En dépit du fait que selon la propagande de Hamas, « Gaza est une prison à ciel ouvert », c’est cette semaine qu’ont débuté les travaux pour l’édification d’une prison qui pourra « accueillir » 200 détenus. Le Hamas prévoit la construction d’une deuxième prison à court terme.

Depuis son coup de force de 2007, toute dissidence, toute force politique concurrente, est muselée à Gaza. Personne n’en parle dans les médias d’une campagne de persécution systématique a pris place dans la bande de Gaza dans les rangs des opposants aux Hamas. Le silence général autour de cette campagne contribue à son intensification.

Selon des militants d’une association de défense des Droits de l’Homme il y aurait près de 300 “détenus politiques” dans la bande de Gaza. Les Prisons du Hamas sont des lieux de tortures des prisonniers politiques.

Surnommée Hamas-Guantanamo par les militants du Fatah, la prison d’Al Mashtal est la plus célèbre de Gaza. Un ex prisonnier réclamant l’anonymat explique à Islamonline.net qu’ils [le Hamas] sont devenus diaboliques dans l’art d’inventer des techniques de torture et qu’il a été torturé au point qu’il ne voyait plus rien.

A chaque fois qu’on entend le nom de Al-Mashtal, une prison dans l’ouest de la bande de Gaza, la population est pris de tremblements. Personne en dehors de Gaza ne peut imaginer l’ampleur des tortures physiques et mentales que l’on subit à l’intérieur de cette prison racontent les membre du Fatah qui ont été libéré. Des dizainers de personnes sont détenus dans des cachots en ciment et sans aération.

Selon Gamel Sarhan, directeur du programme pour les Droits de l’Homme à Gaza, les services de sécurités de Gaza utilisent les mêmes méthodes de torture qu’en Judée Samarie. Il fait référence à celle de Shab, un mot arabe signifiant fantôme, technique consistant à suspendre longuement le prisonnier pour lui infliger de très fortes douleurs. Et d’ajouter que les règles fondamentales des Droits de l’Homme n’ont pas cours dans les prisons palestiniennes où c’est le désordre le plus total.

Le mois dernier des associations de défense des Droits de l’Homme et des députés ont mis en place un comité de suivi des détentions politiques mais il n’a jamais fonctionné. Et bien que ce comité ait la bénédiction du président palestinien Mahmoud Abbas, les services de sécurité qu’il a sous son autorité refusent de coopérer.

Les familles pressent l’Egypte, qui est en charge de la médiation de réconciliation entre le Fatah et le Hamas, d’intervenir pour obtenir la libération de tous les détenus (membres du Fatah). Dans un communiqué les familles ont fait savoir que la clef de la réconciliation nationale reposait sur la libération de tous les prisonniers politique et sur l’arrêt des incitations à la haine dans les média.

Les familles des détenus du Fatah organisent hebdomadairement des manifestations devant le siège du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour demander la libération de leurs proches. L’épouse de l’un de ces prisonniers (Mohamed El Nahal) a déclaré qu’ils allaient continuer leurs sit-in devant le siège du CICR jusqu’à la libération de tous les prisonniers.

Le Fatah accuse le Hamas de mener une politique d’arrestation à l’encontre de ses militants depuis que le parti religieux a pris le contrôle de la bande de Gaza.
Le Hamas se fout éperdument de son peuple. Ce qui se passe dans les prisons palestiniennes ne doit pas être ignoré à l’extérieur.

Ftouh Souhail

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