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Les théocrates au pouvoir en Tunisie, avec la bénédiction de R.Ghannouchi chef du parti islamiste Ennahdha, veulent en finir avec l’aspect républicain de l’enseignement public dans le pays.

Parmi les objectifs de la révolution tunisienne «l’abolition de l’école primaire et son remplacement par une autre coranique». Cette déclaration a été faite par Salem Adali, membre du comité scientifique de la mosquée Zitouna.

Ces propos ont été tenus dans un entretien publié par le quotidien arabophone Al-Chourouq, du 16 Mai 2012.

Selon M. Adali, le projet d’abolition de l’enseignement primaire est en cours d’étude. Les écoles primaires seront remplacées par d’autres coraniques où l’enfant, dès 5 ans, peut être inscrit.

Quant à l’enseignement secondaire, ce membre du comité scientifique de la mosquée Zitouna, qui a officiellement repris l’enseignement après une rupture de 50 ans, défend une autre thèse. Il y aura 7 ans de scolarité et le diplôme de fin d’études secondaires sera un certificat islamique et non un baccalauréat.

Mr Addeli ajoute ” Nous œuvrons pour un retour de l’enseignement fondamental de la religion dans nos écoles et nos lycées, et nous souhaitons avoir le soutien du ministère de tutelle, nous organiserons des conférences dans ce but, pour élargir les consultations sur le sujet”.

Selon encore la même source, le comité scientifique de la mosquée Zitouna est en train de travailler sur ce projet. Ses membres espèrent que les autorités parrainent le projet et y sensibilisent la société civile.


L’artile incriminé titré en arabe : “Notre projet est d’abolir l’école”

Ainsi donc, l’enseignement coranique aurait été relancé en Tunisie pour miner l’école de la république fondé par le président Habib Bouguiba. Enseignants, chercheurs et parents d’éléves sont inquiets de ce projet rétrograde qui constitue un tournant décisif.

Contrairement à l’école de la république ou le droit de chaque l’enfant à une éducation équilibrée est garantit, dans une « école » coranique, l’enseignement de matières « traditionnelles » (comme les mathématiques, la littérature, l’histoire générale, la géographie,…) n’a pas sa place et l’enseignement des sciences est inexistant.

Dans une « école » coranique, on n’enseigne que le coran. Les enfants doivent apprendre à répéter par cœur le coran. Si nécessaire, le « maître » aura recours à des sévices physiques pour « encourager » les mauvais élèves et les mettre « dans le droit chemin de l’islam ». Le plus souvent il s’agit d’une baguette (al-falqa) dont il frappe les enfants qui se trompent dans leur récitation du coran.

Dans une « école » coranique l’enfant doit surtout apprendre… à obéir aveuglément, à se soumettre au coran et aux « guides spirituels » de l’islam. C’est aussi une méthode utilisée dans les sectes.

Les « écoles » coraniques se fondent sur la vieille technique du « lavage de cerveau » ou du « bourrage de crâne ». Elles sont le ferment de la violence islamique, l’endroit où les jeunes apprennent à haïr tous ceux qui ne sont pas musulmans (les « infidèles »), et à sanctifier la guerre et les crimes (le « Djihad »).

Alors que Monde avance dans les études du futur , la Tunisie post-révolutionnaire semble reculer des siècles en arrière !

Ftouh Souhail

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