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Archive for April, 2010

Dans une interview diffusée en direct sur la chaine Nile TV, Basma, la vedette égyptienne, a défendu les Juifs de son pays.

Cette vedette de la télévision égyptienne a déclaré être fière de son grand-père juif et ajouté qu’elle n’avait jamais tenté de dissimuler la religion de ce dernier : « J’ai beaucoup appris de lui, des choses comme l’importance d’accepter le point de vue des autres… »

Basma a rappelé que dans les années 1990, elle avait rencontré pour la première fois les frères de son grand-père qui vivaient aux États-Unis : «Au début, j’avais peur d’eux, mais dès que j’ai fait leur connaissance, je les ai trouvés semblables à mes concitoyens égyptiens. Ils sont beaucoup plus attachés à leur identité égyptienne et manifestent beaucoup plus de patriotisme que de nombreuses personnes vivant sur le sol égyptien en ce moment », a-t-elle ajouté.

Ftouh Souhail , Tunis

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Youlia Shamalov-Berkovich, a prêté serment à la Knesset ce lundi 26 avril 2010. Elle emplace l’ancien député Haim Ramon, qui a démissionné la semaine dernière.

Madame Shamalov-Berkovich, 44 ans est mariée avec deux enfants. Né en Union Soviétique, Shamalov-Berkovich fait son aliya en Israël en 1979. Elle a été parmi les fondateurs d’Israël Plus, de Russie, chaîne de télévision de langue russe, et Vesti, le plus grand journal en langue russe. Elle a également a travaillé comme consultant en marketing et médias. Elle est aussi dotée d’une bonne carrière universitaire (1).

Elle a rejoint Kadima peu de temps après sa création, et a été placé quarantième sur sa liste pour les élections à la Knesset de 2006, mais il a manqué sur un siège. Elle a été placée vingt-neuvième sur la liste du parti pour les élections de 2009, mais il a manqué sur un siège de plus que le parti a remporté 28 sièges.

Yulia Shamalov-Berkovich a demandé récemment au ministre de l’Intérieur d’utiliser ses pouvoirs pour fermer le journal Haaretz, à la suite de récentes révélations d’un scandale d’espionnage impliquant le reporter du journal, Uri Blau, et un ancien soldat, Anat Kam.
Sa demande fait suite à un identique par MK Michael Ben-Ari de l’Union nationale.

Ftouh Souhail, Tunis

(1) 1997-1998: MBA, Tel Aviv University
1985-1988: BA in Sociology and Anthropology, Tel Aviv University
1983-1984: Certificate Studies in Journalism and Television

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Le président américain d’origine afro-muslmane Barack Hussein Obama a félicité ce mardi 20 avril 2010 son homologue Omar el-Béchir, lui exprimant dans un message son ” satisfaction ” pour sa victoire aux élections soudanaises du 11 au 15 avril.

Le général el-Béchir a été reconduit à la tête de son pays le lundi 19 avril avec 68,24% des voix, à l’issue d’élections controversées.

Sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), émis l’an dernier contre lui pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité sur plus de 300.000 personnes dans la région du Darfour, le général el-Béchir voulait pourtant se refaire une légitimité à travers ces élections et faire un pied-de-nez à la communauté internationale. Son conseiller Nafie Ali Nafie l’a du reste indiqué la semaine dernière : “L’élection du président Béchir prouvera que les allégations contre lui sont infondées”.

Le moins que l’on puisse dire est que ce dictateur a raté le coche, lui qui a joué seul son tambour, chanté sans d’autres voix, dansé seul avec sa canne pour, finalement, s’admirer lui-même, sans spectateur. Comme le dit un adage de chez nous, si un vieux plume seul un coq en chantant, ce n’est pas qu’il soit content mais qu’il rumine son amertume. Rien d’étonnant donc s’il n’y a pas eu de concert de félicitations à l’image de celui qui accompagnent toujours l’élection ou la réélection d’un président.

En Occident, seule l’Administration de Barack Hussein Obama a félicité la victoire du tyran el-Béchir, reconduit au pouvoir. Dans un message transmis par l’envoyé spécial de la Maison Blanche pour le Soudan, le président américain aurait exprimé selon la chaîne Aljazzira son ” satisfaction ” pour cette victoire.

L’émissaire américain pour le Soudan, Scott Gration, a estimé d’ailleurs le 3 avril dernier que les élections soudanaises prévues seraient “aussi libres et justes que possible”.

Par cet Obama n’a pas seulement montré qu’il était un ami des dictatures arabes, mais il a aussi montré son mépris pour les 300 000 morts et 2 millions de déplacés du génocide du Darfour, c’est comme s’il n’existait pas. Le tyran arabe qui a fait régner la terreur arabo-intégriste sur la Soudan a ajourd’hui un nouveau ami à La Maison Blanche.

Certains commentateurs ont expliqué ce geste amical envers le chef massacreur djihadiste de Khartoum comme une contre -partie de l’acceptation du régime du palan du partage du Sud du Soudan. Le régime doit en effet organiser en janvier 2011 un référendum sur l’indépendance du Sud-Soudan, conformément à l’accord de paix qui a mis fin en 2005 à 21 ans de guerre civile.

Mais cela ne justifie en aucun cas que Barack H. Obama, ruine tous les espoirs de la justice des Darfouriens et pacifie avec un régime responsable de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Khartoum se félicite du « changement tangible » dans le discours américain dans le dossier du Darfour. Hussein Obama qui ne cesse de flatter les dictatures arabes et fait la courbette devant le roi d’Arabie, fait les yeux doux à l’homme fort du Khartoum.

La politique d’Obama au Soudan a été critiquée récemment à l’intérieure même des Etats -Unis.

Quelques jours avant les élections au Soudan, la comédienne américaine Mia Farrow s’en est prise vivement à la politique “spectaculairement naïve” de l’administration Obama dans ce pays.

“Personne au Soudan ne croit que les élections seront en aucune façon libres et justes”, écrit l’ex-égérie de Woody Allen dans une contribution au Wall Street Journal, le 7 avril 2010.

