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Posts Tagged “jourdain”

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Les médias français sont décidément toujours aussi manipulateurs. J’étais assis devant mon ordinateur il y a quelques minutes pour faire une recherche sur Google avec comme sujet la guerre des 6 jours. J’ai donc tapé la phrase ‘la guerre des 6 jours’ dans la fenêtre Google. La première place va à Wikipedia, jusque la tout est normal et la deuxième au journal ‘le monde diplomatique’. Quelle ne fut pas ma surprise, après avoir cliqué sur le lien du journal ‘le monde diplomatique’, je suis dirigé vers une page presque vide avec simplement une carte et quelques mots de texte. http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/procheorient1967 Voici le texte complet : Le 5 juin 1967, Israël attaque l’Egypte. A la suite d’une guerre éclair de six jours, l’État hébreu occupe le Sinaï, le Golan, la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est. Bien évidement la carte illustre ces propos avec toutes les flèches qui montrent l’avancée de l’armée israélienne. (Donc si je comprends bien, Israël a agressé l’Égypte dans le but de coloniser les terres égyptiennes, c’est ça ?) C’est tout, il n’y a rien d’autre sur la guerre des 6 jours, sauf quelques liens au bas de la page comme : ’Colonisation grandissante à Jérusalem-Est’, ‘Maale Adumim, colonie symbole en Cisjordanie’, ‘territoires occupés’ ou encore ‘Le Golan annexé et le Liban sud occupé par Israël’. Aucun lien vers des pages relatant la guerre des 6 jours ! Ce que je trouve étrange c’est que Google référence en deuxième position une page quasi vide alors que nous savons tous que le contenu est primordial pour se trouver en première page. De plus, cette page fait parti de la section cartographie du journal ‘le monde diplomatique’, j’ai donc décidé de visiter le site plus en profondeur. Je fais donc la recherche suivante: ‘la guerre des 6 jours’ dans leur site. Enfin, je trouve un article plus intéressant intitulé : ‘Il y a quarante ans, la guerre des 6 jours, une semaine décisive’. Enfin je pensais trouver des informations dignes de ce nom. Voici l’article complet (‘le monde diplomatique’): (http://www.monde-diplomatique.fr/2007/06/A/14840) 5 juin. L’aviation d’Israël bombarde, dès 7 h 45 du matin, les aéroports de l’Egypte, dont elle détruit la quasi-totalité de l’aviation. 6 juin. L’armée de terre israélienne occupe la bande de Gaza, et ses blindés pénètrent dans la péninsule du Sinaï. 7 juin. Israël achève la conquête de la rive ouest du Jourdain et s’empare de la vieille ville de Jérusalem (qu’il annexera le 27 juin). 8 juin. Les blindés israéliens parviennent au canal de Suez. Le Caire capitule. 9 juin. Israël se retourne contre la Syrie et, au terme de durs combats, occupe le Golan jusqu’à la ville de Kuneitra. Nasser démissionne, avant de se rétracter le lendemain, à l’appel de centaines de milliers de manifestants. 10 juin. Fin des hostilités. Israël a multiplié son territoire par quatre, et quatre cent mille nouveaux réfugiés palestiniens ont traversé le Jourdain. Le journal persiste et signe, Israël est l’agresseur et les arabes sont les victimes. Je me pose alors une question, si le monde veut vraiment la paix, alors pourquoi tant de mensonges ? Pourquoi ne pas relater les faits tels qu’ils se sont produits ? Israël s’est défendu contre 7 pays qui avaient l’objectif déclaré publiquement de faire disparaitre Israël de la carte, de « jeter les juifs dans la mer ». La réponse est simple, l’objectif affiché de telles manipulation est de créer un sentiment de haine envers Israël et les israéliens. Qui n’éprouverai pas du dédain à la lecture de tels articles? Si vous voulez vraiment savoir comment s’est déroulée la guerre des 6 jours, visitez le lien suivant : La guerre des 6 jours.

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Feux d’artifice sur Jérusalem

Depuis que le roi David a fait de Jérusalem la capitale d’Israël il y a 3000 ans, la ville a joué un rôle central dans l’existence du peuple juif. Le mur occidental dans la vieille ville – le dernier mur de l’ancien Temple juif et lieu le plus saint du Judaïsme – est l’objet de vénération des juifs et au centre de la prière juive. Trois fois par jour, pendant des milliers d’années, les juifs ont prié "A Jérusalem, ta ville, nous y retourneront dans la joie", et ont répété le serment du Psalmiste :

Si je t’oublie, ô Jérusalem, que ma main droite se dessèche! Que ma langue s’attache à mon palais si je perds ton souvenir, si je ne mets Jérusalem au plus haut de ma joie!

