Alors que plus de 1000 personnes ont déjà été tuées depuis le début des mouvements de protestation contre le régime du Colonel Khadafi, les Etats-Unis ont annoncés ce dimanche qu’ils sont prêts à fournir «toute forme d’aide» aux opposants au régime du colonel libyen Mouammar Kadhafi.
Avant de s’envoler pour Genève où elle va s’entretenir avec les alliés sur les mesures à prendre pour résoudre la crise libyenne, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a déclaré que son pays est disposé à aider les dirigeanrs de l’insurrection qio ont déjà mis en place un «Conseil national» de transition.
Hillary Clinton doit s’entretenir ce Lundi avec ses homologues européens sur les mesures à prendre pour mettre un terme à la crise libyenne. Elle rencontrera également des délégués arabes et africains en poste dans la métropole suisse.
Le Conseil de Sécurité de l’ONU a voté à l’unanimité des sanctions contre le Colonel Khadafi et ses proches suite à l’intervention très émotionnelle de l’Ambassadeur de Libye Mohamed Shalgam, qui appelait à une décision aussi rapide que possible afin « de sauver des vies ».
La résolution approuvée impose un embargo total sur les armes, le gel des avoirs et une interdiction de voyager pour Khadafi et ses collaborateurs les plus proches. Elle en appelle également à la Cour Pénale internationale (CPI) en ce qui concerne les actes de violence vis-à-vis des civils.
Les déclarations de Mme Clinton interviennent aussi peu après que deux influents sénateurs américains, le républicain John McCain et l’indépendant Joe Lieberman, eurent estimé dimanche que les États unis devaient reconnaître le gouvernement de transition en Libye et offrir une assistance aux insurgés.
En voyage cette semaine en Israël, le sénateur américain Joseph Lieberman et l’ancien présidentiable John Mc Cain, ont aussi donné une conférence de presse à Jérusalem ou ils déclarent “cesser de reconnaître Kadhafi comme le président de la Libye.”
Depuis le 15 février dernier, la Libye est en proie à des manifestations antigouvernementales réprimées dans le sang par le régime.
Le président libyen, Mouammar Kadhafi, a juré dimanche de rester en Libye. Des propos tenus au cours d’un entretien accordé à la rédaction de la chaîne de télévision serbe Pink, depuis ses bureaux de Tripoli. Il a également rejeté la responsabilité des troubles sur les étrangers et al-Qaida avant de condamner le Conseil de sécurité des Nations unies pour avoir décrété à l’unanimité des sanctions à son encontre.
Kadhafi a déclaré aussi que la Libye était « totalement calme » et qu’il n’y avait pas de troubles dans le pays. Des propos tenus au cours d’une interview exclusive accordée par téléphone à la chaîne de télévision serbe Pink TV et diffusée dimanche soir.
Ftouh Souhail