Selon le journal libanais Al-Diyar, les actes d’accusation dans l’enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri seront déposés auprès de la cour pénale internationale, le jeudi 2 décembre.
Selon l’article, le ministre libanais des Affaires étrangères en a été informé par l’ambassadeur du Liban aux Pays-Bas, qui en aurait été informé par plusieurs ambassadeurs de « pays de premier plan. »
Selon le Wall Street Journal du 8 novembre 2010, le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), chargé d’enquêter sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafik al-Hariri, s’oriente vers une mise en accusation du Hezbollah.
Le Mouvement fondamentaliste chiite a appelé en octobre 2010 les Libanais à boycotter le tribunal spécial de l’Onu, accusant les enquêteurs de transmettre des informations à Israël. Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a exhorté le 28 octobre 2010 les Libanais à boycotter le tribunal de l’ONU chargé d’enquêter sur l’assassinat du dirigeant Rafic Hariri, affirmant que toute coopération avec les enquêteurs serait une « agression » contre le mouvement chiite.
“Ceux qui sont impatients de voir publier l’acte d’accusation et qui pensent que nous allons permettre l’arrestation d’un seul de nos jihadistes se trompent”, a-t-il dit le 11 novembre 2010 à l’occasion de la “Journée du martyr”, qui commémore les combattants tués dans des combats avec l’armée israélienne.
Selon Nasrallah, l’acte d’accusation du TSL est rédigé depuis 2006, et c’est le même qui a été publié dans Der Spiegel et Le Figaro (…) et j’en ai été informé en 2008», a-t-il affirmé.
Un bras de fer oppose actuellemnt le camp de Saad Hariri, premier ministre et fils de Rafic, à celui du Hezbollah, qui accuse le TSL d’être «politisé» et d’avoir basé son enquête sur de faux témoignages.
La semaine dernière Israel a convoqué d’urgence un cabinet restreint de 7 ministres. Le premier ministre israélien est inquiet de ce qu’il se prépare au Liban: un coup d’état du Hezbollah soutenu par la Syrie et l’Iran.
La semaine dernière aussi, le chef d’Etat Major israélien Gabi Ashkenazi avait déjà tenu ce type de propos lors d’une visite au Canada: « Il y a une réelle possibilité que le Hezbollah tente son coup d’état sur le Liban ».
Les leaders chiites tentent de garder une situation potentiellement explosive au Liban. Selon certaines infos, les chiites sont en majorité dans l’armée libanaise. Donc ne comptez pas sur cette dernière pour essayer de contenir le mouvement terroriste.
Ashkenazi a également averti que certains hauts-gradés des forces armées du Liban ont été pris en flagrant délit d’aide au Hezbollah.
Les planificateurs de guerre iraniens veulent que le Hezbollah contrôle tout le Liban lorsque le Tribunal de l’ONU accusera des membres du parti d’implication dans le meurtre.
Créé en 2007 par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, ce tribunal est chargé de juger les auteurs présumés d’attaques terroristes au Liban, dont l’assassinat de Rafic Hariri, tué dans un attentat à Beyrouth le 14 février 2005.
Ftouh Souhail