En revanche, Jérusalem n’a jamais été la capitale d’aucune entité arabe. En fait, ce n’était qu’un marécage pour la plupart des pays arabes. Jérusalem n’a jamais servi de capitale provinciale sous le règne des musulmans et n’a jamais été un centre culturel musulman d’aucune sorte. Pour les juifs, la ville entière est sacrée, les musulmans vénèrent le Dôme du Rocher et non pas toute la ville de Jérusalem comme le font les juifs. « Pour un musulman », observait l’écrivain britannique Christopher Sykes, « il y a une profonde différence entre Jérusalem et La Mecque. Ceux-ci sont des lieux saints contenant des lieux saints. » Outre le Dôme du Rocher, a-t-il noté, Jérusalem n’a pas de signification majeure islamique.

Pendant ce temps, les juifs ont vécu dans Jérusalem en continu pendant près de 2000 ans. Ils ont constitué le groupe le plus important d’habitants depuis des années 1840 (carte de Jérusalem en 1912). Aujourd’hui, la population totale de Jérusalem est d’environ 662.000. La population juive dans des zones auparavant contrôlées par la Jordanie est supérieure à 160.000, dépassant le nombre de palestiniens dans le cartier arabe de Jérusalem.

 

Populations de Jérusalem

Année

Juifs

Musulmans

Chrétiens

Total

1844

7120

5000

3390

15510

1876

12000

7560

5470

25030

1896

28112

8560

8748

45420

1922

33971

13411

4699

52081

1931

51222

19894

19335

90451

1948

100000

40000

25000

165000

1967

195700

54963

12646

263309

1987

340000

121000

14000

475000

1990

378200

131800

14400

524400

2000

530400

204100

14700

758300

Une ville divisée

Lorsque l’ONU a abordé la question de la Palestine en 1947, elle a demandé que l’ensemble de Jérusalem soit internationalisé. La Vatican et de nombreuses délégations catholiques, ont fait pression pour obtenir ce statut, mais une des principales raisons de la décision de l’ONU est le bloc Soviétique et sa volonté de gêner la Transjordanie du roi Abdallah et ses clients britanniques.

L’agence juive, après beaucoup d’introspection, a décidé d’accepter l’internationalisation dans l’espoir qu’à court terme cela permettrai de protéger la ville des effusions de sang et protègerait le nouvel état d’Israël d’un conflit. Puis, la résolution a réclamé un référendum pour statuer sur le statut de la ville après 10 ans, comme les juifs comprenaient déjà une forte majorité, l’espoir était que la ville serait plus tard intégrée à Israël. Les états arabes étaient amèrement opposés à l’internationalisation de Jérusalem, comme ils l’étaient pour le reste du plan de partage. Le premier ministre David Ben-Gourion a déclaré par la suite qu’Israël n’accepterai plus l’internationalisation de Jérusalem.

En Mai 1948, la Jordanie a envahi et occupé la partie Est de Jérusalem, en divisant la ville pour la première fois de son histoire, et en conduisant des milliers de juifs, dont les familles avaient vécus à cet endroit pendant des siècles, vers exil. Pendant 19 ans d’occupation jordanienne, la ville de Jérusalem a été divisée. Israël a créé sa capitale du coté Ouest alors que la Jordanie occupait le coté Est, incluant la vieille ville et la plupart des sanctuaires religieux. Pendant 19 ans, les juifs n’ont ainsi pas eu le droit de se rendre sur leurs sites les plus saints.

Le refus arabe d’accepter la partition a « joué un rôle dans la définition juridique du statut de Jérusalem »selon l’ancien maire de Jérusalem, Teddy Kollek. Après le rejet des états arabes de la résolution 181 de l’ONU et, en décembre 1948, de la résolution 194 de l’ONU instituant la commission de conciliation des nations unies pour la Palestine, le premier ministre David Ben-Gourion a déclaré qu’Israël n’accepterai plus l’internationalisation de Jérusalem.

En 1950, la Jordanie annexe la totalité du territoire qu’il occupe à l’ouest du Jourdain, y compris Jérusalem-est. Les autres pays arabes nient la légitimité de l’action jordanienne et la "ligue arabe" à même songé à annuler l’adhésion de la Jordanie. Finalement, un compromis a été élaboré par lequel les autres pays arabes se sont mis d’accord pour que toute la Cisjordanie et Jérusalem-est soient "confiés" à la Jordanie pour les palestiniens.