“L’intimidation, le truquage du vote, la manipulation du recensement et la corruption des chefs tribaux sont galopants”, dénonce Mia Farrow.

“La plupart des 2,7 millions de Darfouris déplacés vivent dans des camps de réfugiés. Ils ne peuvent pas, ou ne veulent pas être comptés”, poursuit-elle.

L’actrice a rappellé que le président américain Barack H. Obama avait qualifié la situation dans cette province de “génocide”, suscitant l’espoir des Darfouris.

Or “les élections bidon” auront lieu “avec le soutien de M. Gration et des Etats-Unis”, note-t-elle, avant d’appeler la communauté internationale à dénoncer la réélection du président soudanais Omar el-Béchir, inculpé par la Cour pénale internationale (CPI) pour crime contre l’humanité.

Mia Farrow, 64 ans, est ambassadrice de bonne volonté du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Selon le Wall Street Journal, elle s’est rendue 13 fois au Darfour et dans l’est du Tchad depuis 2004.

En lieu et place des approbations et compliments de l’Administration d’Obama, l’enturbanné de Khartoum a eu droit à des piqûres de rappel, dont il se serait volontiers passé. Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont rappelé au président élu que “l’impunité des crimes internationaux les plus graves est et demeure inacceptable”.

Human Rights Watch a, pour sa part, dénoncé “la répression politique et les violations des droits de l’homme (qui) ont sapé le caractère libre et équitable du scrutin dans tout le Soudan”, et la conseillère spéciale du procureur de la CPI, Béatrice Le Frapper, a été on ne peut plus claire : “Du côté judiciaire, rien n’est changé, le président Béchir était un fugitif avant les élections, il est toujours un fugitif”.

En attendant, l’inculpé de luxe peut prendre son avion, même s’il ne peut pas prendre n’importe quelle direction, pour s’offrir quelques escapades chez des homologues amis et pourquoi pas chez Hussein Obama.

Ftouh Souhail, Tunis

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Les autorités égyptiennes font souvent état de la découverte de tunnels destinés à la contrebande ou au trafic d’armes vers la bande de Gaza depuis la mi-juin 2007 et la prise du pouvoir par le mouvement islamiste palestinien Hamas, et de façon plus régulière.

Aujourd’hui on assite à une nouvelle méthode inventée par la policie en Egypte pour lutter contre le terrorisme des tunnels .

Un responsable de sécurité du Hamas en charge du secteur des tunnels le long de la frontière a déclaré ce mercredi, sous couvert d’anonymat, que les forces égyptiennes avaient rempli le passage souterrain d’un gaz utilisé pour disperser les foules. Le ministère de l’Intérieur du Hamas a un peu plus tard déclaré que le gaz utilisé dans le tunnel était toxique. Outre les quatre Palestiniens tués, six personnes ont été blessées, a-t-il dit.

Ces souterrains servent au trafic d’armes, de carburant et de marchandises de l’Egypte vers la bande de Gaza, soumise à pouvoir du mouvement islamiste palestinien Hamas depuis juin 2007. L’Egypte est sous forte pression américaine et israélienne pour fermer ces passages clandestins.

L’Egypte affirme faire son maximum pour empêcher ce trafic. Le réseau de tunnels reliant la bande de Gaza avec l’Égypte reste la bouée de sauvetage du Hamas, ce qui lui permet de renforcer son arsenal d’armes et ses tirs de roquettes aveugles sur Israël. Certaines sources estiment que plus de 800 tunnels traversent la frontière, dont certains d’entre eux peuvent atteindre plus de 6 mètres de profondeur.

Les contrebandiers Bédouins utilisent les tunnels pour passer de tout: de la nourriture, des batteries, du carburant, des cigarettes, ect… – et des centaines de tonnes d’armes destinées à des utilisations terroristes.

Le 18 avril dernier les forces de sécurité égyptiennes ont mis à jour 10 tunnels de contrebande d’armes situés à la frontière de la Bande de Gaza. Ces tunnels ont été découverts à l’intérieur de maisons habitées par des civils.

Ftouh Souhail

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Un nouveau député arabe Raleb Majadele a prêté serment ce lundi 26 avril 2010 à la Knesset. Il remplace l’ancienne députée Youli Tamir, qui a présenté sa démission à la Knesset deux semaines plus tôt.

Raleb Majadele est un homme politique arabe israélien, membre du parti travailliste. Il est le premier Israélien arabe à avoir été nommé en tant que ministre d’un gouvernement israélien. Cette position lui a donné accès aux procédures et décisions des réunions de cabinet. Il le premier arabe à disposer d’un tel niveau d’information dans la politique israélienne. Il a accédé au poste de Ministre de la Science, de la Culture et des Sports (depuis mars 2007) dans le gouvernement de Ehud Olmert.

Raleb Majadele est né le 5 avril 1953 dans le village de Baqa al Gharbiyye en Israël .Dès ses années de jeunesse, il s’engagea dans une activité publique en fondant et en dirigeant le conseil des élèves du lycée où il étudiait.

Il fut ensuite secrétaire du mouvement de la jeunesse étudiante et travailleuse (ha-No’ar ha-‘Oved we-ha-Lomed) de Baqa al Gharbbiye. A l’âge de 23 ans, il commença à travailler comme membre du personnel de la Confédération des travailleurs (Histadrut ha-‘Ovedim), en tant que secrétaire de la branche de Baqa al Gharbiyye. Il fut dans les années suivantes secrétaire du conseil local des ouvriers, responsable du Service de l’éducation, de la formation et du sport.

Il est membre de la Knesset et du Parti travailliste depuis 2004. Durant son mandat lors de la 16ème Knesset (juillet 2004), après le départ de Abraham Burg de la Knesset, Raleb Majadele prit sa place et prêta serment comme député. En janvier 2007, il fut nommé par Amir Péretz (alors secrétaire général du parti travailliste) ministre sans portefeuille dans le gouvernement de Ehud Olmert. En mars 2007, il devint ministre de la Science, de la Culture et des Sports.

