Archive for the “Histoire” Category
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2011
220ème anniversaire de l’émancipation des Juifs de France, par Stéphanie DassaPosted by Souhail Ftouh in Histoire, Les juifs dans le monde« L’Assemblée nationale (…) révoque tous ajournements, réserves et exceptions insérés dans les précédents décrets, relativement aux individus juifs qui prêteront le serment civique qui sera regardé comme une renonciation à tous privilèges et exceptions introduits précédemment en leur faveur ». Ces mots un peu arides datent du 27 septembre 1791, ils sont extraits du décret d’émancipation de tous les Juifs de France. Tous les Juifs de France car le 28 janvier 1790, l’Assemblée nationale a accordé la citoyenneté aux Juifs portugais, espagnols et avignonais. Le décret que l’on retient, celui du 27 septembre 1791 élargit le principe plus qu’il ne le formule. Comme souvent en histoire le mythe l’emporte sur la réalité : les Juifs ne furent pas émancipés par la République mais par décret de l’Assemblée nationale au nom de « Louis par la grâce de Dieu et par la loi constitutionnelle de l’Etat, roi des français. » Il s’agit bien évidement de Louis XVI, roi de France et de Navarre qui fut au préalable en 1784 à l’origine de l’abolition des droits corporels des Juifs de Basse Alsace, le « juden-Leibzoll » selon la dénomination officielle de ce péage. Soumis comme des mammifères à un péage injurieux sur les terres seigneuriales, les Juifs furent assimilés aux animaux des siècles durant. Mais à la veille de la Révolution, on ne peut parler d’une communauté juive de France car en effet, les Juifs d’Alsace et de Lorraine, ceux du Sud-Ouest (les « Portugais ») et ceux du Comtat Venaissin ne jouissent pas du même statut. Quelques juifs vivent à Paris mais sans bénéficier d’aucune reconnaissance officielle. Cette différence de statut explique les comportements distincts de ces communautés lorsqu’éclata la révolution. En 1788, la Société royale des arts et des sciences de Metz ouvre son concours dont le sujet « Est-il moyen de rendre les Juifs plus utiles et plus heureux en France » est traité sans concession, et avec force clichés, par l’abbé Grégoire dans son « Essai sur la régénération physique, morale et politique des Juifs » Pour l’abbé Grégoire, il ne fit guère de doute que la misérable condition juive à la veille de la Révolution résulta de l’oppression de l’histoire et non de la « nature juive ». « Vous exigez qu’il aime une patrie, donnez lui en une » lança t-il dans son Essai en 1788. De cette patrie, les Juifs vont tomber fous amoureux. Pour le meilleur et pour le pire…
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2011
Le pape Benoît XVI affirme que les Juifs ne sont pas responsables de la mort de JésusPosted by Souhail Ftouh in Actualités, HistoireVoila la bonne position courageuse contre l’allégation selon laquelle les juifs ont arrêté Jésus et l’ont crucifié. Le pape Benoît XVI exclut la responsabilité des juifs dans la mort de Jésus. Dans son livre “Jésus à Nazareth”, dont quelques extraits viennent d’être publiés, le chef de l’Eglise catholique souligne qu’il n’y a “aucun fondement biblique ou théologique” à l’accusation qui a justifié la persécution des Juifs depuis 2000 ans. Le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahu a félicité jeudi le pape Benoît XVI pour ses commentaires dans un livre qui exonèrent le peuple juif de la responsabilité de la mort du christ. Les juifs n’ont pas besoin de tuer Jésus ou bien les autres prophètes comme certains prétendent. Les juifs sont un peuple élu par le Dieu et depuis essaient d’être digne de ce choix en s’efforçant d’être utile pour l’humanité dans tous les domaines. Leur Loi ainsi que leur religion les empêchent de tuer Jésus. Tout cela est totalement étranger à la Tradition juive. Comme tout le monde le sait ce sont les Romains qui dominait la région à l’époque et qui ont tué Jésus parce qu’il dérangeait leurs statuts, leur religion et leur souveraineté avec ses idées et agissements. Les Romains condamneront Jésus pour troubles à l’ordre public. Ils se sont plaints à l’Empereur Ponce Pilate, Empereur qui gouverna la province romaine de Judée au Ier siècle (de 26 au début 36) et disaient qu’ils mentaient et qu’ils aller faire se soulever le peuple. Pilate l’à fait arrêter et l’intérroga, puis il est condamné en vertu de la “Lex Iuliae Mariestatis”. En refusant de répondre à un interrogatoire romain, il a défié le pouvoir de l’empereur. L’historien romain Tacite nous informe que le gouverneur Ponce Pilate condamna Jésus un vendredi, veille du sabbat et de la Pâque juive durant le 14 ou le 15 du mois de Nisan (mars-avril). Pourquoi accuse-t-on les juifs d’avoir tué le christ? Difficile de répondre à cette question si ce n’est tout simplement par jalousie. En plus de 2000 ans, tout a été tenté ; autodafés, conversions de forces, expulsions, regroupement en ghetto, pogroms, assassinats, déportation et systématisation du crime… crime contre l’humanité ! Et le monde accuse toujours les juifs de tous les complots. Ftouh Souhail Although politically incorrect, being Jewish requires us to be separate, distinct. In summary, as a proper understanding of the chosen concept, together with the necessary emphasis on being distinct and separate is vital for maintaining and strengthening Jewish identity, as well as the key for enabling us to maintain the Land of Israel, it behooves Jewish organizations that engage in strengthening Jewish