De 1948 à 1967, la ville a été divisée entre Israël et la Jordanie. Israël a fait de Jérusalem sa capitale occidentale avec la Jordanie occupant la partie est. Parce que la Jordanie, à l’instar de tous les états arabes de l’époque, a maintenu un état de guerre avec Israël, la ville était divisée en deux camps armés, avec des murs remplis de béton, des barbelés, des bunkers, des champs de mines et d’autres fortifications militaires.

En violation des accords de l’armistice de 1949, la Jordanie a refusé aux Israéliens l’accès au "Mur des lamentations" et au cimetière du "Mont des Oliviers" où les juifs ont enterré leurs morts pendant 2500 ans. La Jordanie a même été plus loin en désacralisant des lieux saints juifs. Le roi Hussein a permis la construction d’une route partant de l’hôtel Intercontinental et traversant le Mont des Oliviers. Plusieurs centaines de tombes juives furent détruites par cette route qui aurait pu facilement être construite ailleurs. Les pierres tombales, honorant la mémoire des rabbins et des sages, ont été utilisées par le génie de la légion arabe jordanienne comme chaussée et latrines dans les camps militaires (des inscriptions sur ces très vieilles pierres étaient encore visibles lorsque Jérusalem fut libérée par les Israéliens). L’ancien quartier juif de la vieille ville a été ravagé, 58 synagogues (dont certaines des plusieurs siècles) furent détruites ou en ruines, d’autres ont été transformées en étables ou en poulailles. Des taudis ont été construits jouxtant le Mur occidental du Temple du roi Salomon (Mur des Lamentations).

Les juifs n’étaient pas les seuls à avoir leurs libertés entravées. Sous le règne jordanien, les chrétiens Israéliens ont été soumis à divers restrictions, avec seulement un nombre limité de visites autorisées de la vieille ville de Jérusalem et de Bethléem à Noël et à Pacques. La Jordanie a également adopté des lois imposant le strict contrôle du gouvernement sur les écoles chrétiennes, ainsi que des restrictions sur l’ouverture de nouvelles écoles. L’État jordanien contrôle les finances des écoles chrétiennes et nomme directement les enseignants leur exigeant que le Coran soit enseigné. Les institutions chrétiennes charitables et religieuses sont également empêchées de devenir acquéreurs de biens immobiliers à Jérusalem. En raison des ces politiques répressives, de nombreux chrétiens ont émigré de Jérusalem, ce qui conduit à diminuer leur nombre de 25000 en 1949 à moins de 13000 en Juin 1967.

Jérusalem est unifiée

En 1967, la Jordanie ignore la demande d’Israël de rester en dehors des combats de la guerre des six jours et attaque la partie occidentale (Jérusalem-ouest) de la ville. Les jordaniens ont été déroutés par les forces israéliennes et conduits hors de Jérusalem-est, permettant à l’unité de la ville d’être restaurée. Teddy Kollek, maire de Jérusalem pendant 28 ans, a rappelé la réunification de la ville "la réalisation pratique des objectifs du mouvement sioniste. "

Libération de JérusalemPhoto : Le ministre de la Défense Moshe Dayan (c), chef d’état-major Yitzhak Rabin (r), et le commandant Uzi Narkiss, entrent dans Jérusalem

Comme cela avait été le cas sous les précédents dirigeants islamistes, le roi Hussein avait négligé Jérusalem. La portée de son mépris est devenu apparent lorsque Israël à découvert que la plupart de la ville sous le règne de la Jordanie n’avais même pas les services municipaux les plus élémentaires, c’est à dire un approvisionnement régulier en eau, de la plomberie et de l’électricité. A la suite de la réunification, ces services ainsi que d’autres services municipaux ont été élaborés et étendus aux foyers arabes et aux entreprises arabes de Jérusalem-est.

Liberté de religion

Après la guerre, Israël a aboli toutes les lois discriminatoires promulguées par la Jordanie et a adopté sa propre norme, très exigeante, pour la sauvegarde des accès aux sanctuaires religieux. « Qui fait quoi que ce soit qui soit susceptible de violer la liberté d’accès des membres des divers religions à leurs lieux sacrés » est passible d’une peine d’emprisonnement de 5 ans. Israël a également confié l’administration des lieux saints à leurs autorités religieuses respectives. Ainsi, par exemple, les musulmans ont la responsabilité des mosquées construites au dessus des vestiges du temple du roi Salomon (le Mont du Temple).

