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Au cours d’une conférence en Israël, Son Altesse Royale le Prince Hassan de Jordanie, un des parrains du Projet Aladin, a rappelé que les liens fraternels entre Arabes et Juifs avaient une longue histoire même si la période récente les avait vus se distendre avec la résurgence des nationalismes.Ses propos ont été rapportés par la chaîne de télévision en langue arabe Al Jazeera.

Le Président israélien Shimon Pérès, prenant la parole lors de cette même conférence, face à des diplomates égyptiens et jordaniens, a ajouté que la reprise du processus de paix était le meilleur moyen pour Israël de tirer avantage du Printemps arabe et des changements qui secouent le Moyen-Orient.

Dans son discours en ouverture de la 12ème conférence annuelle d’Herzliya, le Prince Hassan a appelé à de sérieux efforts pour reprendre les pourparlers de paix dans le conflit israélo-palestinien, notant que le coût du conflit, à force d’occasions perdues et suite à l’échec de la Conférence de Madrid en 2010, avait été estimé par le Groupe de Prévoyance Stratégique à 12 trillions de dollars.

« Tous les pays de la région ont été perdants, sans tenir compte des perspectives politiques », a-t-il dit. « Le revenu par habitant de tous ces pays aurait été doublé, sans la futilité de la guerre ».

« La Sécurité par les armes ne peut pas apporter la paix : seule une paix dans la justice peut apporter la sécurité réelle », a-t-il dit. « Sans une volonté commune d’avancer, Arabes et Juifs n’arriveront nulle part ».

Le Président israélien Shimon Peres a affirmé lors de cette même conférence que l’idée de deux Etats devrait être appliquée sur le terrain. Il a décrit le Président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier Ministre palestinien Salam Fayyad comme « des partenaires engagés pour la paix ».

« Je connais ces gens depuis des décennies. Je crois qu’Abu Mazen [Abbas] et Fayyad veulent la paix et veulent mettre un terme au conflit », a-t-il dit, ajoutant que l’impasse dans laquelle se trouvait le processus de paix ne faisait que renforcer les mouvements islamistes radicaux.

Le Président israélien a noté que son pays avait réussi un développement économique et scientifique impressionnant, mais était politiquement toujours embourbé dans le vieux monde.

A propos du printemps arabe, Pères a déclaré : « Israël n’est pas la cause de ces révolutions… Ceci n’est pas une question israélienne, mais arabe. Cela ne dépend pas de nous, mais cela nous concerne vraiment », a-t-il affirmé. « La seule solution… est de parvenir à une entente israélo-palestinienne comme nous l’avons fait avec l’Egypte et la Jordanie. Je le dis parce que je crois qu’un accord est possible ».

Ftouh Souhail

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