identity to promote these points. There are many Jewish organizations today that are involved in efforts to strengthen the Jewish identity of individual Jews throughout the world. Some tackle the problem from a religious perspective, some try from a nationalistic or Zionist perspective, while others from a cultural perspective. Yet as the definition of what constitutes Jewish identity is open to multiple interpretations, not surprisingly the methods employed by all the organizations are as varied as the Jewish people themselves. Although respectful of the time and money being invested, are these organizations really capable of making a serious dent in the problem? Moreover, do they even utilize what is arguably the most effective element for strengthening Jewish identity? To understand this key element one needs only to look at Jewish history. During our long and difficult time in exile, the one point more than any other that kept us Jewish was the belief in being chosen for a mission and the promise by God that eventually we would be returned to our land in order to fulfill this mission. This was the motivating factor that kept us going, even in the darkest of times. The concept of being a chosen nation, an idea that entails a certain degree of being distinct and separate, is a very difficult pill for many Jews to swallow as it flies in the face of Western, humanistic, liberal thinking. Moreover, since it’s politically correct to espouse the view that everyone is the same and therefore there should be no divisions or barriers amongst peoples, such notions as being chosen and distinct are easily vilified and called “racist” or “fascist.” Bring goodness to humanity Returning to the organizations, as many of them are amongst the most ardent supporters of liberal causes that advocate brotherhood and the universality of all men, how can they be expected, for example, to convince a lost Jewish kid of the importance of his remaining distinctly Jewish and not marrying his wonderful non-Jewish neighbor? In other words, how can they promote placing barriers between people when this contradicts everything they espouse? The same difficult question can be asked regarding support for Israel, itself a key ingredient of Jewish identity. How can an organization that identifies with a liberal, Western concept of equality convince a Jew, either in the Diaspora or in Israel, of the importance of supporting a country that affords a special status to Jews only? Assuming that unequal rights between people in the same country are antithetical to everything the organization holds dear, isn’t there a contradiction here? On the other hand, the humanistic, worldly approach of no borders and no differences directly leads to more confused Jews, which in turn leads to further assimilation. Moreover, even cultural attachments such as Grandma’s kugel or historical events such as the Holocaust and the Six-Day War, which helped maintain a strong Jewish identity in former generations, have almost no significance for young Jews today. Finally, regarding the uneasiness with the concept of being chosen and the claims of it being “racist” or “fascist,” such assertions are nonsense since the Jewish concept of chosenness has nothing to do with hatred for other nations but rather with the idea of roles. This is similar, by way of analogy, to a symphony orchestra. Everyone has their specific instrument and their unique role and when everyone fulfills his role a beautiful Mozart is produced. Even the original covenant with Abraham, the event that signified the birth of our chosen status, clearly stipulates that we will be given the Land of Israel and that the nations of the world will be blessed through us. Thus, the ultimate point of Jewish chosenness is to bring goodness to humanity and not increased hatred. By Yoel Meltzer Source : http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3990552,00.html
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2010
Il y a 63 ans, l’ONU votait la création de l’Etat d’Israël aux côtés d’un Etat arabePosted by Souhail Ftouh in Articles, HistoireIl y a 63 ans, le 29 novembre 1947, l’Assemblée Générale des Nations Unies votait la résolution 181 visant à partager la Palestine, alors sous mandat britannique, en un État juif et un État arabe. Cette décision a provoqué une vague de joie et de satisfaction au sein des communautés juives du monde moins de trois ans après la fin de la Shoah tandis qu’elle est rejetée avec violence par les pays arabes. C’est Un événement aux proportions historiques extraordinaires qui s’est imposé lui-même, contre tout précédent et toute probabilité, sur la scène mondiale. Le rassemblement du peuple dispersé d’Israël dans son ancienne patrie à partir de tous les pays du monde où ils avaient été conduits et exilés pendant plus de 2500. Israël a donné une dignité nouvelle à chaque Juif dans la Diaspora. L’expérience d’Israël reste un titre de fierté pour chaque Juif. Sa création fut la réparation de la conquête romaine ; la réparation des persécutions séculaires du monde chrétien ; la réparation du monde « civilisé » pour le génocide qu’il a laissé perpétrer. Israel est l’Etat de ceux qui ont fui les pogroms et les rescapés des camps.C’est Le rêve d’un pays modèle pour les autres nations comme l’avait pensé les fondateurs de l’Etat d’Israël, David Ben Gourion en tête,qui est aujourd’hui concrétisé. Des pionniers et des survivants de la Shoah, des hommes et des femmes sont venus de tous les