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Le nouvel ambassadeur d’Israël en Egypte, Yaakov Amitaï, a présenté,ce lundi 26 février 2012, ses lettres de créance au maréchal Mohammed Hussein Tantaoui, chef du conseil suprême des Forces armées de la République arabe d’Égypte.

L’hymne israélien, la Hatikvah a été joué dans une ambiance détendue, puis l’ambassadeur et le chef de l’Etat égyptien se sont entretenus et ont évoqué la nécessité de la poursuite du respect du traité de paix entre les deux pays.

Y. Amitai, diplomate de carrière, est arabophone. Ce nouvel ambassadeur, nommé par Israël il y a 10 mois, est arrivé avec une équipe réduite. Il se pourrait qu’Israël soit à la recherche d’un nouveau bâtiment plus sécurisé pour son Ambassade et pas obligatoirement situé au Caire.

Le précédent ambassadeur, Yitzhak Levanon, avait quitté l’Egypte, au mois de septembre 2011, après que des manifestants aient pris pour cible l’ambassade de l’Etat Juif.

Yaacov Amitaï, qui a pris ses fonctions, a formulé le vœu que les bonnes relations entre l’Egypte et Israël continueront. Il a estimé que pour l’heure, l’accord de paix entre les deux pays était « stable ». « Notre mission sera de conserver nos bonnes relations avec l’Egypte et d’éviter de nous ingérer dans les affaires intérieures du pays », a-t-il déclaré.

Il y’a a aussi des messages rassurants en provenance d’Egypte au sujet du nouveau gouvernement avec la participation des Frères musulmans. Khairat al-Shatter, a affirmé que l’Egypte restera engagée au respect des accords antérieurs signés, même si les Frères musulmans ont des réserves sur certains d’entre eux. Un autre candidat à la présidence de l’Egypte, Abdel Mounim Aboul Fatouh, considéré comme modéré au sein des Frères musulmans, a indiqué le 24 janvier 2012 au journal Al-Hayyat que s’il est élu président et doit rencontrer le Premier ministre israélien, il le fera.

Un porte-parole du principal parti salafiste égyptien Al-Nour, Yousri Hammad, a affirmé lors d’une interview sans précédent accordée à Galei Tsahal que sa formation respecterait l’accord de paix conclu avec Israël en 1979. “Nous ne sommes pas contre l’accord, nous disons que l’Egypte est liée à ces accords signés par les précédents gouvernements et s’il y a des clauses que le peuple d’Egypte veut modifier dans ces accords, cela doit se faire à la table des négociations. Nous respectons tous les traités”, a déclaré M. Hammad, qui s’exprimait en arabe au téléphone du Caire.

Un haut responsable israélien qui a requis l’anonymat a affirmé avoir été “surpris” qu’un représentant du parti salafiste égyptien accepte de donner une interview à un média israélien et à fortiori à la radio de l’armée israélienne. “Il ne fait aucune doute que cela nous donne à réfléchir, sur ce qui se passe en Egypte”, a-t-il poursuivi sans donner d’autres détails. Un porte-parole du principal parti salafiste égyptien Al-Nour, Yousri Hammad, a affirmé lors d’une interview sans précédent accordée à Galei Tsahal le 21 décembre dernier , que sa formation respecterait l’accord de paix conclu avec Israël en 1979.

Le ministre égyptiens des Affaires étrangères, Mohammad Amar, a assuré le 15 décembre 2011 que son pays respectera « tous les accords internationaux » qu’elle a signés, « tant que l’autre partie ne les violera pas ».

Le président Shimon Pérès se veut rassurant sur le maintien du traité de paix de 1979 entre Israël et l’Egypte. “Je crois que les Égyptiens ont assez de raisons de ne pas aller dans ce sens”, a estimé Pérès, dans un entretien le 4 décembre 2011 avec la radio française RFI. “Jusqu’à présent, les Frères musulmans n’ont jamais dirigé un grand pays. Diriger est une tâche difficile. Et diriger sans avoir de programme est encore plus compliqué. Donc, je ne veux pas tirer de conclusions hâtives. Je reconnais que cela crée des problèmes. Mais encore une fois, il nous faut attendre les conclusions”, a-t-il dit.

Ftouh Souhail

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