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Alors qu’Israël est toujours prêt à des négociations sans préconditions le Fatah a déclaré la guerre à toutes les rencontres informelles entre Israéliens et Palestiniens, a indiqué ce week-end Hatem Abdel Kader, un cadre du mouvement de Mahmoud Abbas.

Cette décision du Fatah fait suite à une série de réunions entre des ”pacifistes” et intellectuels israéliens et palestiniens pour promouvoir ”la paix et la normalisation entre les deux parties”.

La semaine dernière, les Palestiniens ont torpillé une initiative de la Confédération israélo-palestinienne, pour donner une conférence à Jérusalem et Bethléem. Lors de cette conférence, Israéliens et Palestiniens devaient voter pour un Parlement conjoint qui aurait proposé de servir de ”3e gouvernement” aux deux peuples.

Cette position vient alors que Fatah et le Hamas ont repris ce dimanche, 18 décembre 2011, au Caire les discussions pour l’application de leur accord de réconciliation. Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas arrivera mercredi au Caire pour “parrainer les discussions” avec l’aide de l’Egypte.

Le Fatah annonce cette offensive anti-normalisation avec Israël alors qu’Israel a commencé la procédure de libération des 550 prisonniers dans le cadre du 2e volet de l’accord Shalit.

En effet, Israël a libéré ce dimanche soir 550 détenus sécuritaires dans le cadre du deuxième volet de l’accord Shalit. La plupart d’entre eux sont affiliés au Fatah et il n’y a aucun prisonnier condamné à la perpétuité. La plupart d’entre eux ont franchis le barrage de Bitouniya pour réintégrer la Judée-Samarie, 41 ont été transférés à Gaza et deux détenus jordaniens ont regagné leur pays via le pont Allenby. Deux habitants de Jérusalem-est ont été relâchés à la base d’Atarot.

Les anti-normalisations avec Israël ne sont pas uniquement du palestiniens du Fatah. Plusieurs écrivains arabes, dont un Libanais, un Égyptien et un Palestinien ont refusé de débattre à la même table que leur confrère israélien Moshé Sakal à la Conférence des écrivains méditerranéens qui s’est tenue à Marseille les 3 et 4 decembre à l’initiative d’ACRIMED, provoquant d’importants remous.

Le président turc, Abduallah Gül, a boycotté aussi le 10 decembre 2011 un repas officiel organisé à Vienne pour les chefs d’État et de gouvernement participant à la quatrième Word Policy Conference à Vienne, après avoir appris que le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak y participerait aussi.

Parallèlement, lors d’un autre évènement de cette conférence, Ehoud Barak et la délégation israélienne ont quitté la salle des congrès, avant le discours de M. Gül.

Ftouh Souhail

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