pays et les continents. Ils ont forgé une société, une culture et une langue perdue. La restitution des droits du peuple juif est exemple formidable et admirable que nul au monde ne pourra contester. L’Etat juif est aujourd’hui un modèle exemplaire à suivre et à méditer. Avec ses 23000 km2 représentant à peine l’Ile de France Israël est un État libre, démocratique, où règne l’état de droit et dont le niveau de vie et le mode de vie sont comparables à ceux qu’on trouve en Europe. La triste réalité par contre, c’est que les Palestiniens n’ont voulu avoir un État depuis 1947. Ils n’ont pas plus d’intérêt à une solution fondée sur deux états aujourd’hui qu’ils n’en ont eu au cours des 63 ans qui se sont écoulés depuis que l’État moderne d’Israël a été créé. Les Arabes aussi n’ont pas accepté un mini-État juif à côté d’un état palestinien beaucoup plus grand à la fin des années 30, lors du “Plan Peel” élaboré par les Anglais, ni deux états de taille équivalente proposés par l’ONU en 1947, ni l’offre d’Israël et des États-Unis à Camp David en 2000, ou encore à Taba en 2001. (Dans ces deux derniers cas, l’offre comprenait l’intégralité de Gaza et pratiquement toute la Judée Samarie). Pour les Palestiniens, la paix n’est pas un but. Les Palestiniens croient que leur but peut être réalisé par le fait de jeter les juifs à la mer. Le terrorisme et la violence font toujours partie de leur stratégie. Israël donne l’exemple d’un pays et d’un peuple qui bâtit son avenir non pas par les armes et la haine mais par la recherche scientifique et par des réalisations techniques qui devraient ravi les palestiniens . La violence des palestiniens, le terrorisme du Hamas, l’hostilité des pays arabes ni même le potentiel d’armes nucléaires iraniens ne fera partir les juifs de la terre de leurs ancêtres. Qui aurait imaginé il y a 63 ans que le Peuple juif, après avoir été chassé, spolié, nié et pour sa grande majorité exterminé, serait aujourd’hui de retour sur sa terre et du désert qu’on lui a laissé ? Le peuple juif a fait bâti un jardin dans lequel poussent les fruits de la terre et de la connaissance. Le droit d’Israël de vivre en paix est aujourd’hui une cause essentielle pour le monde civilisé. Israel est un petit pays qui n’aspire qu’a la paix et la sécurité de ses habitants.Le terrorisme , qui depuis plus de 63 ans frappe ce pays , concerne toutes les nations libres soucieuses du respect des valeurs de Liberté. Soutenir, donc, Israël c’est défendre l’Homme dans sa dimension universelle sans distinction de nationalité et d’origine ethnique. Ftouh Souhail, Tunis
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2010
Avigdor Lieberman citoyen d’honneur de la ville de Katsrin : « Le Golan est israélien et le restera »Posted by Souhail Ftouh in Actualités, Articles, HistoireLe ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a reçu ce jeudi 11/11/2010 le titre de citoyen d’honneur de la ville de Katsrin, sur le plateau du Golan. Lors de la cérémonie qui a suivi la remise de la médaille, il a pris la parole pour rappeler notamment que la région « faisait partie intégrante de l’État d’Israël » et qu’il ne fallait à aucun prix s’en séparer, même dans le cadre d’un traité de paix. Le Golan, annexé donc non négociable a affirmé Mr Lieberman : « Le Golan est israélien et le restera » a-t-il ajouté. Il a en outre soutenu les prises de position du Premier ministre Binyamin Netanyahu, qui a décidé de continuer à construire à Jérusalem. Pour le président du Conseil local de Katsrin, la « capitale » du Golan, l’attribution de cette médaille à Avigdor Lieberman montre la reconnaissance de la population juive au chef de diplomatie israélienne qui est toujours avec le Golan. Israël a gagné le plateau du Golan lors d’une guerre défensive ou les pays arabes voulaient détruire Israël (la guerre de 1967). Le droit international reconnaît le droit d’Israël sur cette terre puisque ces quelques kilomètres carrés ont étés remportés alors que les israéliens se défendaient d’une agression antijuive. Depuis, la Syrie exige la restitution du Golan ayant une vue stratégique sur tout le Nord d’Israël. Le 14 décembre 1981, le gouvernement a approuvé la « loi du plateau du Golan » qui imposait la loi israélienne dans le Golan, en faisant une région à part entière de l’Etat d’Israël. Une décision de la Knesset, de rendre le référendum obligatoire avant tout retrait du Golan, a aussi assuré la population locale en 2009 (2). En 1976, sous le premier gouvernement d’Itshak Rabin, fut créée la ville de Katsrin à proximité d’un ancien village juif de l’époque du Second Temple. Katsrin est le nom d’un village juif du Golan. Les ruines de l’ancien village juif de Katzrin sont situées au cur du Golan, à quelque 13 kilomètres au nord-est du lac de Tibériade. Ce village avait été construit sur un versant en pente douce environné de champs fertiles. Au nord du village, dans l’oued (lit de rivière) plusieurs sources pérennes fournissaient un peu d’eau, mais l’approvisionnement principal provenait d’une source située dans le village d’où l’eau était acheminée vers une petite citerne taillée dans le basalte. Au cours des siècles, le niveau des rues du village s’éleva, et il fallut construire des murs de soutènement autour de la source pour continuer à puiser l’eau. Le site de Katzrin, mentionné dans les anciennes sources juives, fut identifié vers la fin du XIXe siècle. Une synagogue fut mise à jour en 1967 au cours d’une fouille qui permit également de découvrir l’inscription