Depuis 1967, des centaines de milliers de musulmans et de chrétiens – dont beaucoup provenant de pays arabes toujours en guerre avec Israël – sont venus à Jérusalem pour voir les lieux saints. Les dirigeants arabes sont libres de se rendre à Jérusalem pour prier, si elles le souhaitent, tout comme le président égyptien Anouar El-Sadat qui fit une visite de la mosquée Al-Asqua.

Selon l’Islam, le prophète Mahomet fut miraculeusement transporté de la Macque à Jérusalem et c’est de là que date son ascension au ciel. Le Dôme di Rocher est la mosquée d’Al-Aqsa, tous les deux construit au 7e siècle ont fait une identification définitive de Jérusalem comme "lieu distant" et donc un lieu saint après la Mecque et après Médine. Les droits des musulmans sur le Mont du Temple, le site des deux mosquées, n’ont pas été volés. Bien qu’il soit le lieu le plus saint du judaïsme, Israël a laissé le Mont du Temple sous le contrôle des autorités religieuses musulmanes.

Pour les chrétiens, Jérusalem est le lieu où Jésus a vécu, prêché, est mort et fut ressuscité. Si c’est le Jérusalem céleste et non pas le Jérusalem terrestre qui est mis en avant par l’église, les lieux mentionnés dans le Nouveau Testament comme les sites de son ministère et de la passion ont attiré les pèlerins et les fidèles consacrés depuis des siècles. Parmi ces sites est l’église de Saint-Sépulcre, le Jardin de Gethsémani, le site du dernier souper et de la Via Dolorosa avec les quatorze stations de la croix.

Les droits de diverse églises chrétiennes à la garde des lieux saints chrétiens de Jérusalem ont été définis au cours du XIXe siècle, lorsque Jérusalem faisait partie de l’Empire Ottoman. Connu comme « l’arrangement pour le statu quo pour les lieux saints chrétiens à Jérusalem », ces droits sont restés en vigueur pendant la période du mandat britannique et sont encore préservés aujourd’hui par Israël.

Parallèlement à la liberté religieuse, les arabes palestiniens de Jérusalem ont des droits politiques sans précédent. Les résidents arabes ont eu de choix de devenir des citoyens Israéliens. La plupart ont choisi de conserver leur citoyenneté jordanienne. En outre, qu’ils soient citoyens ou pas, les arabes de Jérusalem sont autorisés, par Israël, à voter aux élections municipales et jouent un rôle dans l’administration de la ville.

Juifs de Jérusalem-est ?

Avant 1865, toute la population de Jérusalem vivait derrière les murs de la vieille ville (ce qui serait aujourd’hui considéré comme la partie orientale (est) de la ville). Plus tard, la ville commença) s’étendre au-delà des murs en raison de la croissance démographique et les juifs et les arabes ont commencé à construire de nouvelles régions étendant la ville.

Ancienne Jérusalem

Au moment de la partition, une florissante communauté juive vivait dans la partie orientale (Jérusalem-est) de la ville. Une région qui comprenait le quartier juif de la vieille ville. Cette zone de la vieille ville contient également de nombreux sites d’importance pour la religion juive, dont "la ville de David", le "Mont du Temple" et le "Mur occidental" (Mur des Lamentations). En outre, les grandes institutions comme l’inversât hébraïque et l’authentique hôpital de Hadassah se situent sur le Mont Scopus à Jérusalem-est.

Source: A partir de la Palestine et la Syrie. Guide à l’intention des voyageurs par Karl Baedeker, 5e édition, 1912.

La seule fois que la partie orientale de Jérusalem (Jérusalem-est) a été exclusivement arabe a été entre 1949 et 1967 parce que la Jordanie a occupé la zone et expulsé par la force tous les juifs.

Le statut final de Jérusalem

Les "déclarations de principe" israélo-palestiniennes, signés les 13 septembre 1993, laissent en suspens le statut de Jérusalem. L’article V indique seulement que Jérusalem est une des questions qui seront discutées dans les négociations sur le statut permanent. Le procès verbal agréé mentionne également Jérusalem stipulant que le conseil palestinien de la juridiction ne s’étend pas à la ville. Le Premier Ministre Yitzhak Rabin a déclaré que Jérusalem ne sera « pas incluse de quelque façon que ce soit aux prérogatives d’un quelconque organe menant les affaires palestiniennes sur le territoire. Jérusalem restera sous la souveraineté Israélienne. "

L’accord stipule également que le statut final sera fondé sur les résolutions du conseil de sécurité des Nations Unies 242 et 338 dont aucune ne mentionne Jérusalem. En fait, l’ambassadeur des États-Unis qui a aidé le projet de résolution 242, M. Arthur Goldberg, dit « en aucune façon ne réfère à Jérusalem et cette omission a été délibérée… Jérusalem est un sujet discret, sans relation avec la Cisjordanie ».