Aujourd’hui il revient à Knesset pour remplacer l’ancienne députée travailliste Youli Tamir. Majadele est aussi membre du lobby social et environnemental et du lobby pour les communautés druzes et circassiennes. Il participe activement à promouvoir la coexistence entre Arabes et juifs en Israël et à résoudre différents problèmes dans le secteur arabe. Il est marié et père de quatre enfants.

Ftouh Souhail, Tunis

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A l’occasion du 90e anniversaire de la Conférence de San Remo – durant laquelle les puissances alliées avaient décidé de donner à la Déclaration Balfour la force de loi internationale -, plusieurs évènements étaient organisés ce samedi 24 avril 2010 dans la ville italienne.

Sous les auspices du maire de la ville de San Remo , Maurizio Zoccarato, des intervenants parmi lesquels le député du Likoud Danny Danon ont pris la parole sur “la signification légale de la Résolution de San Remo, qui relie le statut d’Israël et de Jérusalem à la loi internationale”.

“Le peuple juif a des droits concernant Israël et Jérusalem, découlant des dispositions de la résolution de San Remo. Le temps est venu d’en parler”, a déclaré Mr Danon au Jerusalem Post depuis l’Italie. Selon le député, le public, notamment laïc, doit également pouvoir “se familiariser avec les droits internationaux que nous avons”.

Danon compte encourager, par ailleurs, des initiatives éducatives visant à enseigner les “pleins droits d’Israël” sur un territoire que “beaucoup croient que nous avons conquis et occupé”. Il faut, selon lui, rendre compte d’une réalité historique “complètement différente de celle dessinée par les médias et le camp palestinien”.

Tous les évènements étaient organisés par la Coalition européenne pour Israël, conjointement avec les Supporters Canadiens des Droits d’Israël, qui a écrit dans une note introductive : “Nous ne croyons pas que la diplomatie puisse être séparée de la loi internationale. Ce séminaire portera un regard plus attentif aux réalités historiques et légales du Moyen-Orient, en se basant sur les procédures de la Conférence de paix de San Remo d’avril 1920.”

La conférence de San Remo a eu lieu du 19 au 26 avril 1920 à San Remo, en Ligurie, dans le nord-ouest de l’Italie. Un comité supérieur, composé de représentants britanniques, français, italiens, grecs, japonais et belges, s’y réunit afin d’aborder les problèmes relatifs aux traités de paix conclus à la fin de la Première Guerre mondiale (1).

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la Société des Nations a confié à la Grande-Bretagne un mandat sur la Palestine pour aider les Juifs à « reconstituer leur foyer national dans ce pays ». Les Juifs continuent à s’installer sur des terres rachetées à bas prix par le Fonds national juif. Bénéficiant de l’aide financière de la diaspora et d’une bonne formation, les juifs étaient soudés par leur volonté de faire fructifier la Terre promise des Hébreux.

Le 2 novembre 1917, Lord Arthur James Balfour, secrétaire d’État aux Affaires étrangères de Grande-Bretagne, annonce que Londres « envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif », ce qui encourage l’immigration juive, soutenue par le Fonds national juif. La Conférence de San Remo a confirmé la déclaration Balfour qui promettait de donner aux Juifs un foyer national en Palestine, alors sous mandat britannique.

Le 29 novembre 1947, l’ONU vote un plan de partage. Trente-trois pays votent pour, 13 contre et 10 pays s’abstiennent. Le plan prévoit un régime de tutelle internationale pour Jérusalem (100 000 Juifs et 105 000 résidents arabes), garantit les droits des minorités et les droits religieux, y compris le libre accès aux Lieux saints et leur préservation. Le plan prévoit également l’union économique entre les deux États : union douanière, système monétaire commun, administration unique des principaux services, accès égal aux eaux et sources d’énergie.

Le plan fut accepté par les dirigeants juifs, mais refusés par les Arabes palestiniens et par les États membres de la Ligue arabe. Les pays arabes provoquèrent en réponse des combats intensifiant aussi la haine entre les deux communautés.

15 mai 1948 le mandat britannique prend fin. Le même jour, David Ben Gourion proclame l’indépendance de l’État d’Israël. Bien que l’État israélien ait été créé en conformité du droit internationale en 1948, son histoire remonte à l’Antiquité. La Terre d’Israël, appelée « Eretz Yisrael » en hébreu, est considérée comme étant la terre sacrée du peuple juif depuis les temps bibliques. (2)

Le 90e anniversaire de la Conférence San Remo est d’ailleurs une occasion de rappeler la signification légale de la Résolution de San Remo. Contrairement à ce que pense certains juristes, la Déclaration Balfour de 1917 n’a pas créé les droits juridiques internationaux. Elle n’est pas aussi importante que la conférence de San Remo. C’est cette dernière qui a décidé de donner à la Déclaration Balfour la force de loi internationale.

La décision de San Remo, rendue le 25 avril 1920, incorporait en effet la Déclaration Balfour de 1917 et l’article 22 du Pacte de la Société des Nations. Ce fut la décision fondamentale sur laquelle le Mandat pour la Palestine a été édifié. Alors que la décision prise à San Remo a créé de facto le mandat sur la Palestine, le document relatif à ce mandat a été signé de plein droit par la Grande-Bretagne au titre de mandataire et la Société des Nations. Il devint ainsi un contrat lié au droit international.

Les Hautes Parties contractantes consentent de confier, par application des dispositions de l’article 22, l’administration de la Palestine, dans les limites des frontières telles qu’elles seront déterminées par les principales puissances alliées, à un mandataire, qui doit être choisi par les dites puissances. Le mandataire sera chargé de mettre en œuvre la déclaration originairement faite le 8 Novembre 1917, par le gouvernement britannique, et adoptée par les autres puissances alliées, en faveur de l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puissent causer préjudice aux droits civils et religieux des communautés non juives en Palestine, ou aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays.