en hébreu sur une ancienne pierre tombale Rabbi Aboun, puisse-t-il reposer dans l’honneur . Les fouilles durèrent de 1971 à 1984 pour la synagogue et, au début de 1983, des maisons du village à l’est de la synagogue furent également mises à jour (1). Après les fouilles, les ruines de l’ancien Katzrin ont été restaurées : les colonnes de la synagogues sont à nouveau relevées et les maisons de deux étages situées près de la synagogue sont dotées d’un toit. Des échantillons d’anciens ustensiles domestiques et d’outils agricoles sont exposés dans ces maisons. Les vestiges du village de Katzrin sont exposés à l’est de la synagogue. Les bâtiments possèdent des murs particulièrement épais en pierres de basalte taillées, et les vestibules sont constitués de longues pierres soigneusement préparées. Ces édifices étaient particulièrement bien adaptés au climat de la région : ils entretenaient une température agréable aussi bien durant les rudes hivers que pendant les canicules de l’été. En outre, en l’absence de bois de construction dans le Golan, l’usage généralisé de la pierre constituait une solution architecturale. Les fouilles permettent de retracer l’évolution architecturale du village depuis l’époque romaine (IIIe-IVe siècles) jusqu’au début de la conquête arabe (VIIIe siècle). A l’origine, l’habitation principale consistait en une grande pièce ouvrant sur la rue et surmontée d’un étage. Derrière la maison, s’étendait un vaste enclos comprenant parfois une pièce supplémentaire servant de débarras ou de cuisine. Au cours des années, d’autres habitations furent ajoutées à ce logement familial principal. Un amas dense d’habitations vit ainsi le jour sans la moindre planification. Chaque îlot (groupe de demeures entouré de rues) comprenait plusieurs appartements et un grand nombre de pièces et de jardins s’ordonnant autour d’une cour centrale. D’étroits sentiers sinueux séparaient ces constructions de la synagogue. Des jarres de céramique et des marmites, ainsi que des instruments en basalte local servant à broyer et à moudre ont été retrouvés à l’intérieur des maisons. Plus surprenante fut la découverte de nombreux trésors composés chacun de plusieurs centaines de pièces de monnaie, cachés sous les planchers et les pas de porte ainsi que dans les murs des maisons. L’un d’eux contenait 9 000 pièces datant du IVe siècle. La forte inflation de cette époque avait provoqué une dévaluation considérable des monnaies ; l’hypothèse a donc été émise que cet argent n’était pas thésaurisé pour un usage ultérieur mais enfoui pour porter chance, une croyance largement répandue chez les villageois de cette époque. Ont été découverts également des vestiges mineurs datant de l’âge du fer sur lesquels une localité fut construite durant la période hellénistique (IIe siècle avant l’ère chrétienne). A l’époque romano-byzantine (IVe-VIIe siècles), le village s’agrandit et prospéra, pour ensuite décliner progressivement ; il fut totalement abandonné sous les Mamelouks (XIIIe-XIVe siècles). Depuis 1967, Israël ne cesse de donner la vie et l’espoir sur le plateau du Golan ; on compte des jardins d’enfant, des collèges, des lycées ainsi qu’un collège universitaire. On dénombre près de 1000 sociétés et entreprises florissantes .Le Golan est devenu grâce aux efforts des israéliens un lieu touristique particulièrement développé ou des millions de visiteurs s’y sont rendent chaque année pour constater la résurrection juive sur le plus vieux plateau biblique. Ftouh Souhail (1) La synagogue a été mise à jour par D. Urman, M. Ben-Ari et S. Barlev, puis par Z. Maoz, R. Hachlili et A. Killebrew, et le village par A. Killebrew. Les fouilles ont été réalisées pour le compte de la Direction des antiquités d’Israël
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SALON DES ECRIVAINS DU B’NAI B’RITH LE 14 NOVEMBRE 2010Posted by Souhail Ftouh in Actualités, HistoireLe Collège des études juives et la Bibliothèque de l’Alliance israélite universelle organisent, dans le cadre du 150e anniversaire de l’Alliance, et en présence d’Albert Memmi, une conférence sur l’Alliance israélite universelle (AIU). L’(AIU) a été fondée en 1860 par six juifs français qui ont exprimé dans leur Appel leur pensée conjuguant le judaïsme et des idées de la révolution de 1789 : égalité des droits, liberté, etc. Ces fondateurs ont combattu pour toutes les minorités religieuses persécutées, en particulier pour les Juifs au Maroc, les chrétiens au Liban, les protestants en Espagne. Ils ont accordé un intérêt prioritaire à l’accès à l’éducation et à la culture françaises en vue de l’émancipation et la « régénération » des Juifs, afin que ceux-ci deviennent des citoyens modernes, dans le monde entier. La conférence sera suivie d’une réception sur le sujet « Les Juifs du Maghreb, de l’exil à l’exode » le mercredi 17 novembre 2010 de 19 h à 21 h 30 à l’occasion de la parution du livre de Paul B. Fenton et David G. Littman, L’exil au Maghreb, la condition juive sous l’islam 1148-1912 ». Presses de l’université Paris-Sorbonne, 2010. Paul B. Fenton est professeur de langue et de littérature hébraïques de l’Université Paris-Sorbonne. Il est spécialiste de la civilisation juive en « terre d’islam ». David G. Littman est licencié en histoire moderne et sciences politiques de Trinity College Dublin. Il a publié de nombreux articles sur les Juifs du Maghreb et de l’Orient. Depuis 1986, il se consacre à la défense des droits de l’homme aux Nations unies. Ftouh Souhail Pour l’anniversaire