En plus de cet accord pour parler de Jérusalem durant la phase finale de négociation, Israël n’a concédé concernant le statut de la ville pendant la période intermédiaire. Israël se réserve le droit de construire partout ou cela est nécessaire à Jérusalem et continu d’exercer sa souveraineté sur la ville unifiée et indivisible. Rien dans les accords qu’Israël et l’autorité palestinienne (AP) ont fait jusqu’ici ne change ces conditions.

Les deux parties ont convenu d’une autonomie intérimaire pour les palestiniens, de la création d’une Autorité palestinienne, de l’élection d’un conseil palestinien et le redéploiement des forces israéliennes en Cisjordanie et à Gaza. Jérusalem a été spécifiquement exclu de l’ensemble de ces arrangements. Il a également été décidé que, pendant la période intérimaire, le conseil palestinien n’aurait aucune compétence sur les questions qui seront déterminées dans les négociations sur le statut final, y compris Jérusalem et les colonies de peuplement Israéliennes.

L’OLP affirme que Jérusalem doit être la capitale d’un État indépendant. « Celui qui renonce à un seul centimètre de Jérusalem n’est ni arabe, ni musulman » a dit Yasser Arafat avant l’accord signé avec Israël (Voix de la Palestine, Alger, le 2 septembre 1993). Et le jour de la signature, Arafat a déclaré que le drapeau palestinien « volera au dessus des murailles de Jérusalem, des églises de Jérusalem et des mosquées de Jérusalem » (télévision jordanienne, le 13 septembre 1993).

En réponse à la question d’altérer le statut de Jérusalem, Teddy Kollek, ancien maire dont la réputation pour la tolérance et les efforts visant à promouvoir la coexistence dans la ville a été respectée par toutes les parties, a écrit : « La demande palestinienne pour l’établissement deux capitales ou deux municipalités ne peut pas être accepté dans le cadre d’une Jérusalem unifiée. »

Jérusalem est une des questions sur lesquelles l’avis des Israéliens est unanime: La ville doit rester la capitale indivisible d’Israël. Pourtant, des efforts ont été faits pour trouver un compromis qui pourrait satisfaire les intérêts palestiniens. Par exemple, alors que le parti travailliste était au pouvoir sous Yitzhak Rabin et Shimon Peres, Yossi Beilin a apparemment conclu une entente provisoire qui permettrait aux Palestiniens de revendiquer la ville comme leur capitale sans pour autant sacrifier la souveraineté d’Israël. L’idée de Beilin était de permettre aux palestiniens d’établir leur capitale dans un faubourg de Jérusalem en Cisjordanie – Abu Dis. Cette idée a été discutée mais jamais acceptée par le gouvernement du Premier Ministre Benyamin Netanyahou.

Sous la direction du Premier Ministre Ehud Barak, les discussions d’un compromis ont été renouvelés et Barak a offert des concessions dramatiques donnant aux palestiniens un plus grand contrôle sur les zones plus vastes de Jérusalem-est et plus d’autorité sur le Mont du temple. Ces idées ont été débattues lors du Sommet à Camp David en juillet 2000 mais rejetés par Yasser Arafat. La violence de la deuxième intifada a éclaté après la destruction de la Tombe de Joseph et d’un certain nombre d’autres sanctuaires religieux juifs par les émeutiers palestiniens. Les perspectives de compromis sur Jérusalem dans ces conditions ont diminuées. Ariel Sharon a battu Barak aux élections pour le poste de Premier Ministre sur une proposition rejetant spécifiquement les concessions offertes aux palestiniens par Barak concernant Jérusalem.

Après plusieurs années de résistance à parler de tout compromis concernant Jérusalem, le vice Premier Ministre Ehud Olmert, l’ancien maire de Jérusalem, a évoqué la possibilité, en 2004, d’autoriser certaines sections à dominance arabe de la ville de Jérusalem de faire part d’un futur état palestinien.