L’article 22 du Pacte de la Société des Nations, stipule « (…), il devra être appliqué le principe que le bien-être et le développement de ces peuples forment une mission sacrée de civilisation et que des garanties pour l’accomplissement de cette mission devront être incorporées dans le présent Pacte. »

La signification juridique visée ici est que «le bien-être et le développement de ces peuples forment une mission sacrée de la civilisation». La Puissance mandataire a été le dépositaire de cette confiance.

Le mandat sur la Palestine de la Ligue des Nations, comprend notamment le paragraphe significatif suivant « En considérant que la reconnaissance a ainsi été accordée à la relation historique du peuple juif avec la Palestine et aux motifs de reconstituer leur foyer national dans ce pays »

L’ONU a pris le relais de la Ligue des Nations qui a échoué en 1945. Ainsi, le mandat sur la Palestine prorogée en vertu de l’ONU se continuait sans changement. En 1947, l’Assemblée générale de l’ONU adopta la Résolution 181 qui devint connue comme le Plan de partage, en vertu de laquelle les Juifs et les Arabes pourraient proclamer leur état.

Il faut gardez à l’esprit que l’ensemble des pays arabes ont refusés cette résolution. Inutile de dire aussi qu’après l’accord d’armistice de ‘49, les Jordaniens qui avaient le contrôle de Jérusalem, ont violé toutes les clauses de la présente résolution qui demandait entre autres choses le respect des lieux saints.

Après la guerre de 67 déclenché par les pays arabes, Israël a reconquit la terre la Judée Samarie, y compris Jérusalem. La Résolution 242 du Conseil de sécurité a été adoptée autorisant Israël à demeurer en possession de toutes les terres jusqu’à ce qu’ils aient des «frontières sûres et reconnues». Il ne demandait pas à Israël de se retirer de tous les territoires et de Jérusalem sans avoir signé un accord de paix.

Également, “il affirme en outre la nécessiter de parvenir à un juste règlement du problème des réfugiés”. Il n’y avait aucune référence à la Résolution 194 et ni aucune distinction faite entre les réfugiés juifs et arabes.

Ftouh Souhail, Tunis

(1) À cette Conférence de nombreux accords étaient conclus entre les puissances alliées (France, Grande Bretagne…) sur le partage du Proche-Orient, sont remis à jour à la lumière des rapports de force. Un mémorandum relatif à un accord au sujet des pétroles fut signé à San Remo, le 24 avril 1920, entre la France et la Grande Bretagne, sous les auspices de la SDN.

(2) D’après la Torah, la Terre d’Israël fut promise aux trois patriarches du peuple juif, par Dieu, en tant que patrie du peuple juif. Les historiens situent cette période aux alentours du début du deuxième millénaire avant J.-C. Selon la Bible, les premiers royaumes et États israélites s’établissent alors dans la région. Ces Royaumes gouverneront la région pendant un millénaire successivement interrompu par de nombreuses invasions. Les sites sacrés et les quatre villes saintes du Judaïsme, chacune associée aux 4 symboles (Jérusalem – feu, Hébron – terre, Safed – air, Tibériade – eau) se situent en Terre d’Israël.

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Le Premier ministre israélien Binyamin Nétanyahou a déclaré lundi soir lors d’un discours à la Knesset commémorant les 150 ans depuis la naissance de Theodor Herzl que “notre mission doit être fidèle à la vision de Herzl, c’est à dire que nous devons continuer à construire et développer la terre d’Israël”.

Les festivités du 62ème anniversaire de l’Etat revêtent, cette année, un caractère particulier, puisqu’elles coïncident en effet avec le 150ème anniversaire du père de l’état juif, Théodore Herzl.
Théodore Herzl, est né le 2 mai 1860 à Budapest et mort le 3 juillet 1904 à Edlach. Juriste de formation, romancier, dramaturge et écrivain juif autrichien, conservera le sens du rêve de voir le peuple juif souverain.

Fondateur du mouvement sioniste au Congrès de Bâle en 1897, il est l’auteur de Der Judenstaat (« L’État des Juifs ») en 1896 (1) et le fondateur du Fonds national juif
A Bâle, j’ai fondé l’Etat juif » écrira Théodore Herzl dans son journal. « Je ne l’ai pas dit au peuple, sinon tout le monde en aurait ri ; peut-être dans 50 ans tout au plus, le monde verra ». Dans son journal, Herzl résume bien son idée et l’idée de son livre : « Ce qu’est le sionisme et ce que je veux faire ?…Le voici. Je veux donner aux Juifs de toutes les nations un coin du monde où ils peuvent vivre en paix, non plus traqués, honnis et méprisés. » (2)

Existant depuis le Moyen Age, le sionisme ne prit une tournure politique qu’au 19ème siècle, au moment de l’émancipation des peuples et de l’émergence des démocraties en Europe. C’est dans ce seul contexte que l’on peut comprendre le sionisme politique, car l’aspiration au retour des exilés en Eretz Israël (Terre d’Israël) ainsi que ce retour lui-même a déjà eu lieu plusieurs fois : pour des raisons religieuse au cours des siècles, et/ou à cause de l’antisémitisme sévissant un peu partout, un peu tout le temps. Si Herzl a été choqué par l’Affaire Dreyfus (3) et les pogroms en Europe, il n’y avait là rien de nouveau et c’est bien sous l’impulsion des peuples à disposer d’eux-mêmes que le sionisme moderne a pu véritablement s’incarner.

Fragile et dynamique, de santé précaire, volontiers cosmopolite, Herzl, bel homme fort élégant, attachant, était fils unique de parents très aisés, son père, Jacob Herzl, self-made man, finit sa carrière comme président de la Banque hongroise (4 ).

