| More

Posts Tagged “juive”

 

Par Ftouh Souhail

[ad]

Une fois n’est pas coutume, France 2, la chaîne publique et profondément de gauche vient de consacrer le 07/10/2008 un film suivi d’un documentaire très édifiant sur "Le journal d’Anne Frank" (1) qui retrace les deux années passées par l’adolescente juive et sept autres personnes dans une cachette à Amsterdam ; la cachette au Prinsengracht 263.

Nous saluons surtout la belle performance pour le documentaire de Christophe Weber et Laurent Portes, diffusé en seconde partie de soirée après ce film qui nous a rappelé les sombres jours de l’arrivée au pouvoir de Hitler, obligeant cette famille juive, devenue apatride, de quitter l’Allemagne Nazie pour se réfugier à Amsterdam aux Pays-Bas.

La soirée consacrée à Anne Frank était émouvante, d’autant plus que nous sommes témoins d’une montée spectaculaire de l’antisémitisme, selon une récente enquête internationale du « PEW Research Center ».

Le destin tragique de la jeune fille, juive allemande, pendant la seconde guerre mondiale, nous interpelle tous. Son Journal intime, ecrit avant sa déportation et sa mort dans le camp de Bergen-Belsen en mars 1945, est l’un des livres les plus lu au monde, il reste pourtant mystérieusement inconnu dans le monde arabe.

La mort d’Anne Frank, adolescente juive, en 1945 dans un camp de concentration et dont le Journal a été rendu à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires et traduit en plus de soixante langues, n’a pas trouvé d’écho dans les manuels scolaires arabes

« L’Annexe » nom donné à la cache où Anne et sa famille vécurent reclus durant deux ans ne signifie rien dans la conscience du monde arabe. Pourtant ce lieu a abrité dans la clandestinité une adolescente courageuse et animée de ces mêmes valeurs que le monde civilisé défend aujourd’hui.

Le Journal, retrouvé dans la cachette des Franks par une amie de la famille, quelques heures après leur arrestation le 4 août 1944 est jusqu’à aujourd’hui indisponible dans les librairies et les bibliothèques des pays arabes. Pourtant ce journal résume à lui seul la liberté, le courage, la dignité, l’humanité et l’espoir dont Anne Frank parlait.

Anne Frank, morte à Bergen-Belsen en mars 1945, symbolise les victimes de l’antisémitisme du fascisme et la barbarie nazie. Son message, transmis grâce à son journal, n’a rien perdu de son actualité. Anne Frank nous rappelle que des milliers d’enfants juifs furent assassinés pendant la Shoah. Leur seul tort c’est d’être des juifs. Ceux qui ne lisent pas ou qui refusent de lire le journal d’Anne Frank semblent, hélas, loin de vouloir saisir les leçons de l’histoire.

Anne Frank symbolise l’espoir d’un monde civilisé dans lequel les hommes vivraient ensemble dans un respect mutuel et en toute liberté.

Même si aujourd’hui on est loin de parvenir à l’espoir qu’a porté anne frank, au moins le rêve de sa soeur aînée margot (2) s’est réalisé : israël existe bel est bien pour qu’aucun juif ne soit apatride, ne porte l’étoile jaune, ne soit humilié, intimidé ou massacré.

Né des cendres de l’Holocauste, l’établissement de l’Etat d’Israël fut la réalisation d’un rêve soutenu depuis longtemps par la nation juive. Depuis 60 ans, avec l’aide indéfectible de toute la diaspora, vous avez bâti et développé un pays moderne et créatif.

Ensemble, nous devons avancer à grands pas vers la paix. Nous avons toujours eu besoin les uns des autres, et nous défendrons toujours ensemble le peuple juif et l’Etat d’Israël parce que nous sommes tous Anne Frank.

Ftouh Souhail, Tunis

Citoyen du monde
 

(1) Enfant écrivain allemande née à Francfort-sur-le-Main le 12 juin 1929 et massacrée à Bergen-Belsen le 12 mars 1945. Espérons seulement qu’une fois de plus, il n’y aura pas de commentaires (télé ou presse écrite gauchiste) sur les "jérémiades" des juifs et leurs amis qui ne pensent qu’au passé…

(2) Margot Betty Frank et Anne Frank sont les filles d’Otto Frank seul rescapé des camps, mort en 1980. Margot est très pieuse et se dévoue beaucoup pour la communauté juive .Son rêve était de monter vers la Terre d’Israël. Mais Margot ne verra pas Eretz Israël, elle décédera à la fin du mois de février 1945, quelques jours avant sa sœur Anne, dans le camp de Bergen-Belsen.

Tags: , , ,

Comments Comments Off on Nous sommes tous Anne Frank

Feux d’artifice sur Jérusalem

Depuis que le roi David a fait de Jérusalem la capitale d’Israël il y a 3000 ans, la ville a joué un rôle central dans l’existence du peuple juif. Le mur occidental dans la vieille ville – le dernier mur de l’ancien Temple juif et lieu le plus saint du Judaïsme – est l’objet de vénération des juifs et au centre de la prière juive. Trois fois par jour, pendant des milliers d’années, les juifs ont prié "A Jérusalem, ta ville, nous y retourneront dans la joie", et ont répété le serment du Psalmiste :

Si je t’oublie, ô Jérusalem, que ma main droite se dessèche! Que ma langue s’attache à mon palais si je perds ton souvenir, si je ne mets Jérusalem au plus haut de ma joie!

En revanche, Jérusalem n’a jamais été la capitale d’aucune entité arabe. En fait, ce n’était qu’un marécage pour la plupart des pays arabes. Jérusalem n’a jamais servi de capitale provinciale sous le règne des musulmans et n’a jamais été un centre culturel musulman d’aucune sorte. Pour les juifs, la ville entière est sacrée, les musulmans vénèrent le Dôme du Rocher et non pas toute la ville de Jérusalem comme le font les juifs. « Pour un musulman », observait l’écrivain britannique Christopher Sykes, « il y a une profonde différence entre Jérusalem et La Mecque. Ceux-ci sont des lieux saints contenant des lieux saints. » Outre le Dôme du Rocher, a-t-il noté, Jérusalem n’a pas de signification majeure islamique.

Pendant ce temps, les juifs ont vécu dans Jérusalem en continu pendant près de 2000 ans. Ils ont constitué le groupe le plus important d’habitants depuis des années 1840 (carte de Jérusalem en 1912). Aujourd’hui, la population totale de Jérusalem est d’environ 662.000. La population juive dans des zones auparavant contrôlées par la Jordanie est supérieure à 160.000, dépassant le nombre de palestiniens dans le cartier arabe de Jérusalem.