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La position des États-Unis

Seuls deux pays ont des ambassades à Jérusalem – Le Costa Rica et El Salvador. Parmi les 184 pays avec lesquels l’Amérique a des relations diplomatiques, Israël est le seul où les États-Unis ne reconnaissent pas la capitale et ne possède une ambassade située dans cette ville. L’ambassade des États-Unis, comme la plupart des autres ambassades est à Tel-Aviv, à 60Km de Jérusalem. Les États-Unis maintiennent pourtant un consulat à Jérusalem-est qui s’occupe des palestiniens dans les territoires et travaille indépendamment de l’ambassade, qui relève directement de Washington. Donc, aujourd’hui, nous avons la particularité que les diplomates américains refusent de rencontrer les Israéliens dans leur capitale parce que le statut de Jérusalem est "négociable" mais font leurs contacts avec les palestiniens dans cette ville.

En 1990, le congrès a adopté une résolution déclarant que « Jérusalem est de droit la capitale de l’État d’Israël » et « doit demeurer une ville indivisible dans laquelle les droits de chaque groupe ethnique et religieux sont protégés. » Pendant la campagne présidentielle de 1992, Bill Clinton a dit : « Je reconnais Jérusalem comme une ville indivisible, la capitale éternelle d’Israël, et je crois dans le principe de déménager notre ambassade à Jérusalem. » Il n’a pas réitéré cette opinion durant la présidence et, en conséquence, la politique officielle des États-Unis demeure sur le fait que le statut de Jérusalem est une question de négociation.

Dans un effort pour changer cette politique, le congrès a voté massivement « The Jérusalem ambassade Act de 1995 ». Ce projet de loi historique dans une déclaration officielle sur la politique américaine, stipule que Jérusalem devrait être reconnue comme l’indivisible capitale éternelle d’Israël et exigeait que l’ambassade des États-Unis s’établisse à Jérusalem au plus tard en mai 1999. La législation comportait également une "option" permettant au président américain d’ignorer l’essentiel de la législation s’il juge que c’est dans le meilleur intérêt des États-Unis et donc annuler la dérogation. Le président Clinton a exercé cette option.

Pendant la campagne présidentielle de 2000, George W. Bush a promis qu’en tant que Président, il « commencerait le processus de déménagement de l’ambassade des États-Unis dans la ville que Israël a choisi comme capitale » (Discours à la Conférence Politique de l’AIPAC, 22 mai 2000). En tant que Président, cependant, il a continué comme ses prédécesseurs, la politique d’annulation des dérogations pour éviter l’implémentation de la législation.

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Attaques terroristes contre Israël

Depuis le début de 1965 et jusqu’à la guerre des six jours, en juin 1967, le Fatah (branche armée de l’OLP) a poursuivi une politique offensive permanente contre les frontières d’Israël. Particulièrement le long des frontières Jordaniennes et Libanaises. La critique de ces activités par les gouvernements arabes et par l’opinion locale a poussé les dirigeants du Fatah à adopter une nouvelle approche dite « théorie de l’enchevêtrement ». Cela consistait à utiliser le sabotage pour forcer Israël à adopter une position de plus en plus défensive, ce qui en retour a conduit les pays arabes voisins à accroitre leurs effectifs militaires.

Cette escalade progressive des tensions frontalières a finalement conduit à la guerre des six jours. En 1965, 35 attaques terroristes ont été menées contre Israël. En 1966, ce nombre est passé à 41. Durant les quatre premiers mois de 1967, 37 attaques terroristes ont été lancées contre Israël. Le nombre des incidents dangereux le long de la frontière syrienne avec Israël a augmenté à la suite de l’activation de la société nationale israélienne de transport d’eau (National Water Carrier) depuis la mer de Galilée jusqu’au Néguev, en 1964.

La Syrie et les autres pays arabes ont essayé de détourner les affluents du Jourdain se trouvant sur leur territoire dans le but d’assécher Israël et d’empêcher les populations d’avoir accès à l’eau douce. Israël a du bombarder les travaux de diversions en réponse à ces tentatives d’assèchement.

Cette tension est survenue en toile de fond d’accrochages le long de la zone démilitarisée entre Israël et la Syrie. La Syrie refusait l’accroissement de la zone démilitarisée, empêchant ainsi à Israël d’accroitre l’utilisation de cette zone pour l’agriculture. La zone démilitarisée fut le résultat des conditions de l’armistice entre Israël et la Syrie, signé le 20 Juillet 1949.

La Syrie a lancé des attaques terroristes contre les fermiers Israéliens qui cultivaient dans la zone démilitarisée ainsi que sur des bateaux de pêche israéliens et d’autres embarcations qui naviguaient sur la mer de Galilée. La Syrie bombardait ainsi les israéliens depuis les hauteurs du plateau du Golan qui domine de manière spectaculaire à l’est de la zone frontalière.