Herzl a commencé son travail à l’âge de 36 ans et l’a fini à 44. En huit ans, il a changé l’histoire des juifs et de l’humanité. Il prit un peuple dispersés et impuissants, l’a motivé, rassemblé et lui a offert la possibilité de retourner dans son pays et d’y établir sa souveraineté. Herzl avait prévu le mal, il comprit ce qui allait se passer en Europe. Il a estimé que l’émigration des Juifs dans leur pays et l’édification de leur pays a travers le «sionisme» comme il l’appelait, était à l’ordre du jour. Il pensait que c’était une ordonnance nécessaire pour sauver le peuple juif et une ordonnance autrement plus importante pour leur permettre de prospérer de nouveau
Pour mener à bien son projet d’État pour les Juifs, il décide de lancer une campagne internationale et de faire appel à toutes personnes susceptibles de l’aider.

Il va ainsi successivement se rapprocher du Baron Edmond de Rothschild qui a déjà commencé à acheter des terres. En avril 1896, il se rend à Istanbul en Turquie et à Sofia en Bulgarie pour rencontrer des délégations juives. En mai 1901, il rencontre pour la première fois Abdhülhamid II, le Sultan de Turquie, pour négocier la récupération et les achats de terres par les Juifs (5).

Environ 80% des Arabes de Palestine étaient des paysans criblés de dettes, semi-nomades et des Bédouin (6).Les Juifs évitèrent, de façon générale, d’acheter des terres dans des régions où des Arabes pouvaient être déplacés. Ils recherchaient des terres qui étaient en grande partie incultes, marécageuses, bon marché et, surtout, sans métayers.

Après avoir acheté toutes les terres incultes disponibles, les Juifs commencèrent à acheter des terres cultivées. Beaucoup d’Arabes étaient désireux de vendre à cause de la migration vers les villes côtières et parce qu’ils avaient besoin d’argent pour investir dans l’industrie des agrumes (7). Quand John Hope Simpson arriva en Palestine en mai 1930, il fit l’observation suivante : “Ils [les Juifs] paient les terres à des prix élevés, et de plus, ils paient à certains des occupants de ces terres une somme d’argent considérable qu’ils n’étaient pas légalement tenus de payer” (8).

En 1947, les possessions juives en Palestine se montaient à 926 000 hectares. Environ 90 000 de ces hectares furent achetés au gouvernement mandataire ; 60 000 furent achetés à différentes églises et 775 000 à des Arabes. L’analyse des achats de terrains de 1880 à 1948 montre que 73% des terrains juifs avaient été achetés à de gros propriétaires arabes et il n’y’ avait aucun doute la dessus. Les juifs n’ont pas volés les terres, mais ils ont déboursés des sommes énormes pour acheter les terres (9).

Parmi ceux qui vendaient des terres, on comptait les maires de Gaza, de Jérusalem et de Jaffa. Asad el-Shuqeiri, érudit religieux musulman et père d’Ahmed Shuqeiri, ancien président de l’OLP, reçut de l’argent juif pour ses terres. Même le Roi Abdallah loua des terres aux Juifs. En fait, beaucoup de leaders du mouvement nationaliste arabe, y compris des membres du Conseil Suprême Musulman, vendirent des terres aux Juifs (10).

Herzl a d’ailleurs fondé le Fonds national juif (FNJ) ou Keren Kayemeth LeIsrael (KKL), en hébreu, qui est un fonds central du mouvement sioniste, destiné au rachat de terres. Il est mis en place en 1901 au vu de la décision du 5e Congrès Sioniste. C’est dans ce congrès à Bâle que le KKL sera dans le but de procéder au rachat de terres en Eretz Israël en faveur du peuple juif.La proposition faite alors par était de racheter des terres qui constitueront le territoire de la nation future. De 1903 au cours de laquelle la première terre est achetée jusqu’en 1948 le KKL, par ses actions et acquisitions, déterminera les frontières du futur Etat d’Israël quand il sera reconnu en 1948.

La naissance de l’Etat en 1948 amène de nombreux immigrants et c’est le KKL qui leur fourni un premier travail avec la plantation de forêts et le défrichement du sol. Il installe des villages au somment des collines. En 1951, c’est le début des travaux d’assèchement des marais du Houlé où sévit la malaria. C’est la première grande entreprise publique qui sera suivit par la plantation de la forêt des 6 millions de morts de la Shoah appelée « la forêt des Martyrs ».

Avec la création du Keren Hayesod, le KKL ne limite plus ses activités qu’au rachat de terres. Le KKL s’occupe également de l’assainissement des terrains marécageux. Ce dernier concentre aussi ses efforts sur le reboisement des terres, la construction de routes, l’aménagement des zones désertiques et l’assainissement de terrains. Depuis l’indépendance de l’État d’Israël, le KKL a aménagé plus de 2 000 km de route en zone désertique, assaini 500 000 hectares de terre, aidé au développement des régions nouvellement habitées, planté 700 000 000 d’arbres sur une surface de 500 000 hectares, asséché 150 000 hectares de la Houla marécageuse.

Sans le KKL, l’Etat d’Israël aurait un tout autre visage. Son importance dans l’histoire et le développement du pays depuis plus d’un siècle est sans commune mesure par rapport à d’autres institutions. Le rêve d’un pays souverain et prospère comme l’avait pensé les fondateurs de l’Etat d’Israël, Théodore Herzl en tête, est devenu une réalité.

Mort en 1904, Herzl avait demandé à être enterré en Israël quand le peuple juif y aurait fondé un état indépendant. Le 17 août 1949, son corps, ainsi que celui de ses parents, Yaakov et Jeannette, et sa sœur Pauline sont inhumés au Mont Herzl. En septembre 2006, les dépouilles de ses enfants Hans et Pauline y ont été transférées depuis Bordeaux.

Voici les remarques tenues par tenues par le premier Ministre Benjamin Netanyahu, le dimanche 18 avril 2010 « Je pense qu’il est important que chaque garçon et fille en Israël connaisse et se souvienne du père de notre pays. Nous tenons à approfondir la connaissance de cette grande personnalité, qui est comparable à mes yeux aux anciens prophètes d’Israël, sans lequel il n’y aurait certainement pas eu la possibilité de renaissance nationale. Sans lui, nous ne serions pas ici aujourd’hui. »

Le Premier ministre israélien Binyamin Nétanyahou a déclaré ce lundi 26 avril 2010 , lors d’un discours à la Knesset commémorant les 150 ans depuis la naissance de Theodor Herzl que “notre mission doit être fidèle à la vision de Herzl, c’est à dire que nous devons continuer à construire et développer la terre d’Israël”.

