays du Golfe pour atteindre cet objectif« .

Katz a noté aussi que la délégation israélienne comprenait des représentants des ministères des Affaires étrangères et de la Justice, du Conseil de sécurité nationale et de l’armée.

Bien que le ministre israélien n’ait pas indiqué si les négociations se limiteraient à la partie américaine ou si des représentants des pays du Golfe participeraient, le rapport de Channel 13 confirmait la présence des ambassadeurs d’Oman, des Émirats arabes unis, de Bahreïn et du Maroc.

En septembre 2019, Katz a annoncé qu’il avait rencontré le ministre des Affaires étrangères d’un pays arabe en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, sans identifier le ministre arabe. Il s’est également rendu à Abu Dhabi, la capitale des Émirats arabes unis, en juillet.

Toutefois, le rythme de la normalisation a récemment augmenté sous de nombreuses formes entre Israéliens et pays arabes et du Golfe, grâce à la participation israélienne à des activités sportives et culturelles organisées par des pays arabes, tels que les Émirats arabes unis.

Souhail Ftouh