 

Populations de Jérusalem

Année

Juifs

Musulmans

Chrétiens

Total

1844

7120

5000

3390

15510

1876

12000

7560

5470

25030

1896

28112

8560

8748

45420

1922

33971

13411

4699

52081

1931

51222

19894

19335

90451

1948

100000

40000

25000

165000

1967

195700

54963

12646

263309

1987

340000

121000

14000

475000

1990

378200

131800

14400

524400

2000

530400

204100

14700

758300

Une ville divisée

Lorsque l’ONU a abordé la question de la Palestine en 1947, elle a demandé que l’ensemble de Jérusalem soit internationalisé. La Vatican et de nombreuses délégations catholiques, ont fait pression pour obtenir ce statut, mais une des principales raisons de la décision de l’ONU est le bloc Soviétique et sa volonté de gêner la Transjordanie du roi Abdallah et ses clients britanniques.

L’agence juive, après beaucoup d’introspection, a décidé d’accepter l’internationalisation dans l’espoir qu’à court terme cela permettrai de protéger la ville des effusions de sang et protègerait le nouvel état d’Israël d’un conflit. Puis, la résolution a réclamé un référendum pour statuer sur le statut de la ville après 10 ans, comme les juifs comprenaient déjà une forte majorité, l’espoir était que la ville serait plus tard intégrée à Israël. Les états arabes étaient amèrement opposés à l’internationalisation de Jérusalem, comme ils l’étaient pour le reste du plan de partage. Le premier ministre David Ben-Gourion a déclaré par la suite qu’Israël n’accepterai plus l’internationalisation de Jérusalem.

En Mai 1948, la Jordanie a envahi et occupé la partie Est de Jérusalem, en divisant la ville pour la première fois de son histoire, et en conduisant des milliers de juifs, dont les familles avaient vécus à cet endroit pendant des siècles, vers exil. Pendant 19 ans d’occupation jordanienne, la ville de Jérusalem a été divisée. Israël a créé sa capitale du coté Ouest alors que la Jordanie occupait le coté Est, incluant la vieille ville et la plupart des sanctuaires religieux. Pendant 19 ans, les juifs n’ont ainsi pas eu le droit de se rendre sur leurs sites les plus saints.

Le refus arabe d’accepter la partition a « joué un rôle dans la définition juridique du statut de Jérusalem »selon l’ancien maire de Jérusalem, Teddy Kollek. Après le rejet des états arabes de la résolution 181 de l’ONU et, en décembre 1948, de la résolution 194 de l’ONU instituant la commission de conciliation des nations unies pour la Palestine, le premier ministre David Ben-Gourion a déclaré qu’Israël n’accepterai plus l’internationalisation de Jérusalem.

En 1950, la Jordanie annexe la totalité du territoire qu’il occupe à l’ouest du Jourdain, y compris Jérusalem-est. Les autres pays arabes nient la légitimité de l’action jordanienne et la "ligue arabe" à même songé à annuler l’adhésion de la Jordanie. Finalement, un compromis a été élaboré par lequel les autres pays arabes se sont mis d’accord pour que toute la Cisjordanie et Jérusalem-est soient "confiés" à la Jordanie pour les palestiniens.

De 1948 à 1967, la ville a été divisée entre Israël et la Jordanie. Israël a fait de Jérusalem sa capitale occidentale avec la Jordanie occupant la partie est. Parce que la Jordanie, à l’instar de tous les états arabes de l’époque, a maintenu un état de guerre avec Israël, la ville était divisée en deux camps armés, avec des murs remplis de béton, des barbelés, des bunkers, des champs de mines et d’autres fortifications militaires.

En violation des accords de l’armistice de 1949, la Jordanie a refusé aux Israéliens l’accès au "Mur des lamentations" et au cimetière du "Mont des Oliviers" où les juifs ont enterré leurs morts pendant 2500 ans. La Jordanie a même été plus loin en désacralisant des lieux saints juifs. Le roi Hussein a permis la construction d’une route partant de l’hôtel Intercontinental et traversant le Mont des Oliviers. Plusieurs centaines de tombes juives furent détruites par cette route qui aurait pu facilement être construite ailleurs. Les pierres tombales, honorant la mémoire des rabbins et des sages, ont été utilisées par le génie de la légion arabe jordanienne comme chaussée et latrines dans les camps militaires (des inscriptions sur ces très vieilles pierres étaient encore visibles lorsque Jérusalem fut libérée par les Israéliens). L’ancien quartier juif de la vieille ville a été ravagé, 58 synagogues (dont certaines des plusieurs siècles) furent détruites ou en ruines, d’autres ont été transformées en étables ou en poulailles. Des taudis ont été construits jouxtant le Mur occidental du Temple du roi Salomon (Mur des Lamentations).

Les juifs n’étaient pas les seuls à avoir leurs libertés entravées. Sous le règne jordanien, les chrétiens Israéliens ont été soumis à divers restrictions, avec seulement un nombre limité de visites autorisées de la vieille ville de Jérusalem et de Bethléem à Noël et à Pacques. La Jordanie a également adopté des lois imposant le strict contrôle du gouvernement sur les écoles chrétiennes, ainsi que des restrictions sur l’ouverture de nouvelles écoles. L’État jordanien contrôle les finances des écoles chrétiennes et nomme directement les enseignants leur exigeant que le Coran soit enseigné. Les institutions chrétiennes charitables et religieuses sont également empêchées de devenir acquéreurs de biens immobiliers à Jérusalem. En raison des ces politiques répressives, de nombreux chrétiens ont émigré de Jérusalem, ce qui conduit à diminuer leur nombre de 25000 en 1949 à moins de 13000 en Juin 1967.

Jérusalem est unifiée

En 1967, la Jordanie ignore la demande d’Israël de rester en dehors des combats de la guerre des six jours et attaque la partie occidentale (Jérusalem-ouest) de la ville. Les jordaniens ont été déroutés par les forces israéliennes et conduits hors de Jérusalem-est, permettant à l’unité de la ville d’être restaurée. Teddy Kollek, maire de Jérusalem pendant 28 ans, a rappelé la réunification de la ville "la réalisation pratique des objectifs du mouvement sioniste. "

Libération de JérusalemPhoto : Le ministre de la Défense Moshe Dayan (c), chef d’état-major Yitzhak Rabin (r), et le commandant Uzi Narkiss, entrent dans Jérusalem

Comme cela avait été le cas sous les précédents dirigeants islamistes, le roi Hussein avait négligé Jérusalem. La portée de son mépris est devenu apparent lorsque Israël à découvert que la plupart de la ville sous le règne de la Jordanie n’avais même pas les services municipaux les plus élémentaires, c’est à dire un approvisionnement régulier en eau, de la plomberie et de l’électricité. A la suite de la réunification, ces services ainsi que d’autres services municipaux ont été élaborés et étendus aux foyers arabes et aux entreprises arabes de Jérusalem-est.

Liberté de religion

Après la guerre, Israël a aboli toutes les lois discriminatoires promulguées par la Jordanie et a adopté sa propre norme, très exigeante, pour la sauvegarde des accès aux sanctuaires religieux. « Qui fait quoi que ce soit qui soit susceptible de violer la liberté d’accès des membres des divers religions à leurs lieux sacrés » est passible d’une peine d’emprisonnement de 5 ans. Israël a également confié l’administration des lieux saints à leurs autorités religieuses respectives. Ainsi, par exemple, les musulmans ont la responsabilité des mosquées construites au dessus des vestiges du temple du roi Salomon (le Mont du Temple).

