« Le soldat israélien en captivité Gilad Shalit doit rester fort et se rappeler qu’il n’est pas oublié, tandis que les Israéliens et les Palestiniens devraient se demander si il ne serait pas plus agréable d’être juste amis » ; ce sont les propos de l’opposante birmane Aung San Suu Kyi receuillis par le quotidien Haaretz dans une interview téléphonique cette semaine.

Après sept années d’absence, Aung San Suu Kyi a prononcé il y’a quelques jours son premier discours de femme libre. La libération d’Aung San Suu Kyi, symbole de l’aspiration de son pays, la Birmanie, à la démocratie, a été chaleureusement accueilli en Israël.

Le 14 novembre dernier un communiqué publié a été publié par le Ministère des Affaires Étrangères à Jérusalem qui affirme que «L’État Juif accueille chaleureusement la nouvelle de la libération d’Aung San Suu Kyi.
Israël exprime l’espoir que sa libération ne soit qu’un premier pas en avant vers la démocratisation et la réconciliation nationale à Myanmar.»

Le faite que Madame Aung San Suu Kyi pense à Guilad Shalit, kidnappé il y a bientôt 5 ans, est un grand geste de la part de cette grande dame qui est souvent comparée à Nelson Mandela en ASIE.

La prix Nobel de la paix 1991, icône de la liberté, n’a pas manqué de rappeler que Gilad Shalit était retenu comme otage. Possédant la double nationalité française et israélienne, Gilad Shalit est détenu clandestinement à Gaza depuis 2006.

Les preuves de vie obtenues depuis l’enlèvement sont minces, seulement deux lettres et un enregistrement sonore. Le père du soldat, Noam Shalit, qui a mobilisé les médias pour obtenir la libération de son fils, sait seulement que son fils est en « très mauvaise santé », comme il l’indique une lettre datée de début juin 2008.

Caporal dans l’armée israélienne, Gilad Shalit a été enlevé le 25 juin 2006 lors de l’attaque d’un poste frontière au sud d’Israël. Revendiquée par trois groupes armés palestiniens, dont les brigades Izz Al-Din Al-Qassam, la branche armée du Hamas, cette attaque a fait deux morts et trois blessés, dont Gilad Shalit, soigné ensuite par des médecins palestiniens.

Peu de temps après son rapt, les kidnappeurs de Shalit ont annoncé qu’ils étaient prêts à l’échanger contre un millier de prisonniers palestiniens. Une demande jusqu’à présent rejeté par Jérusalem.

Ftouh Souhail


Guilad Shalit, détenu depuis 4 ans à Gaza par le Hamas.

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