Ce Dimanche 3 octobre, pour le 20e anniversaire de la réunification allemande, Berlin a achèvé de payer ses dettes héritées de la Première Guerre mondiale, en soldant les derniers 70 millions d’euros prévus par le Traité de Versailles, sur les 200 millions déjà versés entre 1990 et 2010.

Tout remonte au 28 juin 1919, date de signature du traité de Versailles. Après sa défaite, Les allemands s’étaient vus imposer le versement de 269 milliards de Reich marks. Ces réparations de guerre devaient compenser les pertes subies par la France et la Belgique pendant la guerre, et aider à défrayer le coût de l’effort militaire pour les pays alliés.

Une telle dette avait fortement affaibli les finances de la République de Weimar dans les années 1920. Avec les crises successives de 1923 et 1929, l’Allemagne était incapable d’honorer ces réparations, l’un des facteurs qui ont favorisé l’ascension d’Hitler. Elle avait aussi alimenté le ressentiment des Allemands, qu’Adolf Hitler avait su instrumentaliser pour accéder au pouvoir en 1933.

Les réparations, suspendues par Hitler, avaient finalement été annulées de fait avec le « moratoire Hoover » en 1932.

A partir de 1953, L’Allemagne de l’Ouest avait accepté de payer le reste des réparations imposées par les Alliés et les intérets accumulés entre 1945 et 1953. À l’époque un accord avait été trouvé selon lequel l’Allemagne payerait 20 ans après la réunification du pays.

En effet si l’Allemagne a fini de payer, ce dimanche 3 octobre , les réparations de la guerre 1914-1918 cette date marque aussi le vingtième anniversaire de la réunification Allemande et ce n’est pas un hasard.

En 1953 l’Accord de Londres, signé entre la RFA et une vingtaine de pays dont la France, les Etats-Unis et le Royaume Uni, avait jugé bon de repousser la question du fardeau hérité de la Première guerre à l’après-réunification. Le Mur de Berlin est tombé, vilà que l’Allemagne prend à sa charge de payer ce qui reste de la réparation de la guerre.

Berlin avait emprunté cette année plus de 90 millions d’euros pour finir de payer les derniers résidus de la dette héritée du conflit de 1914-1918, près d’un siècle après la Première guerre mondiale. Pour le vingtième anniversaire de sa réunification, le pays a enfin fermé ce chapitre.


Ftouh Souhail, Tunis


Photo: Signature de l’armistice le 11 novembre 1918 dans la clairère de Rethondes

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