Les chercheurs israéliens de l’Institut Migal Galilée, un institut financé par le ministère des Sciences et situé à Kiryat Shmona travaillent sans relâche depuis un mois. L’institut est spécialisé dans les biotechnologies, l’informatique, l’agro-technologie, l’agriculture, les sciences de l’environnement, la nutrition, la santé et l’alimentation. 90 docteurs et 190 chercheurs, œuvrent au sein de 44 groupes de recherche. 

Ils viennent d’annoncer publiquement avoir fait une percée scientifique majeure dans l’élaboration d’un vaccin contre le nouveau coronavirus.

Au moment où le Covid 19 se propage il y a quelques mois, les chercheurs identifient des similitudes entre ce que l’on appelle le nouveau coronavirus, le covid-19, et l’ancien coronavirus, le virus de la bronchite infectieuse qui contamine et tue les volailles.

Un virus contre lequel, après des années de travail, l’institut Migal a mis au point un vaccin qui s’était révélé très efficace. Ils ont, en fait, découvert que la manifestation du coronavirus chez les oiseaux était très similaire à sa manifestation chez l’être humain et que le virus chez la volaille a une identité génétique très proche du virus humain. En conséquence, le vaccin développé pour les oiseaux pourrait être adapté aux humains. De là ils se sont mis de suite au travail. 

Les autorisations nécessaires sur les êtres humains  elles devraient être obtenues plus rapidement que d’habitude vu l’urgence selon Ouri Ben-Herzl, Vice-directeur général de l’Institut israélien de Recherche Migal : « Il s’agit d’un vaccin préventif qui sera administré par voie orale. »

Il s’agit d’un vaccin préventif qui sera administré par voie orale et permettra d’immuniser les populations et non de traiter les malades.

Les résultats des recherches de l’Institut Migal Galilée sont régulièrement publiés dans les magazines scientifiques internationaux de référence.  

Israël invente une méthode permettant de détecter très rapidement les malades

Des chercheurs du Technion Institute of Technology et du campus des soins de santé de Ramban ont présenté une méthode qui permet un examen massif des échantillons.

A l’heure actuelle, le Ramban doit analyser individuellement jusqu’à 1200 échantillons par jour, ce qui empêche la détection de cas asymptomatiques et implique également une consommation de temps et de ressources qui n’aide pas beaucoup dans la lutte contre le COVID-19.

Le bénéfice du nouveau test, incroyablement développé en moins de quatre jours, réside dans le fait que la nouvelle technique a permis d’analyser jusqu’à 60 échantillons au niveau moléculaire à la fois, laissant la place à la détection de cas asymptomatiques dangereux qui pourraient contaminer, massivement et par inadvertance, une grande partie de la population. L’impact positif sur la vitesse de détection est impressionnant et devrait aider à aplanir la courbe d’infection et à ralentir la pandémie afin que les malades puissent être pris en charge grâce à la capacité hospitalière.

« Nous recevons environ 200 échantillons de test COVID-19 par jour, et chaque échantillon subit un examen individuel », a déclaré le Dr Yuval Gefen, directeur du laboratoire de microbiologie clinique Rambam.

«Avec la nouvelle approche de clustering que nous avons actuellement testée, les tests moléculaires peuvent être effectués sur un échantillon combiné de 32 ou 64 patients. De cette façon, nous pouvons accélérer considérablement le taux de test. Ce n’est que dans les rares cas où l’échantillon commun est positif, que nous effectuerons un test individuel pour chacun des échantillons spécifiques.  »

Les chercheurs notent cependant que pour l’instant, la mise en œuvre du test présente des défis logistiques.

Souhail Ftouh