marquant la 15e année de l’assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin, ci -dessous son dicrours intégral prononcé le 4 novembre 1995. Quelques minutes après l’avoir lu, en descendant de la tribune, Ygal Amir, un jeune homme de 25 l’assassinat. Jusqu’à aujourd’hui, personne ne connaît les motivations exactes du tueur. “Permettez-moi tout d’abord, de vous dire quelle émotion m’étreint en cet instant. Je souhaite remercier chacun d’entre vous, qui êtes venus ici manifester contre la violence, et pour la paix. Ce gouvernement, dont j’ai l’honneur et le privilège d’être le Premier ministre, aux côtés de mon ami M. Shimon Peres, a décidé de donner sa chance à la paix – une paix à même de pallier à l’essentiel des problèmes de l’État d’Israël. J’ai servi dans l’armée pendant vingt-sept ans. J’ai combattu tant qu’aucune chance ne semblait réservée à la paix. J’ai la conviction aujourd’hui que la paix a ses chances, de grandes chances. Il nous faut tirer parti de cette chance unique, au nom de ceux qui sont ici présents, et au nom de ceux qui sont absents – et ils sont très nombreux. J’ai toujours eu la conviction que la majorité de la population aspirait à la paix, était prête à prendre des risques pour voir son avènement. Et vous êtes venus là, en cette place, affirmer ce que nombre d’absents pensent également, à savoir que le peuple aspire réellement à la paix, et s’oppose à la violence. La violence est opposée aux fondements même de la démocratie israélienne. Elle doit être condamnée, rejetée, mise au ban. L’État d’Israël ne saurait s’engager sur cette voie. Dans toute démocratie il y a place aux dissensions, mais la décision finale ne saurait être prise que dans le cadre d’élections démocratiques – telles que l’ont été celles de 1992 qui nous ont conféré le droit et le devoir de mettre en ouvre ce qu’aujourd’hui nous réalisons et de poursuivre sur cette voie. Permettez-moi de vous dire combien je suis fier de pouvoir voir réunis ici aujourd’hui, et demain encore, les représentants des pays avec lesquels nous vivons aujourd’hui en paix : I’Egypte, la Jordanie, le Maroc – qui nous ont permis d’évoluer sur la voie de la paix. Je souhaite remercier le Président de l’État égyptien, le Souverain du royaume de Jordanie et le Roi du Maroc, de s’être faits représenter ici, en ce jour et de contribuer à la paix, à nos côtés. Permettez-moi avant tout de dire, que, depuis plus de trois ans que l’actuel gouvernement est en place, le peuple israélien a prouvé qu’il est possible de déboucher sur la paix ; que la paix est la clé d’une économie et d’une société moderne, et qu’elle n’apparaît pas seulement dans les textes de prières. La paix apparaît avant tout dans nos prières, mais elle est aussi l’aspiration du peuple juif, aspiration authentique et volonté de paix. La paix a ses ennemis, qui tentent de porter leurs coups contre nous dans l’espoir de faire avorter le processus de paix. Je vous le dis, en vérité, nous avons trouvé des partenaires prêts à la paix, également parmi les Palestiniens : I’OLP, qui jadis était notre ennemi, et a cessé de recourir au terrorisme. Sans partenaires prêts à la paix, il n’y aurait pas de paix. Nous leur demanderons de remplir la tâche qui leur est impartie pour la paix, comme nous remplirons la nôtre. Ce afin de résoudre l’élément le plus complexe, le plus ancien et le plus sensible du conflit israélo-arabe : le conflit israélo-palestinien. Nous sommes engagés sur un chemin semé d’embûches, où n’est pas épargnée la douleur. Israël ne connaît aucun chemin où la douleur serait épargnée. Il lui est préférable de s’engager dans la paix que d’entrer en guerre. Je vous le dis en tant que militaire et en tant que ministre de la Défense, amené à avoir la douleur frapper les familles des soldats de Tsahal. Pour eux, pour nos enfants et dans mon cas pour nos petits-enfants, je souhaite voir ce gouvernement déployer tous les efforts possibles pour promouvoir et conclure enfin une paix globale. Avec la Syrie, même, nous parviendrons à conclure la paix. Ce rassemblement doit constituer un message transmis au peuple israélien, au peuple juif à travers le monde, aux nombreux peuples du monde arabe, et au monde entier : le peuple israélien aspire à la paix, affirme sa volonté de paix. Et pour tout cela, un immense merci à tous.” Quinze ans après son assassinat le 4 novembre 1995 , La volonté de Rabin est toujours vivante en Israel.Ils ont assassiné Rabin mais pas la Paix.( Ftouh Souhail) Cette semaine marqué le 15e anniversaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Itzhak Rabin. Yitzhak Rabin fut assassiné à Tel Aviv le 4 novembre 1995 à 21h40 par un extremiste juif. Âgé de 73 ans, Yitzhak Rabin est assassiné de deux balles, l’une dans le bras, pour attirer son attention, et l’autre lui sectionna la colonne vertébrale pour ressortir par la poitrine, près du coeur. L’assassinat eut lieu le 4 novembre 1995, juste après avoir prononcé un discours lors d’une manifestation pour la paix sur la place des rois de Tel Aviv. Son assassin est Ygal Amir, un Juif israélien étudiant en droit et opposé aux accords d’Oslo, conclus en 1993 avec les Palestiniens. Itzhak Rabin est né à Jérusalem le 1er mars 1922. Pendant la guerre d’indépendance, il sert dans la nouvelle armée israélienne et prend le commandement de la Brigade Harel chargée de protéger les convois de ravitaillement pour Jérusalem. En 1941, il s’engage dans le Palmah (unité de commandos ) et joue un rôle important dans la première guerre