Depuis 1967, des centaines de milliers de musulmans et de chrétiens – dont beaucoup provenant de pays arabes toujours en guerre avec Israël – sont venus à Jérusalem pour voir les lieux saints. Les dirigeants arabes sont libres de se rendre à Jérusalem pour prier, si elles le souhaitent, tout comme le président égyptien Anouar El-Sadat qui fit une visite de la mosquée Al-Asqua.

Selon l’Islam, le prophète Mahomet fut miraculeusement transporté de la Macque à Jérusalem et c’est de là que date son ascension au ciel. Le Dôme di Rocher est la mosquée d’Al-Aqsa, tous les deux construit au 7e siècle ont fait une identification définitive de Jérusalem comme "lieu distant" et donc un lieu saint après la Mecque et après Médine. Les droits des musulmans sur le Mont du Temple, le site des deux mosquées, n’ont pas été volés. Bien qu’il soit le lieu le plus saint du judaïsme, Israël a laissé le Mont du Temple sous le contrôle des autorités religieuses musulmanes.

Pour les chrétiens, Jérusalem est le lieu où Jésus a vécu, prêché, est mort et fut ressuscité. Si c’est le Jérusalem céleste et non pas le Jérusalem terrestre qui est mis en avant par l’église, les lieux mentionnés dans le Nouveau Testament comme les sites de son ministère et de la passion ont attiré les pèlerins et les fidèles consacrés depuis des siècles. Parmi ces sites est l’église de Saint-Sépulcre, le Jardin de Gethsémani, le site du dernier souper et de la Via Dolorosa avec les quatorze stations de la croix.

Les droits de diverse églises chrétiennes à la garde des lieux saints chrétiens de Jérusalem ont été définis au cours du XIXe siècle, lorsque Jérusalem faisait partie de l’Empire Ottoman. Connu comme « l’arrangement pour le statu quo pour les lieux saints chrétiens à Jérusalem », ces droits sont restés en vigueur pendant la période du mandat britannique et sont encore préservés aujourd’hui par Israël.

Parallèlement à la liberté religieuse, les arabes palestiniens de Jérusalem ont des droits politiques sans précédent. Les résidents arabes ont eu de choix de devenir des citoyens Israéliens. La plupart ont choisi de conserver leur citoyenneté jordanienne. En outre, qu’ils soient citoyens ou pas, les arabes de Jérusalem sont autorisés, par Israël, à voter aux élections municipales et jouent un rôle dans l’administration de la ville.

Juifs de Jérusalem-est ?

Avant 1865, toute la population de Jérusalem vivait derrière les murs de la vieille ville (ce qui serait aujourd’hui considéré comme la partie orientale (est) de la ville). Plus tard, la ville commença) s’étendre au-delà des murs en raison de la croissance démographique et les juifs et les arabes ont commencé à construire de nouvelles régions étendant la ville.

Ancienne Jérusalem

Au moment de la partition, une florissante communauté juive vivait dans la partie orientale (Jérusalem-est) de la ville. Une région qui comprenait le quartier juif de la vieille ville. Cette zone de la vieille ville contient également de nombreux sites d’importance pour la religion juive, dont "la ville de David", le "Mont du Temple" et le "Mur occidental" (Mur des Lamentations). En outre, les grandes institutions comme l’inversât hébraïque et l’authentique hôpital de Hadassah se situent sur le Mont Scopus à Jérusalem-est.

Source: A partir de la Palestine et la Syrie. Guide à l’intention des voyageurs par Karl Baedeker, 5e édition, 1912.

La seule fois que la partie orientale de Jérusalem (Jérusalem-est) a été exclusivement arabe a été entre 1949 et 1967 parce que la Jordanie a occupé la zone et expulsé par la force tous les juifs.

Le statut final de Jérusalem

Les "déclarations de principe" israélo-palestiniennes, signés les 13 septembre 1993, laissent en suspens le statut de Jérusalem. L’article V indique seulement que Jérusalem est une des questions qui seront discutées dans les négociations sur le statut permanent. Le procès verbal agréé mentionne également Jérusalem stipulant que le conseil palestinien de la juridiction ne s’étend pas à la ville. Le Premier Ministre Yitzhak Rabin a déclaré que Jérusalem ne sera « pas incluse de quelque façon que ce soit aux prérogatives d’un quelconque organe menant les affaires palestiniennes sur le territoire. Jérusalem restera sous la souveraineté Israélienne. "

L’accord stipule également que le statut final sera fondé sur les résolutions du conseil de sécurité des Nations Unies 242 et 338 dont aucune ne mentionne Jérusalem. En fait, l’ambassadeur des États-Unis qui a aidé le projet de résolution 242, M. Arthur Goldberg, dit « en aucune façon ne réfère à Jérusalem et cette omission a été délibérée… Jérusalem est un sujet discret, sans relation avec la Cisjordanie ».

En plus de cet accord pour parler de Jérusalem durant la phase finale de négociation, Israël n’a concédé concernant le statut de la ville pendant la période intermédiaire. Israël se réserve le droit de construire partout ou cela est nécessaire à Jérusalem et continu d’exercer sa souveraineté sur la ville unifiée et indivisible. Rien dans les accords qu’Israël et l’autorité palestinienne (AP) ont fait jusqu’ici ne change ces conditions.

Les deux parties ont convenu d’une autonomie intérimaire pour les palestiniens, de la création d’une Autorité palestinienne, de l’élection d’un conseil palestinien et le redéploiement des forces israéliennes en Cisjordanie et à Gaza. Jérusalem a été spécifiquement exclu de l’ensemble de ces arrangements. Il a également été décidé que, pendant la période intérimaire, le conseil palestinien n’aurait aucune compétence sur les questions qui seront déterminées dans les négociations sur le statut final, y compris Jérusalem et les colonies de peuplement Israéliennes.

L’OLP affirme que Jérusalem doit être la capitale d’un État indépendant. « Celui qui renonce à un seul centimètre de Jérusalem n’est ni arabe, ni musulman » a dit Yasser Arafat avant l’accord signé avec Israël (Voix de la Palestine, Alger, le 2 septembre 1993). Et le jour de la signature, Arafat a déclaré que le drapeau palestinien « volera au dessus des murailles de Jérusalem, des églises de Jérusalem et des mosquées de Jérusalem » (télévision jordanienne, le 13 septembre 1993).