Le président du Conseil public pour la commémoration de T. Herzl a informé les ministres sur les activités du Conseil pour marquer le 150e anniversaire de la naissance de Herzl. Le Ministre de l’Education Gideon Saar a informé les ministres sur son plan ayant pour but d’accroître et d’encourager l’étude du sionisme et de l’héritage de Herzl dans le cadre du cours d’histoire. Le gouvernement a en outre décidé d’allouer 2 millions de shekel pour financer une nouvelle aile éducative au Musée Herzl.

Ftouh Souhail, Tunis

(1) Le 14 février 1896, la première édition du livre de Theodor Herzl, « L’Etat des Juifs », Der Judenstaat, fut finalement mis en vente à Vienne. Malgré de nombreuses difficultés à trouver un éditeur, le livre va susciter l’enthousiasme et devenir un vrai best-seller.
(2) Source : Theodor Herzl, L’Etat des Juifs, présenté par Claude Klein, Ed. La Découverte.
(3) C’est à Paris, en janvier 1895, qu’il assiste à la dégradation publique du capitaine Dreyfus.
(4) Beaucoup des informations relatives à Herzl sont puisées dans sa biographie par Ernst Pavel, Theodor Herzl ou le labyrinthe de l’exil, Paris, Seuil, 1992.
(5) C’est en 1517, Eretz Israël passa sous la coupe des Turcs ottomans, occupation qui dura exactement 400 ans, autant que le séjour des israélites en Egypte.
(6) Moshe Aumann, La possession des terres en Palestine 1880-1948, (Jérusalem : Commission universitaire sur le Moyen Orient, p. 1976), p. 5
(7) Yehoshua Porath, Le mouvement national arabe palestinien : des émeutes à la révolte, 1929-1939, vol.2, (Londres : Frank Cass et Co., Ltd, 1977) p. 80, 84.
(8) Rapport Hope Simpson, p. 51.
(9) Abraham Granott, Le système des terres en Palestine, (Londres, Eyre et Spottiswoode, 1952), p. 278.
(10) Arieh Avneri, Le grief de dépossession, (Tel Aviv : Hidekel Press, 1984), p. 149-158

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Un des historiens les plus éminents de Grande-Bretagne a attaqué acerbement la politique du pays en direction d’Israël, se demandant pourquoi la reine Elizabeth II a visité un grand nombre de régimes despotiques, mais n’a jamais effectué une visite officielle en Terre Sainte.

Prenant la parole lors du dîner de l’Association anglo-Israël dans le centre de Londres la semaine dernière, Andrew Roberts a suggéré que le Foreign Office avait une interdiction de facto sur les visites royales à Israël.

“La vraie raison, bien sûr, est que le DE [Foreign Office] a instauré une interdiction sur les visites officielles du roi d’Israël, qui est encore plus puissant pour qu’il soit non écrite et non reconnue, dit-il. “Comme un acte de délégitimation d’Israël, ce boycott efficace est tout aussi grave que d’autres actes similaires, tels que le boycott universitaire, et est de la faute directe de l’POUR arabisants.

Roberts, dont le travail comprend des biographies de Churchill et Chamberlain, ainsi que Hitler et Roosevelt et un regard sur la relation entre Napoléon et Wellington, a déclaré que la Grande-Bretagne avait été, au mieux, «un ami des beaux jours » à Israël.

Devant les 400 participants à ce dîner, qui s’est tenu au prestigieux Hôtel Grosvenor House sur Park Lane, des ambassadeurs, des diplomates, des seigneurs et les dirigeants chrétiens célébrant le 60e anniversaire de l’AIA, la plus ancienne organisation de l’amitié anglo-Israël au Royaume-Uni, Roberts leur dit qu’il voulait essayer de dépouiller quelques-uns des mythes qui entourent les relations entre Israël et la Grande-Bretagne.

“Il est, par conséquent, n’est pas un hasard que, bien que la Reine a fait plus de 250 visites officielles à l’étranger pour 129 pays différents au cours de son règne, ni elle, ni un seul membre de la famille royale britannique n’a jamais été en Israël pour une visite officielle, at-il a dit.

Même si, dit-il, la mère du prince Philip, la princesse Alice de Grèce, a été reconnu comme Juste parmi les Nations pour avoir abrité une famille juive dans sa maison d’Athènes durant l’Holocauste, et est enterré sur le mont des Oliviers, le prince Philippe ne s’est pas rendu sa tombe jusqu’en 1994 – et alors seulement pour une visite privée. ”

Roberts doute l’attitude du ministère des Affaires étrangères en Israël, parce que c’est le ministère des Affaires étrangères, qui organise des visites et des sanctions royales.

Le Foreign Office a répondu qu’Israël n’était pas le seul à ne pas avoir reçu une visite royale officielle, que «de nombreux pays n’ont pas eu une visite officielle”, a dit Roberts.

“Cela pourrait être vrai pour le Burkina Faso et au Tchad, mais le DE a réussi à trouver le temps au fil des années pour envoyer la reine des visites d’État à la Libye, l’Iran, le Soudan, le Koweït, Bahreïn, le Qatar, les Émirats arabes unis, Oman , l’Arabie saoudite, la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, la Jordanie et la Turquie. Ainsi, il ne peut pas avoir été qu’elle n’était pas dans la région.

«Peut-être Sa Majesté n’a pas été sur le trône assez longtemps, à 57 ans, pour le ministère des Affaires étrangères pour obtenir à son tour permet de visiter l’une des seules démocraties au Moyen-Orient.