arabo-israélienne (1948). A la fin de cette guerre, il fait partie de la délégation israélienne aux négociations d’armistice. En 1949, il est nommé membre de la délégation israélienne lors des premières négociations avec l’Egypte. En 1952, il part étudier en Angleterre à l’Ecole supérieure de Guerre Britannique. Il revient un an plus tard et est nommé général, chargé de la section de l’éducation. En 1956, il devient commandant de la Région Nord, poste qu’il occupera jusqu’en 1959 lorsqu’il sera nommé chef d’Etat Major adjoint. De 1964 à 1968, Rabin occupe le poste de Chef d’Etat major. C’est lui qui dirigera Tsahal pendant la guerre des six jours qui sera sans aucun doute la plus grande victoire militaire d’Israël jusqu’à ce jour. Absent de la scène intérieure lors du quasi-désastre militaire d’octobre 1973 – la guerre du Kippour, – Itzhak Rabin est appelé l’année suivante par Golda Meir, démissionnaire, à prendre la direction du Parti travailliste et, un peu plus tard, la tête du gouvernement De 1985 à 1990, il participe au gouvernement d’union nationale de la dixième Knesset où il occupera le poste de ministre de la communication puis du 29 juillet 1985 au 15 mars 1990, il sera ministre de la Défense. En mars 1989, le gouvernement adopte son plan d’accord progressif avec les Palestiniens, plan qui servira de base au processus de paix. En mars 1992, il est élu secrétaire général du parti travailliste face à son éternel rival Shimon Pérès et en juin 1992, il gagne les élections législatives et devient Premier ministre. Durant l’année 1994, il signe au nom du gouvernement les accords du Caire avec les Palestiniens puis le Traité de Paix avec la Jordanie 24 juillet. Ftouh Souhail, Tunis Il y a 15 ans, le 4 novembre 1995, quelques minutes avant d’être assassiné, Itzhak Rabin prononçait un discours lors d’une manifestation pour la paix, sur la grande place de Tel-Aviv qui, depuis, porte son nom. En hommage à sa mémoire, nous le reproduisons ici Tel-Aviv, 4 novembre 1995 “Permettez-moi de dire que je suis profondément ému. Je souhaite remercier chacun d’entre vous, qui êtes venus ce soir manifester contre la violence et pour la paix. Ce gouvernement, dont j’ai le privilège d’être à la tête, avec mon ami Shimon Peres, a décidé de donner une chance à la paix – une paix qui résoudra la plupart des problèmes d’Israël. Pendant 27 ans, j’ai été un soldat. Tant qu’il n’y avait aucune chance pour la paix, j’ai combattu. Je crois qu’aujourd’hui, il existe une chance pour la paix, une grande chance. Nous devons en profiter, pour tous ceux qui sont présents ici, et pour tous ceux qui sont absents, et ils sont nombreux. J’ai toujours pensé qu’une majorité du peuple aspirait à la paix et était prête à prendre des risques pour elle. En venant ici ce soir, vous démontrez, ensemble avec de nombreux autres qui ne sont pas venus, que le peuple désire sincèrement la paix et s’oppose à la violence. La violence s’attaque à la base de la démocratie israélienne. Elle doit être condamnée et isolée. Ce n’est pas la voie de l’Etat d’Israël. Dans une démocratie, il peut y avoir des désaccords, mais la décision finale sera tranchée par des élections démocratiques, comme celles de 1992 qui nous ont donné un mandat pour faire ce que nous faisons, et pour continuer dans cette direction. Je voudrais dire que je suis fier du fait que des représentants des pays avec lesquels nous vivons en paix soient présents avec nous ce soir, et continueront à l’être : l’Egypte, la Jordanie et le Maroc, qui nous ont ouvert la route vers la paix. Je voudrais remercier M. le président de l’Egypte, le roi de Jordanie, et le roi du Maroc, représentés ici ce soir, pour avoir été des partenaires dans notre route vers la paix. Mais, plus que tout autre chose, depuis un peu plus de trois ans que ce gouvernement est en place, le peuple israélien a prouvé qu’il est possible de faire la paix, que la paix ouvre la porte à une économie et a une société meilleures, que la paix n’est pas seulement une prière. La paix est d’abord dans nos prières, mais elle constitue aussi l’aspiration du peuple juif, une aspiration sincère à la paix. La paix a des ennemis qui tentent de nous atteindre, pour torpiller le processus de paix. Je voudrais dire sans détour que nous avons trouvé chez les Palestiniens aussi un partenaire pour la paix : l’OLP, qui était notre ennemi, et qui a cessé de s’impliquer dans le terrorisme. Sans partenaires pour la paix, il ne peut y avoir de paix. Nous exigerons qu’ils accomplissent leur part du travail, comme nous accomplirons la notre, pour la paix, afin de résoudre l’aspect du conflit israélo-arabe le plus complexe, le plus long, et le plus chargé en émotions : le conflit israélo-palestinien. Il s’agit d’un parcours semé de difficultés et de douleur. Pour Israël, il n’est pas de chemin qui soit sans douleur. Mais la voie de la paix est préférable à celle de la guerre. Je vous dis cela en tant qu’ancien soldat, en tant que ministre de la Défense qui connaît la douleur des familles des soldats. Pour elles, pour nos enfants, et dans mon cas, pour mes petits-enfants, je veux que ce gouvernement exploite chaque ouverture, chaque occasion de promouvoir et de parvenir à une paix totale. Même avec la Syrie, la paix sera possible. Cette manifestation doit envoyer un message au peuple israélien, au peuple juif partout dans le monde, au monde arabe et en fait au monde entier : le peuple israélien veut la paix, il soutient la paix. Pour tout cela, je vous remercie.