En réponse à la question d’altérer le statut de Jérusalem, Teddy Kollek, ancien maire dont la réputation pour la tolérance et les efforts visant à promouvoir la coexistence dans la ville a été respectée par toutes les parties, a écrit : « La demande palestinienne pour l’établissement deux capitales ou deux municipalités ne peut pas être accepté dans le cadre d’une Jérusalem unifiée. »

Jérusalem est une des questions sur lesquelles l’avis des Israéliens est unanime: La ville doit rester la capitale indivisible d’Israël. Pourtant, des efforts ont été faits pour trouver un compromis qui pourrait satisfaire les intérêts palestiniens. Par exemple, alors que le parti travailliste était au pouvoir sous Yitzhak Rabin et Shimon Peres, Yossi Beilin a apparemment conclu une entente provisoire qui permettrait aux Palestiniens de revendiquer la ville comme leur capitale sans pour autant sacrifier la souveraineté d’Israël. L’idée de Beilin était de permettre aux palestiniens d’établir leur capitale dans un faubourg de Jérusalem en Cisjordanie – Abu Dis. Cette idée a été discutée mais jamais acceptée par le gouvernement du Premier Ministre Benyamin Netanyahou.

Sous la direction du Premier Ministre Ehud Barak, les discussions d’un compromis ont été renouvelés et Barak a offert des concessions dramatiques donnant aux palestiniens un plus grand contrôle sur les zones plus vastes de Jérusalem-est et plus d’autorité sur le Mont du temple. Ces idées ont été débattues lors du Sommet à Camp David en juillet 2000 mais rejetés par Yasser Arafat. La violence de la deuxième intifada a éclaté après la destruction de la Tombe de Joseph et d’un certain nombre d’autres sanctuaires religieux juifs par les émeutiers palestiniens. Les perspectives de compromis sur Jérusalem dans ces conditions ont diminuées. Ariel Sharon a battu Barak aux élections pour le poste de Premier Ministre sur une proposition rejetant spécifiquement les concessions offertes aux palestiniens par Barak concernant Jérusalem.

Après plusieurs années de résistance à parler de tout compromis concernant Jérusalem, le vice Premier Ministre Ehud Olmert, l’ancien maire de Jérusalem, a évoqué la possibilité, en 2004, d’autoriser certaines sections à dominance arabe de la ville de Jérusalem de faire part d’un futur état palestinien.

[ad]

La position des États-Unis

Seuls deux pays ont des ambassades à Jérusalem – Le Costa Rica et El Salvador. Parmi les 184 pays avec lesquels l’Amérique a des relations diplomatiques, Israël est le seul où les États-Unis ne reconnaissent pas la capitale et ne possède une ambassade située dans cette ville. L’ambassade des États-Unis, comme la plupart des autres ambassades est à Tel-Aviv, à 60Km de Jérusalem. Les États-Unis maintiennent pourtant un consulat à Jérusalem-est qui s’occupe des palestiniens dans les territoires et travaille indépendamment de l’ambassade, qui relève directement de Washington. Donc, aujourd’hui, nous avons la particularité que les diplomates américains refusent de rencontrer les Israéliens dans leur capitale parce que le statut de Jérusalem est "négociable" mais font leurs contacts avec les palestiniens dans cette ville.

En 1990, le congrès a adopté une résolution déclarant que « Jérusalem est de droit la capitale de l’État d’Israël » et « doit demeurer une ville indivisible dans laquelle les droits de chaque groupe ethnique et religieux sont protégés. » Pendant la campagne présidentielle de 1992, Bill Clinton a dit : « Je reconnais Jérusalem comme une ville indivisible, la capitale éternelle d’Israël, et je crois dans le principe de déménager notre ambassade à Jérusalem. » Il n’a pas réitéré cette opinion durant la présidence et, en conséquence, la politique officielle des États-Unis demeure sur le fait que le statut de Jérusalem est une question de négociation.

Dans un effort pour changer cette politique, le congrès a voté massivement « The Jérusalem ambassade Act de 1995 ». Ce projet de loi historique dans une déclaration officielle sur la politique américaine, stipule que Jérusalem devrait être reconnue comme l’indivisible capitale éternelle d’Israël et exigeait que l’ambassade des États-Unis s’établisse à Jérusalem au plus tard en mai 1999. La législation comportait également une "option" permettant au président américain d’ignorer l’essentiel de la législation s’il juge que c’est dans le meilleur intérêt des États-Unis et donc annuler la dérogation. Le président Clinton a exercé cette option.

Pendant la campagne présidentielle de 2000, George W. Bush a promis qu’en tant que Président, il « commencerait le processus de déménagement de l’ambassade des États-Unis dans la ville que Israël a choisi comme capitale » (Discours à la Conférence Politique de l’AIPAC, 22 mai 2000). En tant que Président, cependant, il a continué comme ses prédécesseurs, la politique d’annulation des dérogations pour éviter l’implémentation de la législation.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Comments Comments Off on Jérusalem – Une Introduction

[ad]

Ftouh Souhail, de Tunis

La Journée internationale du souvenir de la Shoah, le 27 janvier, est une journée de conscience pour toute l’humanité qui a été témoin d’une tragédie indicible et qui ne pourra jamais être oubliée: la tentative de la part du régime nazi d’exterminer le peuple juif, entraînant le massacre de millions de juifs, victimes de la plus grande hégémonie du mal. Femmes et hommes, personnes âgées et jeunes, enfants et nourrissons, furent persécutés et déportés uniquement en raison de leur origine juive. Certains furent tués immédiatement, tandis que d’autres furent humiliés, maltraités, torturés et totalement dépouillés de leur dignité humaine, puis assassinés. Très peu de ceux qui sont entrés dans les camps ont survécu et ceux qui y sont parvenu ont été marqués à vie. C’était la Shoah. Il s’agit de l’un des évènements les plus importants de l’histoire contemporaine, un évènement qui nous concerne tous aujourd’hui encore.

Face à cet horrible génocide, auquel les dirigeants des nations et les communautés juives elles-mêmes eurent du mal à croire au moment même où il était accompli de façon impitoyable, personne ne peut rester indifférent, encore moins les musulmans en raison de leur complicité dans cette hécatombe. L’avenir commun des juifs et des arabes, au du Proche Orient, exige que nous nous en rappelions, car il n’y a pas d’avenir sans mémoire et l’histoire elle-même est la memoria futuri de demain.

En présentant cette réflexion à nos amis juifs à travers le monde, nous demandons aussi à tous les musulmans de s’unir pour réfléchir sur cette catastrophe qui frappa le peuple juif et sur l’impératif moral d’assurer que jamais plus, l’égoïsme et la haine ne grandissent au point de semer tant de souffrance et de mort. Tout particulièrement, nous demandons aujourd’hui à nos amis juifs dont le terrible destin est devenu un symbole de l’aberration à laquelle l’homme peut arriver quand il se tourne contre son prochain, de nous pardonner avec un cœur ouvert.

Au cours de son histoire unique, le peuple juif a enduré de nombreuses souffrances à différentes époques et en de nombreux lieux. Mais la Shoah a certainement été la pire des souffrances. Les mots seuls ne pourraient exprimer l’inhumanité avec laquelle les juifs ont été persécutés et massacrés au cours du siècle passé. Tout cela pour la seule raison d’être juifs. L’amplitude même du crime a soulevé de nombreuses questions.