“Au moins, elle pouvait être certain d’un accueil chaleureux en Israël, contrairement au Maroc, où elle a dû attendre le roi pendant trois heures dans la chaleur de 90 degrés, ou à la Réunion des chefs de gouvernement de l’Ouganda l’avant-dernière fois, où ils n’avaient même pas terminé la construction de son hôtel. ”

Roberts, dont le courant livre The Storm of War: une nouvelle histoire de la Seconde Guerre mondiale a atteint n ° 2 sur la liste du Sunday Times best-seller, a également attaqué ceux qui accusent Israël de répondre “de façon disproportionnée” à la provocation.

“William Hague [député conservateur] a appelé Israël à adopter une réponse proportionnée dans sa lutte avec le Hezbollah au Liban en 2006, comme si des réponses proportionnées jamais remporté de victoires contre les fascistes, dit-il.

“Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Luftwaffe a tué 50.000 Bretons dans le Blitz, et la réponse des Alliés était de tuer 600.000 Allemands – 12 fois le nombre et la peine une réponse proportionnée, mais qui a contribué puissamment à la victoire. Qui sommes-nous donc à donner des conférences les Israéliens sur la façon proportionnée leurs réponses devraient l’être? ”

Il a ensuite demandé comment la Grande-Bretagne serait de répondre aux provocations similaires rencontrées par Israël.

«Très souvent, en Grande-Bretagne, en particulier lorsqu’ils sont confrontés à une écrasante majorité le biais anti-israélien qui est endémique dans nos médias libéraux et de la BBC, nous ne parvenons pas à nous demander ce que nous ferions placé dans la même situation?

«La population du Royaume-Uni est de 63 millions d’euros – neuf fois celui de Israel. En Juillet 2006, pour prendre un exemple tout à fait au hasard, le Hezbollah a franchi la frontière libanaise en Israël et tué huit patrouilleurs et enlevé deux autres, et cet été tiré 4000 roquettes Katioucha sur Israël qui a tué 43 autres civils.

«Maintenant, si nous multiplions ces chiffres par neuf pour obtenir l’équivalent britannique, imaginez ce que nous ne ferions pas si une organisation terroriste basée au plus près de Calais ont été au feu 36.000 roquettes sur le Sussex et le Kent, tuant 387 civils britanniques, après avoir tué 72 militaires britanniques dans une embuscade et en capturant 18 autres?

«Je vous l’assure qu’il n’y a absolument pas de longueurs à laquelle notre gouvernement n’irait pas à protéger les sujets britanniques dans ces circonstances, et tout à fait raison, aussi. Alors, pourquoi Israël devrait-il s’attendre à se comporter différemment?”

Le président américain Barack Obama a également été critiqué par Roberts : “Au moment où Barack Obama semble être le président au moins pro israéliens depuis [Dwight Eisenhower], les dangers sont encore plus évidentes. Car il n’y a tout simplement aucun moyen que Obama va empêcher [le président iranien Mahmoud] Ahmadinejad, peut-être la communauté juive la plus vicieusement ennemi franc-parler et dangereux depuis la mort de Hitler, d’acquérir une bombe nucléaire “, a t-il dit.

Avant de mettre fin à son discours sous les applaudissements enthousiastes, Roberts a déclaré qu’Israël, et Israël seul, savait comment agir dans le meilleur intérêt du peuple juif.

“Dans ses espoirs d’écarter la menace d’un second Holocauste, seulement Israël ne peut être invoquée pour agir de façon décisive dans l’intérêt des Juifs, dit-il.

Roberts a été invité à la Maison Blanche en Février 2007, où il a prononcé la prestigieuse conférence de la Maison Blanche. Ses livres ont été traduits en néerlandais, finnois, français, allemand, hébreu, hongrois, japonais, chinois, coréen, norvégien, polonais, portugais, russe, estonien et espagnol.

Ftouh Souhail et l’ambassadeur Zvi Tenney

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L’identité Juive.com a le plaisir de publier l’article de Mr Silvan Shalom, vice Premier ministre et le Ministre de la coopération régionale d’Israël, initialement publié le 24 avril 2010 dans le Chicago Sun Times.

“Compte tenu du pessimisme qui entoure les négociations israélo-palestiniennes, il serait utile de prendre conscience du niveau croissant de coopération économique entre Israéliens et Palestiniens afin de se rendre compte qu’un futur meilleur est possible pour la région.

Les conséquences positives de cette coopération pour les habitants de la Cisjordanie sont d’une grande importance en matière de développement du processus politique, car l’amélioration de leur qualité de vie encourage la modération et la confiance, et permet d’entrevoir un horizon plein d’espoir. La coopération économique augmente les chances d’atteindre la paix et de voir Ies Israéliens et Palestiniens vivre côte à côte dans deux États distincts.
Israël s’est engagé à parvenir à des accords économiques et politiques avec les Palestiniens, avec l’aide des États-Unis et de la communauté internationale. Voilà pourquoi le gouvernement israélien a créé le Ministère de la coopération régionale que je dirige.

En tant que ministre responsable de la coordination des initiatives gouvernementales destinées à promouvoir la coopération et les projets avec les Palestiniens, je suis chargé de mettre en place les actions quotidiennes qui renforcent nos intérêts communs et nos initiatives conjointes, y compris l’élimination des obstacles qui empêchent la mise en œuvre de nos projets. Ma réunion en Septembre avec le Ministre palestinien de l’économie, Basam Huri, fut la première entre un ministre israélien et son homologue palestinien depuis la mise en place du nouveau gouvernement israélien.

Depuis, non seulement Huri a dû démissionner, mais aucune autre réunion avec les Palestiniens n’a malheureusement eu lieu. Tout passe par des médiateurs, ainsi ce manque de contact direct entre les deux parties empêche le développement de beaucoup de projets.

Cependant, le Ministère de la coopération régionale a mis en place un comité ministériel dirigé par le Premier Ministre, qui a pris des engagements importants afin de franchir des obstacles et de s’occuper de chantiers tels que l’eau, les eaux usées, l’électricité, l’environnement et les routes. Nous avons prolongé jusqu’à minuit les horaires d’ouverture du pont Allenby qui relie la Jordanie à la Cisjordanie, afin de faciliter le passage des marchandises vers et en provenance de la Cisjordanie, et nous avons introduit l’utilisation de containers afin d’améliorer l’efficacité.