Provocations militaires des pays arabes contre Israël et désinformation soviétique

Alors qu’Israël n’a jamais cessé d’exprimer son désir de négocier une paix durable avec ses voisins arabes, il n’y a jamais eu un sentiment similaire du coté arabe.

Dans une allocution à l’assemblée générale des Nations Unies le 10 Octobre 1960, Golda Meir, ministre des affaires étrangères a mis au défis les dirigeants arabes de ses réunir avec le Premier Ministre israélien David Ben-Gourion pour négocier un traité de paix. Le président Égyptien Nasser a répondu le 15 Octobre 1960, disant qu’Israël essayait de tromper l’opinion mondiale et a réaffirmé que son pays ne reconnaitrait jamais l’existence de l’État d’Israël. La rhétorique de Nasser est devenue de plus en plus belliqueuse, le 8 mars 1965, il a déclaré :

« Nous n’allons pas entrer en Palestine avec son sol couvert de sable.

Nous allons y entrer avec sa terre saturée de sang. »

Président Égyptien Nasser, 8 mai 1965

Quelques mois plus tard, le président Nasser a exprimé l’objectif arabe :

« … La pleine restauration des droits du peuple palestinien. En d’autres termes, nous visons à la destruction de l’État d’Israël. L’objectif immédiat : la perfection de la puissance militaire arabe. L’objectif national : l’éradication d’Israël. »

D’autres dirigeants arabes de Jordanie et d’Iraq se sont joints à la rhétorique et aux préparations de guerre, ce qui augmenta ainsi la pression sur le président Égyptien Gamal Nasser, le définissant comme étant le leader du monde arabe. Les attaques de la Syrie contre la zone démilitarisée avec Israël sont devenues beaucoup plus fréquents entre 1965 et 1966. Les attaques Syriennes lancées contre les Kibboutzim Israéliens (villages fermiers) depuis les hauteurs du Golan ont provoqué une frappe en représailles, le 7 Avril 1967, durant laquelle deux avions de chasse israéliens ont abattus six avions Syriens MIG d’origine soviétique.

En raison d’attaques permanentes, d’une extrême insécurité et de l’approvisionnement en armes de dernière génération par les soviétiques aux pays arabes, Israël a du réintroduire des forces militaires dans la zone démilitarisée entre Israël et la Syrie.

En même temps et sans que les israéliens ne le sachent, l’Union Soviétique a monté une campagne de désinformation poussant l’Égypte à se joindre à la Syrie contre Israël. A cette époque, les soviétiques fournissaient une aide militaire et économique à la fois en Syrie et en Égypte.

Le 13 Mai 1967, une délégation soviétique parlementaire s’est rendue au Caire et a informé les dirigeants Égyptiens qu’Israël avait concentré de onze à treize brigades le long de la frontière Syrienne dans le cadre de préparatifs pour un assaut de quelque jours, avec l’intention de renverser le gouvernement révolutionnaire Syrien. C’était un mensonge fabriqué par les soviétiques pour déstabiliser le Moyen-Orient. De fausses informations similaires avaient déjà été transmises à l’Égypte par les Soviétique, le 2 Mai 1967. Israël a réfuté ces accusations. Le secrétaire des Nations Unies, U Thant, a indiqué que les observateurs de l’ONU à la frontière Syrienne :

«… Ont vérifié l’absence de concentration de troupes et l’absence de mouvements militaires notables des deux cotés de la frontière Syrienne. »

Nasser a interprété les renseignements soviétiques comme une indication qu’il était temps d’attaquer Israël et que les soviétiques allaient les appuyer. Avec les États-Unis profondément distraits par la guerre du Vietnam, les soviétiques avaient des raisons de penser qu’il n’y aurait pas d’intervention américaine. Nasser a abandonné son ancienne prudence politique et a pris les devants pour une nouvelle agression contre Israël. La Syrie et l’Irak se sont joints avec enthousiasme aux préparatifs de guerre égyptiens, ce qui encouragea un élan de ferveur en faveur de la guerre dans tous les pays arabes.