Les historiens, les sociologues, les philosophes politiques, les psychologues et les théologiens tentent tous d’en savoir plus sur la réalité de la Shoah et sur ses causes. De nombreuses études devront encore être réalisées. Mais un tel évènement ne peut être pleinement mesuré uniquement par les chercheurs occidentaux. Il exige un « effort collectif » et en particulier parmi les musulmans, une réflexion extrêmement sérieuse sur les causes qui la provoquèrent. Le fait que la Shoah ait eu lieu en Europe, c’est-à-dire dans des pays d’antique civilisation humaine soulève la question du risque d’une nouvelle persécution de la part des musulmans et la responsabilité au cours des prochaines que les arabes devront assumer envers leurs voisins juifs. Nous ne pouvons donc pas ignorer la ressemblance entre l’islamisme, fondé sur des théories de violence, enseignant constamment la haine et le nazisme. Tous deux engendrés par un sentiment d’hostilité envers les autres peuples.

Les arabes sont invités aujourd’hui à rejeter toute persécution contre le peuple juif, en tout lieu et en tout temps. Ils doivent condamner fermement toute forme de génocide ainsi que les idéologies racistes qui sont à leur origine. En parcourant ces 60 dernières années, nous sommes profondément affligés par la violence qui s’est abattue sur Israël. La Shoah nous permet de voir jusqu’où l’homme est capable d’aller Je crois donc qu’il est urgent que le monde arabe se remette cela en tête, faute de quoi il risque de ne pas percevoir des horreurs semblables qui sont en train, à mon humble avis, de se mettre en place actuellement et qui pourraient dépasser les tragédies du passé. Ftouh Souhail de Tunisie Mes vifs remerciements au comité de Yad Vashem, qui vient de lancer une première version en arabe de son site Internet. http://www.yadvashem.org/arabic.htm?WT.mc_id=arabic_hp_eng

Tags: , , , , , , , , , , , , , ,

Comments Comments Off on Nous sommes tous juifs

[ad]

L’une des organisations caritatives musulmanes qui a signé une lettre ouverte de soutien au Maire de Londres Ken Livingstone, pour soutenir sa campagne de maintient à la Mairie, fait l’objet d’une enquête par les services de sécurité britanniques et de la "charity Commission" à la suite d’allégations selon lesquelles elle est liée au financement du terrorisme.

L’association basée à Ilford, "Crescent Relief", a ses comptes bancaires gelés par les autorités depuis Aout dernier et jusqu’à nouvel ordre, a dit un porte parole de la commission aux charités. L’enquête met l’accent sur le fait que les fonds de la l’organisation caritative, ou les fonds levés en son nom, ont été utilisés illégalement. C’est une mesure temporaire et préventive que la commission a prise en gelant les comptes.

Les fonds ne peuvent pas être utilisés par l’organisation sans la permission expresse de la commission. Ken Dibble, le directeur juridique de la commission et du département des services de charité, a déclaré que qu’il travail avec les organismes légaux gouvernementaux pour faire toute la lumière sur les allégations d’abus terroristes du "Crescent Relief". Ces allégations sont très graves et nous prenons toutes les mesures pour protéger les fonds de la charité alors que l’enquête est en cours. A ce stade d’une enquête complexe et délicate, il est difficile de dire combien de temps notre recherche va prendre.

Les objectifs de l’organisation caritative musulmane "Crescent Relief" tels qu’ils sont énoncés dans le registre de la commission des charités, sont le soulagement des personnes souffrant de difficultés financières, de maladie ou de détresse, ou qui sont dans le besoin, en particulier les réfugiés et les personnes déplacées en provenance d’Azad – Kashmir ou du Pakistan, ainsi que ceux qui ont été victimes de catastrophes naturelles et humaines et l’avancement de l’éducation de ces personnes.

Pendant ce temps, la commission a déclaré qu’elle enquête sur une éventuelle violation de ses règlements par les organismes de bienfaisance musulmans qui ont déclaré leur soutien à M. Livingstone, à tous les niveaux, concernant son éventuelle réélection en tant que Maire de Londres. Un porte parole de la commission aux charités a dit qu’ils cherchaient à voir quelles actions seraient nécessaires, le cas échéant, de leur part. Un officiel de la commission a interdit aux organisations caritatives de soutenir un parti politique. Si un organisme de bienfaisance avalise un parti, cela signifie qu’il souscrit à la politique de ce parti sur toutes sortes de choses qui n’ont rien à voir avec les objectifs de la charité.

C’est la raison pour laquelle les charités ne peuvent pas utiliser leurs ressources pour soutenir des candidats aux élections, dit le règlement. Dans une lettre ouverte publiée dans le journal "Guardian", 63 signataires musulmans dont 16 organismes de bienfaisance musulmans ont déclaré : « Nous les soussignés estiment qu’il est dans le meilleur intérêt de la communauté musulmane de Londres, et de ce fait de tous les Londoniens, du retour de M. Livingstone lors de l’élection du Maire de Londres. »

Elles louent aussi l’attitude de M. Livingstone concernant sa position au Moyen-Orient. Il est le champion de la liberté pour les palestiniens et pour le retrait des troupes d’occupation en Irak, ont-ils dit. Le Maire de Londres, Ken Livingstone, a eu plusieurs frictions avec la communauté juive de Londres, notamment après avoir traité à plusieurs reprises un journaliste dont les parents sont morts en déportation, de nazi. Il fut aussi montré du doigt à plusieurs reprises, notamment après les attentats terroristes de Londres, pour ses liens avec de imams radicaux a qui il a ouvert les bras à plusieurs occasions.

Tags: , , , , , , , , , ,

Comments Comments Off on Des organisations musulmanes caritatives britanniques soutenant le maire de Londres Ken Livingstone sont accusées d’avoir des liens avec le terrorisme.

Par Ftouh Souhail de Tunis

Au début de cette nouvelle année 2008 le quartier de Har Homa, à Jérusalem, demeure au cœur d’une polémique qui voulant stigmatiser la présence juive sur la ville sainte.

On peut s’apercevoir que cette vaste campagne, menée actuellement à l’échelle mondiale, est orchestrée essentiellement par les palestiniens qui attendent de faire de ce quartier la capitale de leur État. Ils se sont donc lancés dans une offensive de grande envergure qui vise à mettre la pression sur Israël pour qu’elle renonce au développent de ce quartier proche de Jérusalem.

Il est inadmissible d’ailleurs, que chaque démarche de négociation s’accompagne automatiquement de la mise en question de la souveraineté israélienne sur Jérusalem ou de l’interruption d’un chantier à la ville.

Le développent du quartier Har Homa, qui est l’objet de vastes critiques internationales, fait pourtant partie intégrante de la capitale d’Israël et rien ne devrait empêcher le développement de projets immobiliers dans ce secteur.

