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Le gouvernement a approuvé ce dimanche le nettoyage complet de ce fleuve situé dans la région de Haïfa, qui a été très gravement pollué durant des années par les usines pétrochimiques. L’Etat attribuera à ce projet un budget de 90 millions de shekels. De leur côté, les usines polluantes devront verser 120 millions de shekels.

Le fleuve de Kishon est l’un des fleuves importants en Israel. Le fleuve de Kishon est connu aussi par le nom de Nahr Mukata par les Arabes.

Le ministère de la protection de l’environnement israélien s’est déplacé l’année derniére dans la raffinerie de pétrole de Haïfa pour constater les dégats causés par le débordement du système de drainage lors des averses de janvier 2010. Le fleuve Kishon a été largement pollué à cette occasion, pollution qui a été constatée jusque dans la mer. Un plan d’urgence a été déployé.

Depuis la rivière Kishon, près de Haïfa, jusqu’au Sorek qui prend sa source aux abords de Jérusalem avant de disparaître à Palmahim, au Sud de Rishon Letsion. Parmi les crus observés, seuls deux peuvent afficher un certain taux de satisfaction, le Kishon et le Yarkon, suite aux efforts des autorités locales et nationales. Pour les autres, tout reste à faire.

Le Kishon, long de sept kilomètres, prend sa source à l’ouest de la Galilée et se jette dans la baie de Haïfa. En plus d’être le réceptacle des eaux usées non traitées, et autres déchets des villages environnants, il faisait également office de décharge de la zone industrielle de la baie de Haïfa.

Avec des conséquences dramatiques pour la marine israélienne : certaines personnes auraient contracté des cancers, après avoir été exposés aux eaux polluées affirme Sharon Nissim, directrice général des services chargés du fleuve.

La décision du nettoyage complet de ce fleuve, situé dans la région de Haïfa, a été favorablement acceuilli par les habitants. Un parc naturel et des lieux de détente sont en train d’être aménagés, et récemment un sentier de promenade a été financé par les autorités. Des millions de shekels vont étre dépensés par les autorités chargées de la rivière Kishon, mais aussi par la zone industrielle pour améliorer la qualité des eaux et aménager les lieux, en créant des pistes pour piétons et cyclistes

“Le gouvernement s’était engagé à subventionner le projet à hauteur de 4 millions de shekels par an, en accord avec les ministères de l’Environnement et de l’Industrie. Cependant, pour l’instant, nous n’avons obtenu que 4 millions de shekels depuis le début du projet il y a plusieurs années. Auxquels il faut rajouter 2,5 millions de la part des autorités portuaires israéliennes. Nous avons entamé une procédure pour obtenir le reste des sommes dues” affirme Sharon Nissim.

Par ailleurs, dans les fonds déjà engagés dans le projet, il faut inclure 1,5 million de shekels provenant du Fonds national juif (KKL – Keren Kayemet Leisrael), pour l’aménagement des abords de la rivière et son rempoissonnement.

Un autre demi-million de shekels a été destiné à la canalisation des eaux de la rivière, tandis que 600 000 shekels ont servi à la construction d’un parc de loisirs en bordure de fleuve, le parc Gidora. “Le coût global du projet, qui comprend la construction d’un nouveau port pour les bateaux de pêche, s’élève à 21 millions de shekels”, déclare Sharon Nissim. Le financement gouvernemental a été complété par la participation de différentes collectivités locales, dont la municipalité de Kiryat Bialik, à hauteur de 2 millions de shekels.

D’autre part , plusieurs millions de litres de carburant se sont déversés à dans la réserve naturelle de Nahal Zin dans le Néguev, causant la plus importante pollution jamais constatée sur un site sous l’autorité de la Société de protection de la Nature.

Le ministère de l’Environnement a émis un arrêté d’interdiction de la poursuite du fonctionnement de Katsa, la société du pipeline Eilat-Ashkélon. Le ministère de la protection de l’environnement se dit encore dans la phase d’évaluation de la situation.

EAPC a répondu à l’ordre du ministère, expliquant que la faute incombait à l’entreprise de creusement, qui n’a pas suivi les instructions des autorités environnementales et a brisé la canalisation pendant son travail, selon Kol Israël.

La société a indiqué avoir commencé les travaux d’urgence selon les réglementations environnementales juste après la rupture de la canalisation, et l’a qualifiée de pire catastrophe environnementale d’Israël. Elle est intervenue lorsqu’un tracteur a touché une canalisation de l’EAPC pendant des travaux de réhabilitation, causant l’écoulement d’1,5 millions de litres de fioul à Nahal Zin et dans la réserve naturelle du Néguev autour.

Ftouh Souhail

La réserve de Nahal Zin au NEGUEV

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