Le 15 Mai 1967, jours du 19e anniversaire de l’indépendance d’Israël, les troupes égyptiennes commencèrent à se rassembler dans le désert du Sinaï, près de la frontière israélienne. Le 18 Mai 1967, les troupes syriennes étaient, elles aussi, prêtes pour la bataille le long des hauteurs du Golan. Le 16 Mai 1967, Nasser a demandé le retrait de la force d’urgence des Nations Unies stationnées dans le Sinaï depuis 1956. Les forces égyptiennes se sont déplacées jusqu’aux lignes de l’UNEF et ont commencé à harasser les positions de l’ONU. Sans porter la question à l’attention de l’assemblée générale, comme l’avait promis son prédécesseur, le secrétaire général U Thant s’est conformé à la demande de Nasser. Il s’agissait là d’une violation directe des conditions sous lesquelles Israël avait rendu le control du Sinaï à l’Égypte après la campagne du Sinaï. La force de l’ONU était censée protéger Israël de l’Égypte en cas de fermeture du détroit de Tiran ou en cas de lancement d’attaques terroristes depuis ce territoire.

Blocus du détroit de Tiran

En 1956, les États-Unis ont donné des assurances à Israël qu’ils reconnaissaient à l’État juif le droit d’accès au détroit de Tiran. En 1957, à l’ONU, 17 puissances maritimes ont déclaré qu’Israël avait le droit de transiter par le détroit. En outre, tout blocus violerait la convention sur les eaux territoriales et les zones contigües, adopté lors de la conférence des Nations Unies sur le droit de la mer du 27 Avril 1958. Néanmoins, lors de la nuit de 22 au 23 mai 1967, l’Égypte a fermé le détroit de Tiran à toute la navigation israélienne et à tous les navires à destination de Eilat. Ce blocus a coupé Israël de son unique voie d’approvisionnement avec l’Asie et a stoppé le ravitaillement de pétrole de son fournisseur principal, l’Iran. Nasser était pleinement conscient de la pression qu’il exerçait pour forcer la main à Israël dans le but de déclencher un conflit. Le lendemain de l’instauration du blocus sur le détroit de Tiran, il annonça sur un ton de défit :

« Les juifs menacent de faire la guerre. Je réponds : Bienvenue ! Nous sommes prêts pour la guerre. »

Le coup final qui a déclenché la guerre

Il est aujourd’hui prouvé que l’Égypte a été mise en garde par les États-Unis et l’Union Soviétique à la fin de mai 1967, que la guerre devait être évitée, malheureusement, l’élan de guerre présent chez les arabes était irréversible. Le Roi Hussein de Jordanie a signé un pacte de défense avec l’Égypte le 30 Mai 1967, en vertu duquel la Jordanie se joint à l’alliance militaire Égypto-Syrien de 1966. Le Roi Hussein a placé l’armée Jordanienne des deux cotés du Jourdain sous le commandement Égyptien. Il n’avait guère de choix puisque la Jordanie abrite 700.000 arabes palestiniens dont les émeutes en Novembre 1966 ont pratiquement anéanti le gouvernement du Roi Hussein. Le 4 Juin 1967, l’Iraq à aussi adhéré à l’alliance militaire Égypto-Jordano-Syrienne. Le président Irakien Abdur Rahman Aref a ajouté ces mots à la montagne de provocations :

« L’existence d’Israël est une erreur qui doit être corrigée. Voila notre occasion d’effacer l’ignominie qui a été avec nous depuis 1948. Notre objectif est clair – rayer Israël de la carte. »

Les forces armées dans les pays arabes ont été mobilisées. Israël est maintenant confronté à une force militaire arabe de quelque 465.000 soldats, plus de 2880 chars et 810 avions de dernière génération. Les armées du Koweït, d’Algérie, d’Arabie Saoudite et d’Irak ont contribué avec des troupes et de l’armement en faveur des Égyptiens, des Syriens et des Jordaniens.

Les forces israéliennes furent en état d’alerte pendant 3 semaines de tensions qui ont commencé le 15 Mai 1967, lorsque les israéliens ont su que l’Égypte avait concentré des forces militaires à grande échelle dans la péninsule de Sinaï, un état d’alerte qu’Israël ne pouvait pas maintenir indéfiniment. Le pays ne pouvait pas non plus accepter l’interdiction de la voie maritime dans le golfe d’Aqaba. Israël n’avait plus d’autre choix que d’agir. En situation de grande infériorité numérique et un armement militaire vieillissant, Israël se devait d’agir très vite et d’utiliser autant que possible l’effet de surprise. Israël ne pouvait attendre l’invasion arabe imminente, une situation potentiellement catastrophique. Le 4 Juin 1967, le conseil des ministres a autorisé le Premier Ministre et le Ministre de la Défense à se prononcer sur les mesures appropriées pour défendre l’État d’Israël.

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