Face aux attaques du monde entier contre la construction des quelques 300 unités de logement dans cette partie de la capitale, située à proximité de Guilo, Israël devrait rappeler à la communauté internationale que le quartier de Har Homa se trouve à l’intérieur du périmètre municipal de Jérusalem.

Les constructions de Har Homa seront donc à l’intérieur des limites actuelles de la ville, elles demeurent donc au regard de la loi comme une partie intégrante de Jérusalem.

Puisque Har Homa fait partie intégrante de Jérusalem, toutes les constructions dans les limites municipales de cette ville ne relèvent pas du domaine de la négociation.

Israël ne devra alors pas y cesser les constructions, car à part le fait que c’est un droit légitime au regard de la loi, c’est un devoir d’Israël de fournir à ses citoyens des endroits pour vivre surtout à Jérusalem.

En occultant le fait que Jérusalem tient une place prépondérante dans le sentiment national israélien, la communauté internationale prend le risque de s’associer à la cause des ennemis d’Israël qui voudraient à tout prix délégitimer l’État juif.

La dénégation du droit de l’État d’Israël à exercer une pleine souveraineté à Jérusalem réduira les chances de parvenir à une résolution rapide de ce conflit.

Depuis la conférence d’Annapolis, les palestiniens ne cessent de conditionner la poursuite du dialogue avec Israël à l’arrêt des constructions sur Jérusalem. Une manœuvre destinée à encercler la capitale juive, pour la joindre avec Bethléem et le reste de la Cisjordanie.

Les pressions que mènent les palestiniens actuellement s’inscrivent dans une propagande anti juive systématique contre les Juifs de Jérusalem. D’ailleurs ils tentent, à plusieurs reprises et à chaque épisode de négociation, d’empêcher le développent des constructions autour de Jérusalem et ils s’efforcent d’occulter les traces du passé juif.

C’est pour cela qu’Israël est invité aujourd’hui à continuer le développement de Har Homa et à conserver Maale Adumim ainsi que toutes les habitations en Judée -Samarie quel que soit l’accord définitif de paix qui pourrait être négocié avec les palestiniens.

Ces 740 nouveaux logements qui sont inscrits dans le budget 2008 du ministère du Logement pour un coût de 25 millions de dollars (500 seraient construits à Har Homa, tout près de Jérusalem et 250 à Maale Adumim, un quartier proche de Jérusalem.) devraient être suivis par d’autres projets plus ambitieux car il n’y’ a pas de raison que nous prenions, à chaque fois, connaissance d’une nouvelle décision de gel des constructions !!!

Face aux appels internes, comme celui de Yariv Oppenheimer, qui dirige l’organisation “La Paix maintenant”, hostile aux implantations, et qui ne cesse de demander au gouvernement Olmert d’annuler ces crédits budgétaires, nous disons qu’aucune autorité n’est habilitée à réclamer l’arrêt des constructions dans les colonies juives, y compris l’agrandissement des implantations lié à la croissance démographique du peuple juif.

Construire des maisons ou bâtir des quartiers pour les nouvelles générations juives est un acte légitime ! Par contre, le monde entier devra rappeler aux palestiniens la mise à plat des groupes armés, car les activités auxquelles se livrent ces groupes sont des actes criminels et qui méritent, en conséquences, une condamnation unanime.

Il faut préciser que la construction dans ces quartiers juifs, périphériques de Jérusalem, revêt une extrême importance, et ceci, à deux titres :

Démographique d’abord, car les possibilités de construire dans les limites strictes de la ville de Jérusalem seront presque épuisées dans les années à venir. Ce phénomène a entrainera une flambée des prix, ce qui empêchera les jeunes couples, nouveaux immigrants, familles nombreuses ou étudiants, d’acquérir un logement dans la capitale. Ceci aura pour conséquences une émigration depuis Jérusalem vers des petites localités situées dans la grande périphérie de la ville, voire dans des villes plus éloignées, comme Modiin, Bet Shemesh ou Betar Illit.

L’an passé déjà, le maire de Jérusalem, Ouri Loupoliansky, courant à la rescousse des organisations environnementales, a barré la route au grand projet “Spédia”, qui prévoyait d’élargir Jérusalem vers l’ouest, tout en promettant des projets de remplacement…

Mais l’enjeu de la construction dans les périphéries Sud, Est et Nord de la ville est surtout d’ordre politique. L’État juif devra être plus impliqué dans la planification du logement autour de Jérusalem, car il est fondamental de créer une continuité territoriale vers le Goush Etsion au Sud (Har Homa), vers Maalé Adoumim à l’Est (zone E-1), et vers les localités juives de Binyamin au Nord (Atarot)

Une vue d’ensemble sur une carte permettra de voir avec précision que seul un tel programme à long terme permettrait d’empêcher l’avancée régulière des villages palestiniens vers Jérusalem.

Tout comme la démographie, la topographie politique est menacé par les arabes de la ville, surtout dans la région de Jérusalem, et la lutte rampante autour de la capitale Juive décidera de l’avenir politique de Jérusalem. L’opposition des Palestiniens à toute construction juive à Jérusalem ne pourra être contrée que par une politique ferme de la part du gouvernement israélien.

Le décalage entre les déclarations officielles des dirigeants israéliens, et leur soudaine timidité lorsqu’on arrive dans les détails, ne peut que nous inquiéter. Lors de cette venue dans la région du Président américain G. Bush, “tous les sujets seront abordés” selon la formule consacrée, et l’on peut facilement imaginer que l’Autorité Palestinienne va demander au locataire de la Maison Blanche de faire pression sur Israël sur tous les points, et particulièrement sur tout ce qui touche à Jérusalem.

Comment réagiront Ehoud Olmert, Tzippi Livni, Ehoud Barak ou les autres partenaires de la coalition ? Tiendront-ils leurs engagements d’avant Annapolis “que Jérusalem n’est pas concernée par l’arrêt de la construction”, ou une fois de plus, cèderont-ils aux douces pressions “afin de ne pas gêner Abou Mazen ou Georges Bush” ?

Cette 60e année de l’État d’Israël sera vraiment la croisée des chemins…

Ftouh Souhail de Tunisie

Tags: , , , , , , , , , ,

Comments Comments Off on Construisons à Har Homa… et sur toute la Terre d’Israël !

[ad]

Ftouh Souhail de Tunis

Tout le monde en convient: l’unité de Jérusalem est en danger et son sort risque d’être débattu avec l’arrivé éminente du président américain George Bush en Israël. Déjà un gel des constructions juives en Cisjordanie et à Jérusalem est, a été aussi vite décidé par M. Olmert avant la visite de M. Bush, en raison du mécontentement de Washington et des ses alliés arabes influents.

Après toutes les gesticulations politiques et diplomatiques de la Conférence d’Annapolis et de la Conférence des donateurs de Paris qui ont abouti à la manne que l’on connaît pour les Palestiniens, les membres influents du Quartette s’en prennent maintenant à la la construction des quelques 307 logements dans le quartier d’Har Homa, de Jérusalem, mais ils ne se sont pas empressés de trouver une solution pour les tirs de roquettes depuis Gaza sur le sud d’Israël.