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2010
Isaac ou le rire à venir du fils de Sa promesse – par Rachel FrancoPosted by Souhail Ftouh in HistoireCette promesse déjà entendue d’une bénédiction en lui, devenue cette fois-ci une bénédiction en sa descendance, promesse faite au Père des familles de la terre, a labouré son être de mille-et-une questions. Qui sera-t-il cet enfant attendu, rêvé et espéré et pourtant dénié par la carte du ciel que sait lire Abraham, l’Hébreu ? Mais l’Éternel lui avait dit de « sortir » et de porter son regard bien haut dans les cieux, au-delà des étoiles, au-dessus du soleil, en un lieu hors nature où les lois du déterminisme n’ont plus aucun pouvoir pour figer le sort des hommes. Il l’avait invité à sortir de ses propres limites pour habiter le temps quand il se fait Éternité. Il avait donc fallu qu’Abraham se mette en chemin vers sa terre intérieure pour mériter que lui soient dévoilés les secrets de la terre de Canaan. Il fallait à présent qu’il quitte le centre de sa terre pour visiter son ciel et entendre la voix de la promesse d’un à venir sur la terre des hommes. Mais que peut être cette promesse qui s’installe dans un futur voilé et que peut être le temps quand il se fait Éternité ? Pourquoi cet enfant devra-t-il se nommer Isaac et que peuvent signifier profondément les rires de ses parents ? Enfin, quelle est cette assurance qui donne au peuple d’Israël, aujourd’hui comme hier et hier comme demain, la force de traverser tant de tourments insupportables, tant de haines viscérales, tant de regards malsains sans jamais perdre l’espoir d’un rire universel qui se moque du ridicule des situations figées par les pensées obsolètes des grands de ce monde, qui se moque de leurs plans et projets, eux qui se leurrent du pouvoir de décider de l’avenir de la terre d’Israël et du peuple d’Israël ? En hébreu, Isaac veut dire « il rira », car père et mère bien avancés en âge ont souri, puis rit intérieurement de cette annonce extraordinaire d’une engeance à venir, qui se moque des lois de la nature. « Il rira » est un futur qui promet la délivrance et la joie d’un Vivre ensemble tant espéré pour les hommes. Ce futur, je voudrai l’interroger avec vous et visiter les mots qui disent le temps hébreu pour tenter de comprendre un peu du sens de la promesse divine. Isaac, selon la kabbale, est la « personnalisation » de la Colonne de la Rigueur, Guevorah. La Tradition dit qu’Isaac affrontait ses ennemis avec le sourire et qu’il connaissait le secret de la dérision ; c’est avec le rire qu’il démasquait les forces négatives et faisait tomber les écorces du Mal. Son nom s’écrit avec un Youd dont la valeur est 10, un Tsadé dont la valeur est 90, un Het dont la valeur est huit et un Kouf dont la valeur est 100. Le Youd renvoie à la dixième épreuve d’Abraham concernant la ligature d’Isaac, le Tsadé renvoie aux 90 ans de Sarah lorsqu’elle a mis au monde son fils, le Het renvoie aux 8 jours de l’alliance de la circoncision et le Kouf renvoie aux 100 ans d’Abraham lorsqu’enfin il est devenu père. L’ensemble du nom a pour valeur le nombre 208 qui est le nombre des os du corps humain (il y a 365 nerfs, 248 muscles et 208 os) mais c’est aussi huit fois vingt-six, soit huit fois le nombre du Nom ineffable. Je n’aborderai pas ici le secret du nombre Huit selon la Tradition juive — une autre opportunité pour le faire se présentera certainement. Mais la symbolique des os est importante, car ils sont la charpente de l’homme qui tient le plus longtemps dans un corps sans vie, quand il retourne au silence de ce qui ne fait que ressembler à la nuit, bien après que l’âme ait quitté le corps. Isaac est une charpente, une structure osseuse et bien que j’en ai fort envie, je ne vous parlerai pas ici de cet os très particulier qui est la porte des Cieux et que je garde en réserve pour la lection sur l’échelle de Jacob. Il y a plusieurs mots qui disent le temps et je voudrai ici en retenir trois : le mot ZMaN, le mot ET et le mot MOED. Le mot ZMaN est écrit avec les lettres racines du mot Invitation HaZMaNa, car le temps est bien une invitation à être, non pas à laisser passer le temps sur nous, mais bien à l’habiter pour être présent à chacune de nos pensées, présent dans les mots qui traduisent un peu de notre intériorité et présent dans les gestes de la vie qui portent trace de nos engagements. Comment ne pas entendre alors que le ZMaN offre la MaNNe, nourriture du ciel pour nos âmes qui ont soif de spiritualité, pour ceux qui