Il est possible, depuis le Canada, de faire des contributions philanthropiques pour aider des projets profitants aux soldats qui sont dans le besoin dans l’armée israélienne.

La division canadienne du Fonds national juif (FNJ), qui oeuvre au pays depuis 1901, bénéficie de statut d’organisme caritatif auprès de l’Agence du revenu du Canada (ARC). Le statut d’oeuvre de charité permet à un organisme au Canada de soustraire ses revenus à l’impôt et de rédiger des reçus aux donateurs pour qu’ils en tirent un avantage fiscal.

L’organisme de charité a une mission d’amélioration de la qualité de vie des Israéliens. Et aussi de aider ces soldats incroyables, qui ont fait leur aliyah en provenance du monde entier pour servir dans l’armée.

Nos partenaires de projets sur le terrain, entièrement dévoués au bien-être matériel et moral de cette population, nous font part régulièrement de la situation alarmante à laquelle nos frères sont confrontés au quotidien avec la misère.

Ces jeunes hommes et femmes courageux qui choisissent de servir dans l’armée israélienne, indépendamment de leur pays d’origine, sont les plus démunis et il est important que l’on prenne soin de cette population qui a besoin d’assistance.

Les activités du Fonds 

Le Fonds national juif fait partie des plus grandes œuvres caritatives au pays. En 2016 et 2017, le Fonds a déclaré des revenus cumulés de 42 millions de dollars. Sur chaque dollar récolté, 56 cents sont consacrés à sa cause d’aide et de développement des communautés en Israël et ailleurs dans le monde, selon le site Charity Intelligence.

À Montréal, le Fonds organise chaque année un gala couru, et ce, depuis 66 ans. Le FNJ contribue depuis quelques années à des activités de reboisement et à la construction de barrages pour l’irrigation des terres agricoles dans plusieurs régions d’Israël, mais finance également des projets communautaires au Québec, dans les écoles primaires, garderies et cégeps.

Des dons de charité reçus au Canada sont été affectés à des projets dans l’enseignement et le divertissement des soldats, notamment près des bases militaires navales et aériennes de Bat Galim, dans la région d’Haïfa, et de Palmachin, au sud-ouest de Tel-Aviv.

Des dons de bienfaisance pour aider les soldats seuls

De nombreuses institutions gouvernementales et autres services viennent en aide à plus de 6 000 soldats seuls. Cette activité charitable est nécessaire car l’armée ne parvient pas à répondre aux besoins de soldats qui n’ont pas de soutien familial en Israël.

Selon un rapport du bureau du contrôleur d’Etat publié en 2018, Tsahal s’efforce de fournir les services nécessaires et importants pour les surnommés « soldats seuls » – les soldats qui n’ont ni famille ni soutien en Israël — et ont conscience des nombreux défis auxquels ces jeunes sont confrontés.

Le Contrôleur d’Etat Yosef Shapira avait découvert que les programmes de l’armée ne répondaient pas de manière adéquate aux besoins de ces soldats seuls. Le Contrôleur a examiné surtout la période qui suit leur service, constatant que beaucoup d’entre eux avaient du mal à s’intégrer dans la société israélienne.

« Il n’existe pas de programme inter-agences complet qui définisse les objectifs du pays concernant l’intégration dans la société israélienne des soldats seuls vétérans qui n’ont pas de soutien familial », indique le rapport.

Il y a approximativement 6 800 soldats qui servent actuellement au sein de l’armée israélienne et qui sont reconnus officiellement comme n’ayant ni parents dans le pays, ni soutien financier.

La majorité des militaires appartenant à la première catégorie sont de nouveaux immigrants s’étant installés seuls en Israël, et la deuxième est plutôt constituée de citoyens nés au sein de l’Etat juif et issus de milieux défavorisés.

De manière générale, le statut de soldat seul est très valorisé au sein de Tsahal, et parmi la population israélienne. En effet, la Direction des ressources humaines de l’armée mesure l’importance du sacrifice réalisé par les soldats venus seuls de l’étranger et qui ne retrouvent pas le cellule familiale pendant leurs permissions.

Contrairement aux israéliens de souche qui rentrent chez leurs parents en fin de semaine, les soldats seuls n’ont pas de solution de logement au cours de leur service. 

Le statut de soldat seul est le statut attribué aux soldats dont les parents vivent en dehors d’Israël au moins 9 mois par an. Ce statut offre une série de droits et privilèges. Les soldats seuls ont droit à des permissions supplémentaires pour rendre visite à leurs parents à l’étranger, et pour se dégager du temps s’ils viennent leur rendre visite en Israël.

Une série d’aides financières sont proposées au soldat seul. Parmi ces aides il y a par exemple les 120 shekels que reçoit le soldat seul pour faire ses courses dans l’une des grandes chaînes de supermarché en Israël.

Améliorer les options de logement pour les soldats seuls, jugés insuffisants

Les problèmes les significatives portaient surtout sur les options de logement pour les soldats seuls.

Tsahal propose à ces troupes différents choix de lieux de vie, et notamment des chambres dans des appartements réservés aux soldats, des lits dans des « maisons du soldat » gérées par une organisation caritative – une sorte d’hôtel militaire – ou un placement dans un kibboutz. Cependant, la majorité des soldats seuls renoncent à ces options en faveur d’une modeste allocation de logement qui leur permet de louer un appartement seul ou avec des colocataires.

Shapira avait constaté que, bien que ces problèmes soient « connus et reconnus », la Direction des ressources humaines n’avait pas examiné « les besoins budgétaires et la qualité des solutions fournies par l’armée israélienne aux soldats seuls ».

Dans son rapport, le Contrôleur critique également les organisations spécifiquement formées pour soutenir les soldats seuls mais qui violent les protocoles militaires en les aidant de façon directe.

Dans le but de s’éloigner de la vieille habitude des unités militaires israéliennes recevant des dons directement – ce qui a été jugé comme injuste et problématique –, l’armée a exigé que tous les dons passent par une organisation connue sous le nom de « United for Israel’s Soldiers ».

Tsahal travaille afin de trouver une nouvelle façon d’obtenir des dons en faveur des soldats seuls précise le lieutenant colonel Limor Mizrahi, du Directoire des ressources humaines de l’armée.

Souhail Ftouh