Furieux de voir tout projet israélien sur Jérusalem, les pays occidentaux n’ont rien dit sur les enfants du sud d’Israël qui vivent en permanence sous la menace des roquettes et des obus de mortiers depuis plus de 7 ans. Les multiples déclarations des responsables occidentaux, désapprouvant les constructions à Har Homa, confirment hélas la faiblesse du gouvernement israélien, incapable de revendiquer pleinement l’unité de sa Capitale après 40 ans de la réunification. Ne pas poursuivre ces constructions sur les terrains même de la municipalité de Jérusalem reviendrait à entacher l’autorité israélienne et affaiblirait sa légitimité.

Alors que certains responsables israéliens, comme le vice-Premier ministre Haim Ramon, se distinguent par des propositions généreuses envers les Palestiniens quant à l’avenir de Jérusalem, voilà que ces derniers leur adressent une ultime fin de non-recevoir, avec la note« Insuffisant » ! Le responsable des Affaires extérieurs de l’Autorité Palestinienne, Ryad Al Maliki, a déclaré, il y a quelques jours sur une chaîne arabe, que les « quartiers à population arabe ne suffisent pas, et que Ramon aurait dû y inclure dans sa proposition tous les quartiers juifs périphériques, tels que Ramot, Gilo, Pisgat Zeev, Ramat Eshkol, Givat Tsarfatit, Har Homa etc…. ».

Conséquences prévisibles de propos irresponsables de ceux qui encouragent, parmi les israéliens, l’expansion arabe dans la ville sainte. Les cas des agressions Arabes envers des Juifs, sont aussi un des signes inquiétants de la situation de sécurité dans la ville Sainte. Dans le quartier de Pigat Zeev, au nord de Jérusalem. Il y’a quelques semaines, deux jeunes du mouvement Bné Akiva y ont été les victimes. Déjà les habitants juifs, d’un quartier comme Eshkol de Lod, connaissent des difficultés croissantes dans cette localité où habitent de plus en plus d’Arabes, qui s’en prennent régulièrement à eux dans les rues. Cela faisait hélas partie de l’esprit d’Annapolis, du refus des palestiniens d’accepter Israël en tant qu’État juif, et de la politique du Quartette qui va dans ce sens.

L’arrivé massive des palestiniens à la ville sainte, signifiera à jamais pour les juifs de la ville un recommencement du siège de Jérusalem, un siège qui se voudra similaire à celui qui a abouti au triste jour du 10 Teveth, qui nous envoient à la destruction des Deux Temples, le Premier par les Babyloniens et le Second par les Romains. Une dernière destruction risquera de se réaliser par les mains des palestiniens. Le gouvernement israélien, qui a cautionné par sa présence la tenue de la conférence des pays donateurs, semble subir aujourd’hui des critiques émises contre lui malgré tous ses gestes de bonne volonté. Malgré toutes les initiatives israéliennes "de bon ton", les membres influents du Quartette ne se sont pas gênés de faire part, de leur « inquiétude», à chaque fois, pour nier le droit légitime de l’État juif à construire de nouveaux quartiers de sa capitale, y compris le quartier de Har Homa.

Le Quartette se contente uniquement de critiquer l’exercice de la souveraineté israélienne sur Jérusalem, en oubliant d’exiger des palestiniens l’amélioration des conditions sécuritaires dans le sud d’Israël. La Feuille de route exige pourtant des palestiniens, de ramasser les armes afin de « créer un climat positif qui permettra d’instaurer une paix israélo-palestinienne et de créer un État palestinien vivant dans la paix et la sécurité aux côtés d’Israël ».

Mais il semble que pour les membres du Quartette, la Feuille de Route est réduite aujourd’hui à l’exigence de l’ouverture des institutions (arabes) à Jérusalem- Est sans exiger des palestiniens de prendre des mesures sérieuses pour mettre un terme à la violence et au terrorisme. Les représentants du Quartette qui sont en permanence "très inquiets de la situation humanitaire dans la bande de Gaza", insistent cyniquement sur l’aide qui devait être apportée aux palestiniens, en estimant qu’il ne fallait en aucun cas l’interrompre et qu’il fallait continuer à lui fournir du carburant et de l’électricité. Mais pas un mot bien sûr des enfants israéliens qui vivent quotidiennement, depuis plus de 7 ans, dans la peur et l’angoisse à cause des tirs incessants de roquettes.

A l’approche de l’arrivée de M.G.W Bush à la région, la construction de 300 logements et d’autres unités dans un quartier connu sous le nom de Har Homa semble aujourd’hui menacé, tout comme de nombreux projets du Ministère du logement qui n’aboutiront pas si la Maison Blanche ne fait pas preuve de lucidité envers Israël.

La présence juive risque, en fait, de se trouver en péril dans les prochaines années, en cas d’abandont de la construction de nouvelles habitations pour les juifs à Jérusalem. Après le quartier de Har Homa, au sud, et la zone E-1 qui relie la localité de Maalé Adoumim à la capitale par l’est, voilà qu’un troisième endroit s’est retrouvé sous le feux de la rampe, au nord de Jérusalem: Atarot. Il était urgent, avant la visite du président américain, que le gouvernement israélien autorise au ministre de la Construction et du Logement, Zeev Boïm, à entamer les démarches nécessaires pour la construction de nouveaux quartiers dans le Nord de la partie orientale de Jérusalem, car le projet de « Atarot » aurait pu être le plus ambitieux pour sauver cette partie de la capitale juive. Mais voilà que le gouvernement israélien a satisfait en premier les palestiniens, avant même l’arriver du président américain dans la région,pour annoncer (depuis décembre 2007) l’abandon du projet de construction de ce nouveau quartier qui a pu abriter 10.000 logements à Jérusalem-Est.

L’abondant du projet d’Atarot, au nord de Jérusalem, à priver le peuple Juif de ce qui en aurait considéré comme le plus important quartier juif de Jérusalem-est, réunifiée en 1967. Atarot est une zone industrielle située entre les villages de Bir Nabala et Ram, près du point de passage de Qalandiya qui sépare les limites de Jérusalem et de Judée Samarie. Le ministre de l’Habitat, Zeev Boïm avait commencé par une soi-disant "vérification de la faisabilité" de la construction de ce nouveau quartier d’habitations, pour en finir à l’abandon définitif du projet dans la région d’Atarot. Il y a de fortes craintes que les limites municipales de Jérusalem seront rétrécis, au fil des négociations, pour servir la domination arabo-palestinienne qui serpentera progressivement la capitale davidique.