ont répondu « présent » à l’appel de l’invitation ? « Nourriture » disais-je, car si les lettres du mot Temps écrivent MaNNe qui est un mot hébreu, elles écrivent aussi le mot MaZoN qui signifie « nourriture ». Le mot ET (prière de prononcer la lettre T) s’écrit avec deux lettres qui sont le Ayin et le Tav et ensemble ils font le la guematrie de 470. C’est un nombre très intéressant qui lie ensemble le secret de Gog et Magog, le Vin de la délivrance finale et le Signe 22. Je vais essayer d’être claire non sans remercier d’ores et déjà mon ami David Lellouche qui me soutient dans mes études et me délivre ses enseignements si précieux. La lettre Ayin de ET veut dire Source, Œil et vaut 70, tout comme les mots « Gog et Magog », « Vin » et « Secret ». La lettre Tav de ET veut dire Signe et elle est la vingt-deuxième lettre de l’alphabet hébreu qu’elle clôture. Je ne voudrai pas faire ici d’interprétation toute personnelle, simplement vous proposer des rapprochements et vous laisser libre de vos associations. Mais ET, le temps est aussi le temps pour chaque chose (un pour pleurer, un pour rire, un pour détruire, un pour construire, etc.) qui se partagent en 28 moments décrits par le Roi Salomon, car le Nombre 28 est la clé du Temps (28 jours, 28 sections dans le mois lunaire, 28 ans dans le grand cycle et autres, développés de manière bien profonde dans le livre de la Création, le “Sefer Hayetsira”). Enfin le temps est aussi MOED qui est l’anagramme du mot Conscience “MOUDA” et qui nous parle d’un Rendez-vous fort particulier, celui de la Tente du Rendez-vous qui accompagnait les Hébreux dans le désert et qui se dit OHeL MOED. Un rendez-vous qui se tient, lorsque l’homme a entendu l’invitation du cœur du Temps pour réussir à être présent à lui-même, réussir à se nourrir de la spiritualité et réussir à endosser les épreuves d’un temps pour tout. MOED que nous pouvons encore diviser en deux lectures ED qui veut dire « Témoin » et MO, constitué d’un Mem et d’un Vav et qui symbolisent, en tout cas à mes yeux, le Mem, le ventre maternel des eaux de la Binah, l’Intelligence et le Vav, le cordon ombilical qui relie la conscience de l’homme à cette Connaissance secrète au cœur de la Tente du Rendez-vous. C’est alors que dans la Tente du Monde, l’homme peut enfin être initié aux secrets de l’Univers. Que pourrai-je encore ajouter sur MOED ? Il est le mot retenu par la Bible pour fixer toutes les fêtes juives, tous ces temps de rencontre d’un peuple avec le Divin ; sans doute, il appartient à ceux qui s’élèvent au rang de Témoins de la transcendance d’offrir leurs tâtonnements sans honte, ni crainte, car on ne saurait garder jalousement les enseignements des traditions humaines. Me suis-je trop éloignée d’Isaac et du rire à venir ? Sans doute un peu, comme à l’accoutumée quand je me laisse emporter par mon désir de créer du sens et de lire les mots et les lettres hébraïques comme un code secret pour apaiser mes interrogations. Abraham avait interrogé le Maître du Monde : est-ce Éléazar qui héritera des fruits que j’ai planté dans le cœur des hommes ? Puis il avait demandé : est-ce mon fils Ismaël, fils d’Agar, la servante de Sarah ? Mais n’en déplaise à qui en déplait, la promesse est claire et sans équivoque ; ce ne sera ni Éléazar, ni les fils d’Ismaël qui hériteront d’Abraham et de cette terre, mais bien Isaac, fils physique et spirituel de son père. Et Isaac, modèle du Rire à venir rit des plans des Nations, de leurs priorités et piteux calculs sur le compte d’Israël, car il sait que le Maître du Monde se joue des projets fumeux de destruction des puissances nucléaires et autres armes malfaisantes. Quels que soient les artifices dont elles usent pour nous abuser, les Nations qui ont les yeux rivés à la terre promise et qui ne cessent de nous disputer le droit à une terre — la nôtre — ne décident de rien du tout et ne font que préparer le lit du Mal qui se retournera contre elles. Car on ne saurait acheter la paix sur le compte d’un peuple, on ne saurait sacrifier Israël sur l’autel de l’islamisme sans payer de leurs personnes les mauvaises herbes qui croissent dans leurs champs. Isaac ne craint rien ; il sait que la promesse d’un peuple juif revenu sur sa terre est déjà réalisée. Il rit en lui-même de cet avenir qui promet la victoire des forces du Bien sur les forces du Mal, pour qu’enfin éclate le rire de la délivrance pour tous. Rira bien qui rira le dernier ! Rachel Franco |










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