Des représentants des armées libanaise et israélienne se seraient rencontrés cette semaine au quartier général de la FINUL dirigée par les Nations Unies. Les discussions auraient porté sur le retrait israélien prévu du village de Ghajar. L’information a été annoncée par un média libanais.
Une délégation de l’armée israélienne a déjà proposé des négociations politiques directes entre les gouvernements israélien et libanais en juin 2009. La délégation israélienne de haut niveau avait présenté sa proposition lors d’une rencontre avec la délégation libanaise sous les auspices de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL).
Le gouvernement libanais avait auparavant limité les points pouvant être inscrits à l’ordre du jour d’une telle réunion tripartie visant à discuter des questions liées à l’exécution de la résolution 1701, avait répondu la délégation libanaise. La résolution 1701 de l’ONU a mis fin à une guerre de 34 jours en 2006 entre Israël et le Hezbollah, mouvement armé chiite libanais. Plus de 12.000 Casques bleus ont été déployés à la frontière libano-israélienne pour garantir la mise en application de la résolution.
Israël avait même envisagé de créer un canal diplomatique avec le Liban en recréant la commission d’armistice mise en place en 1949. Cette idée était évoquée lors de rencontres qu’ont eu lien en juillet 2009 entre hauts fonctionnaires israéliens avec leurs homologues américains, des Nations-Unies et de l’Union européenne.
La commission a fonctionné jusqu’en 1967 avant d’être dissoute à la demande d’Israël. Elle se réunissait aux postes-frontières de Rosh Hanikra et Metula et était composée de cinq membres, deux Israéliens, deux libanais et un représentant des Nations-Unis qui présidait la commission. Des deux côtés siégeaient des officiers et des diplomates ce qui conférait à la commission un rôle diplomatique, au-delà de sa fonction militaire.
Le 24 mai 2010 le Shimon Pères avait dit à l’attention du Liban : « nous voulons vivre en paix » et « nous avons quitté le Liban pour devenir amis. Nous voulons vivre en paix avec vous, en amitié. Il n’y a pas besoin de se menacer mutuellement ».
Les déclarations israéliennes positives n’ont pas étaient suivies .En Aout dernier, des affrontements entre soldats israéliens et libanais ont fait quatre morts. Les affrontements, ont mis fin à quatre ans de calme entre les deux pays (voir chronologie), ont débuté alors que des soldats israéliens tentaient de faire tomber un arbre du côté israélien de la frontière.
En Août 2006, la guerre, qui aura duré 33 jours, a prit fin par une trève sous l’égide de l’ONU. Au total, le bilan s’élèvait à 1200 morts, civils pour la plupart, côté libanais et 158 côté israélien.
Israël craint cette fois une nouvelle guerre, amis entre libanais cette fois .
Benjamin Netanyahou a convoqué d’urgence, le 24 novembre dernier , le cabinet de sécurité constitué des sept principaux ministres chargés des décisions importantes du gouvernement. Ce cabinet s’était déjà réuni, le 17 novembre, pour entériner le retrait de la partie nord du village de Ghajar, se trouvant en territoire libanais, malgré l’opposition de ses habitants qui tenaient à rester israéliens.
Cette décision avait pour but d’étouffer dans l’œuf toute velléité du Hezbollah de prendre prétexte de cette occupation pour réactiver le front nord. Le monde entier avait salué cette décision.
Le 17 novembre 2010 Le cabinet ministériel israélien en charge de la sécurité nationale a donné son accord de principe sur la proposition des forces de commandement de la FINUL et de l’ONU. Il prend pour base le retrait des Forces de Défense israéliennes du nord de la ville de Ghajar et son redéploiement au sud de la « ligne bleue ».
Cela illustre l’engagement continu de l’Etat d’Israël à se conformer à la résolution 1701 de l’ONU. La décision entérinée par le gouvernement israélien est en conformité avec la résolution 1701, qui a mis fin au conflit et qui préconisait le retrait d’Israël de tous les territoires libanais.
Ftouh Souhail