Déjà 10.000 unités de logements à Atarot ne verront pas le jour, où se trouvent pourtant une importante zone industrielle ainsi qu’un aéroport. En plus de cette décision malheureuse, en cette période post-Annapolis, il y a de fortes craintes aussi que le budget de l’État en 2008, qui prévoyait 48 millions de shekels pour la construction de 250 logements à Maalé Adoumim et 50 millions supplémentaires pour l’édification de 500 habitations à Har Homa, ne soit pas suffisant pour ces deux sites considérés comme les dernières constructions juives autour de la capitale d’Israël. Déjà, dans une lettre adressée à son gouvernement et rendue publique le 31 décembre dernier (1) le premier ministre israélien Ehoud Olmert avait interdit la mise en œuvre de nouvelles constructions juives n’ayant pas obtenu son aval. Tout projet de constructions juives, aussi bien en Cisjordanie qu’à Jérusalem est, devrait désormais attendre un hypothétique aval du gouvernement.

Cette mesure satisfait directement Washington et ses alliés arabes et elle intervient pour soulager l’Autorité palestinienne. On se demandait si quelqu’un aurait vraiment imaginé qu’un citoyen juif arrive un jour à trouver un gouvernement, en Israël, qui lui restreint le droit d’habiter sur Jérusalem ?

Là au moins, on a souhaité un minimum de fermeté israélienne, car l’opposition des palestiniens à toute construction juive à Jérusalem ne pourra être contrée que par une politique ferme de la part du gouvernement israélien. Mais il parait que le gouvernement n’a pas réalisé que la construction dans les quartiers juifs, périphériques de Jérusalem, devrait revêtir une extrême importance pour le futur de la ville.

Courant à la rescousse des arabes palestiniens, M.Olmert a choisit un gel dramatique des constructions juifs autour de la capitale d’Israël ! Qui a pu croire qu’une personnalité politique de premier plan en Israël empêchera un jour l’État juif de continuer à construire dans les localités de Judée Samarie, et qu’elle n’en créerait pas de nouvelles autour de Jerusalem ?

Ftouh Souhail, Tunis

(1) M. Olmert indique dans sa lettre que « la construction de nouveaux bâtiments, l’extension, les plans de développement, la publication d’appels d’offres immobiliers et la réquisition de terrains dans le cadre d’autres activités de constructions [en Cisjordanie] ne pourront aller de l’avant et ne seront pas mis en œuvre sans solliciter et recevoir au préalable l’approbation du ministre de la défense et du premier ministre »

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , ,

Comments Comments Off on Jérusalem face à un chantage international !

[ad]

Dans les principales villes israéliennes, Tel-Aviv, Haïfa et Jérusalem, des festivals religieux et culturels avaient réunis Chrétiens, Musulmans et Juifs pour les fêter ensemble l’arrivée de la nouvelle année 2008.

Tel Aviv-Jaffa, le "Festival des Trois Fêtes" avait célébré le Noël Chrétien, le Hanouca juif et la fête musulmane du Sacrifice (Aïd Al-Adha). Spectacles, théâtre de rue, ateliers artistiques, visites guidées etc., autant d’activités qui ont rapproché, durant quelques jours, les trois religions monothéistes. C’est aussi une fois par an, en décembre, que le festival « Holiday of Holidays » (la "Fête des Fêtes") à Haïfa célèbre la fête juive de ‘Hanouca, l’Aïd musulman et le Noël chrétien.

Le programme était riche : expositions, concerts, folklore et spectacles de rue. Ce festival-phare de la ville de Haïfa est devenu un symbole de la coexistence multiconfessionnelle et de la tolérance entre les communautés religieuses d’Israël. A Jérusalem, le "YMCA Festival" avait célébré les fêtes religieuses par un programme culturel intitulé "A Celebration of Culture and Coexistence".

Des concerts, spectacles et ballets ont mis en scène des troupes d’artistes juifs et arabes. Cela n’est pas étranger à Israël regroupe quelque 7 millions de personnes vivant aujourd’hui en Israël, dont plus de cinq millions sont des juifs et les autres des Arabes pour la plupart. Ce pays s’est toujours distingué par une extrême diversité des modes de vie : religieux ou laïc, moderne ou traditionnel, urbain ou rural, communautaire ou individuel. Ces festivités de fin d’années nous ont rappelés, encore aujourd’hui, que la société israélienne demeure fidèle à la Déclaration d’Indépendance de l’État d’Israël.

On y parle d’un État qui ne fait pas de différence entre les races et les religions. La force du peuple juif, c’est de démontrer que l’on peut être un peuple tolérant malgré de graves persécutions commises de la part des autres religions (notamment l’Islam). Où voyons-nous un peuple qui fut aussi déporté, exilé et menacé, et qui reste pourtant tolérant et clairvoyant envers les autres ? Trouvez-moi un Peuple qui ait survécu aujourd’hui comme le Peuple Juif grâce à sa capacité de pardonner ?

Ainsi Israël, à travers la diversité de sa population et de ses modes de vie, avait célébré le cycle des fêtes des trois religions, tout en soulignant l’identité juive du pays et sa centralité pour le judaïsme. Dans le cadre de ce "Rassemblement des exilés" les juifs, qui sont arrivés avec les traditions de leurs communautés respectives ainsi que certains aspects des cultures des pays au sein desquels ils vivaient depuis des siècles, sont les seuls qui maîtrisent cet art de vire ensemble.

C’est la raison pour laquelle la population juive d’Israël, bien qu’une par une foi et une histoire communes, se caractérise aujourd’hui par cette grande diversité et tolérance. Il en résulte une société de style en partie occidental, en partie d’Europe orientale, en partie moyen-oriental mais surtout israélien. A la porte du Moyen Orient, au carrefour de l ‘Europe, de l ‘Asie et de l’Afrique, se lève avec fierté, depuis 60 ans, un « Petit Pays Grand comme le Monde » : Israël, que nous cessons pas de l’aimer chaque jour de plus en plus. Israël, Terre d’Histoire et de Culture, Terre Biblique, Pays de Soleil, Terre de tolérance reste le lieu de tous les dialogues au cœur du Proche Orient. Israël est un pays dont la symbiose des cultures, religions et civilisations, est devenu l’image de marque même du pays. Présentant nos meilleurs vœux pour Israël ……. 2008 Souhail Ftouh, Tunis, ami d’ISRAEL

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Comments Comments Off on ISRAËL : Une Terre de Tolérance

Bienvenu à tous. L’objectif de ce site est d’envoyer un message positif dans le monde. Ce site est destiné aux juifs et aux non juifs dans le but d’équilibrer un peu le message erroné qui circule sur la communauté.
Ce n’est pas une tache simple mais je souhaite de tout cœur être en mesure d’apporter ma part de contribution à l’édifice de la vérité.
Nous espérons tous un jour la paix et la sécurité au moyen orient et dans le reste du monde.
C’est à chacun de nous d’y contribuer à son niveau. Si vous souhaitez participer à l’écriture de ce site, je vous invite donc à prendre votre plume et à vous inscrire pour écrire vos propres articles.

Tags: , , , ,

Comments Comments Off on Le site Identité Juive vient d’être lancé