hopital des centaines de blessés syriens dans les hôpitaux israéliens. Les blessés en provenance de Syrie entrent en Israël par le point de  passage de Qouneitra, qui se trouve sur la ligne de cessez-le-feu entre les  deux pays, sur le plateau du Golan.

Une nouvelle victime de la guerre civile en Syrie a été transférée en Israël, ce mardi 7 juillet 2013.

L’armée israélienne l’a évacué vers le centre médical de la ville de Safed, au nord d’Israël. L’homme de 51 ans est traité au service des soins intensif de l’hôpital, où sont actuellement pris en charge 53 autres syriens.

Malgré l’état de guerre toujours en vigueur entre Israël et la Syrie, séparées par une ligne d’armistice datant de 1974, les hôpitaux israéliens font face à l’arrivée au compte goutte de blessés de la guerre civile, qui selon les ONG a fait plus de 100 000 victimes depuis 2011.

Avec l’intensification des combats entre les rebelles et l’armée syrienne, 93 blessés, pour la plupart des jeunes hommes en état grave ont passé la frontière pour être discrètement traités en Israël. Beaucoup sont des combattants, touchés par balles ou par des explosifs, suivis de femmes et d’enfants plus légèrement blessés mais traumatisés par le conflit.

« La plupart des blessés arrivent sans conscience, ils sont blessés à la tête » explique le directeur de l’hôpital de Nahariya (Galilée), le Dr. Masad Barhoum, interrogé par le New York Times.

« Ils se réveillent après plusieurs jours de soins intensifs, entendent un langage inconnu et des gens bizarres. Leur première question est toujours +où suis-je ?+ »

« Je pense que la plupart sont stupéfaits quand ils réalisent qu’ils sont en Israël », ajoute-t-il.
L’identité des patients est soigneusement protégée pour ne pas les exposer au danger à leur retour en Syrie.
Les efforts israéliens semblent porter leurs fruits : la plupart des Syriens en Israël expriment leur reconnaissance et leur étonnement.

La tante d’une petite fille blessée dans l’attaque de son village a pu la rejoindre pour aider l’équipe de soins. Des rebelles l’auraient informé du transfert de la fillette vers Israël à la suite de la destruction du village. « Ils nous ont dit qu’ils avaient la petite », explique-t-elle. « Sur le chemin, ils nous ont dit qu’elle était en Israël. Je suis arrivée avec eux à la frontière, je voyais les soldats, je tremblais. »

Mais après plusieurs jours avec sa nièce dans un hôpital israélien, « la peur s’est complètement dissipée » dit-elle. Il lui sera impossible de révéler sa venue en Israël en Syrie à son retour, « il est interdit d’être ici, j’ai trop peur des réactions » affirme-t-elle.

Mais malgré leur nombre, les modalités de leur transfert vers Israël restent floues : les médecins israéliens sont informés de l’arrivée imminente d’un blessé par les infirmiers militaires de Tsahal, et contactent ensuite l’armée israélienne lorsque leur patient est déchargé de l’hôpital.
Contactée par téléphone, l’armée israélienne explique que « plusieurs Syriens se sont présentés à la barrière sur le Golan à la frontière avec des blessures de degrés divers ».

Israël a traité médicalement et chirurgicalement plus d’une centaine de syriens, tous des cas lourds que les installations syriennes ne permettent plus de soigner. Ces derniers mois, Israël a fourni des traitements d’urgence pour un flux grandissant de syriens gravement blessés, au point que l’armée a ouvert un très discret hôpital de campagne sur la frontière, dans le Golan.

idf med 3