Le Ministère est en train de mettre en place plusieurs projets dont le but est d’augmenter la coopération avec les Palestiniens et de propulser véritablement la croissance, à savoir :
• Projet de canal entre la mer Rouge et la mer Morte, avec des fonctionnaires du gouvernement jordanien et le président de la Banque mondiale, Robert Zoellik ;
• Zone industrielle de Jalame, avec une équipe du Quartet ;
• Point de passage de Jalame, qui permettra aux arabes Israéliens de se rendre à Naplouse – plus de 7 000 véhicules chaque samedi ;
• Zone industrielle “japonnaise” à Jéricho, avec des représentants japonais ;
• Zone industrielle “française” à Bethlehem, avec des représentants français.

Ces initiatives ainsi que d’autres déjà en place ou sur le point de l’être traduisent la volonté israélienne de soutenir le développement palestinien, d’encourager le flux commercial dans les zones palestiniennes, d’y améliorer la qualité de vie, et plus important encore, de réaffirmer l’engagement d’Israël dans la recherche d’une paix économique et politique avec nos voisins palestiniens.

Avec ces mesures, entre autres, nous leur disons : “Rejoignez la table de négociation et parlez directement avec Israël”. Nous espérons être rejoints non seulement par les Palestiniens, mais aussi par d’autres pays du monde arabe et musulman, tels que l’Egypte, la Jordanie, la Turquie et les pays du golfe Persique.
En prenant de telles initiatives, Israël met en danger sa sécurité et la vie de ses citoyens. Nous nous sommes retirés de Gaza de façon unilatérale avec l’espoir d’un futur meilleur pour les deux parties, et nous avons commencé à travailler avec les Palestiniens en matière de développement économique.

Cependant, ce que nous avons obtenu réellement ce fut l’arrivée au pouvoir du Hamas et des milliers de missiles et de roquettes lancés contre Israël. Naturellement, l’opinion publique israélienne est maintenant plus réticente à d’autres concessions ou retraits unilatéraux.

Le gouvernement israélien maintient toutefois son engagement en faveur de la paix et d’un meilleur futur pour des Israéliens et des Palestiniens qui vivront un jour côte à côte dans deux états différents. Petit à petit, nous faisons des progrès. Nous n’avons pas encore atteint notre objectif. Nous espérons trouver des partenaires pour la paix et pour la prospérité.
Silvan Shalom est le vice Premier ministre et le Ministre de la coopération régionale d’Israël.”
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“Chers membres du Likoud, shalom. Ici Mouhamad de Kalansawa. Ma famille et moi souhaiterions rejoindre le Likoud, car nous voulons peser dans le destin d’Israël. Alors la seule chose à faire est de voter jeudi en faveur du changement des statuts internes relatif aux élections des organes du comité central du Likoud. Shoukran.”

Voici le message qu’a reçu, il y’a quelques jours, sur leur téléphone, des centaines de membres du comité central du Likoud. Le but de cette opération orchestrée par Mr Binyamin Netanyahu était de convaincre les membres du parti de modifier les statuts du parti de telle manière que les élections aux organes du parti puissent avoir lieu dans les trois ans qui suivent les élections législatives.

Selon les statuts actuels, les élections internes doivent se tenir au plus tard un an après les élections générales. Du point de vue de Netanyahu, une défaite signifierait des élections internes au Likoud sous un mois. Or, ces élections risquent de modifier le rapport des forces en sa défaveur et de renforcer l’aile droite du parti ou de créer un comité central qui s’opposera aux démarches du Premier ministre.

Le Premier ministre voudrait en effet voir ces élections repoussées à 2012. Pour cela, il a besoin des deux tiers des voix du comité central. Une mission qui n’a rien d’évident. C’est pourquoi Binyamin Netanyahu s’est personnellement mobilisé, malgré les dossiers politiques à l’ordre du jour.

Pour lui, il est capitale de mobiliser des militants en vue du vote et ce lundi, lors de la réunion du groupe parlementaire Likoud, il s’est adressé à tous les députés et il a leur demandé de se mobiliser. Il s’est entretenu aussi personnellement avec des députés et des ministres. Il veut aussi faire rentrer des membres de Kadima et des Arabes.

Le Premier ministre israélien a également l’intention de participer en personne à six grands meetings avant le vote important de ce jeudi. Jamais, depuis la dernière campagne, il n’a eu à faire un effort de telle ampleur sur la scène avant politique.

Notant ici que Le Likoud est créé en 1973. Le responsable du parti fut Menahem Begin qui devient Premier ministre d’Israël en 1977, et qui a mis fin à la domination des travaillistes qui datait de la période du Yishouv. Seul le Likoud était capable de faire la paix en Israël. Ainsi Menahem Begin a obtenu en échange du Sinaï la paix avec le plus grand pays arabe (1).

Un chapitre « Paix et Sécurité » de la plateforme du Likoud, un document de (1999), affirme clairement que : « La paix est un objectif premier de l’Etat d’Israël. Le Likoud renforcera les accords de paix existants avec les pays arabes et s’efforcera d’aboutir à des accords de paix avec tous les voisins d’Israël, dans le but d’arriver à une solution globale du conflit arabo-israélien ». Arabe et pro-Likoud c’est donc compatible !

Avec le Likoud, la paix est plus possible que jamais. Avec Mr Netanyahu, une solution à deux Etats est envisageable à condition tout de même que les palestiniens renonceront à leur Charte appelant à la destruction de l’Etat juif.

Ftouh Souhail, Tunis

(1) La paix entre l’Égypte et Israël aboutira effectivement au traité du 26 mars 1979. L’Égypte a récu- pére le Sinaï le 25 avril 1982, en échange de la normalisation entre les deux pays. Le 19 novembre 1977, Sadate a effectué une visite surprise à Jérusalem. Le raïs égyptien a rencontré Begin.

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