Une étude internationale, réalisée sous la direction du Dr. Dafna Langgut, du laboratoire d’archéo-botanique de l’université de Tel Aviv, a révélé que « les hommes ont pour la première fois cultivé l’olivier il y a environ 6 500 à 7 000 ans sur les collines de Galilée dans le nord d’Israël ».

Dans l’étude, publiée dans la revue Holocene, les chercheurs, qui ont travaillé à partir du pollen fossile retrouvé sur tout le pourtour de la Méditerranée, estiment que leurs découvertes leur permettront de « découvrir des variétés plus résistantes aux parasites, aux maladies et, éventuellement, au changement climatique ».

Jusqu’alors, la communauté d’historiens et de scientifiques estimaient que le passage à la culture de l’olivier se situait il y a 4 000 à 6 000 ans, dans une des régions de la Méditerranée orientale ou centrale.

« La palynologie, ou étude des pollens antiques, a fait de grands progrès ces dernières années, fournissant une quantité d’informations aussi bien sur la production agricole des peuples anciens que sur les effets des catastrophes environnementales survenues il y a des millénaires”, explique le Dr. Langgut.

Afin de tirer leurs conclusions, son équipe a ainsi « recherché des pics dans la production du pollen d’olivier qui ne seraient pas liés à une présence accrue du pollen de plantes ayant des besoins similaires, comme le chêne et le pistachier, qui auraient pu également bénéficier d’une amélioration des conditions environnementales, ceci pour identifier une augmentation qui ne pourrait s’expliquer que par une intervention humaine dans la culture à long terme de l’arbre ».

« Il y a 7 300 ans, seulement 3,5 % du pollen tombé dans la mer de Galilée provenait d’oliviers”, explique le Dr. Langgut. « Il y a 6 900 ans, il dépassait 17 %. Cela signifie que la culture à grande échelle des oliviers a commencé à proximité du lac, dans un rayon maximum de 50 kilomètres, ce qui feraient des collines de Galilée, des hauteurs du Golan, ou des hauts plateaux de Judée et de Samarie les lieux possibles de l’apparition des premiers oliviers domestiques. »

« En fait parmi ces régions, la Galilée est particulièrement riche en découvertes archéologiques qui la désignent comme une zone où la consommation d’olives et la production d’huile ont commencé très tôt », ajoute-t-elle. « Il existe même des preuves d’une telle activité antérieures de quelques siècles à la datation donnée par l’analyse du pollen. »

Durant leurs travaux, les archéologues ont retrouvé des noyaux d’oliviers broyés vieux de 7 600 ans dans le village néolithique d’Hurvat Castra, à proximité de Haïfa. « Par ailleurs, l’analyse de résidus de récipients en argile retrouvés à Ein Zippori, site des périodes néolithique et chalcolithique situé en Basse-Galilée, a révélé des traces d’huile d’olive, datées environ de 7 000 à 8 000 ans », expliquent-ils.

Les Hébreux et les oliviers ont des racines au fin fond de histoire de cette région au Proche-Orient. Voilà qui ébranle un des fondements de la pensée qui nie les droits des Juifs qui sont les descendants du royaume de David.

Vierge, la Terre de Israël attendait que son peuple originel vienne la faire refleurir. Car elle lui appartenait, et non à cette minorité islamique, dépourvue d’histoire, arrivée là par hasard.

Souhail Ftouh

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