Des responsables israéliens ont affirmé avoir donné leur accord pour laisser l’Égypte déplacer plusieurs centaines de soldats dans la péninsule du Sinaï pour la première fois depuis que les deux États ont signé un accord de paix, il y a trois décennies.
Israël a autorisé l’Egypte à poster des forces armées dans le Sinaï pour la première fois depuis l’accord de paix de 1979, Israël a autorisé égyptienne à poster des forces armées dans le Sinaï, indiquait lundi une source ayant requis l’anonymat.
Les accords de Camp David qui furent signés en 1979, par le Président égyptien Anouar el-Sadate et le Premier Ministre israélien Menahem Begin, sous la médiation du Président des États-Unis, Jimmy Carter, stipulent que les forces militaires des deux pays soient disposé à ne plus rassembler près de la frontière. Le traité assure également la libre circulation des navires israéliens dans le Canal de Suez et la reconnaissance du Détroit de Tiran et du Golfe d’Aqaba comme des voies de navigation internationales.
Les éléments principaux du traité sont la reconnaissance réciproque des deux pays, la fin de l’état de guerre qui existait depuis 1948 et le retrait israélien des forces militaires et des implantations civiles (notamment Yamit et Taba) de la péninsule du Sinaï. En vertu du traité de paix de 1979, Israël a remis le Sinaï à l’Égypte après s’en être emparé. En retour, l’Égypte a accepté de procéder au retrait de ses troupes afin d’en faire une zone démilitarisée.
Étant donné les manifestations qui menacent le régime égyptien, les responsables ont déclaré qu’Israël avait permis à l’armée égyptienne de déplacer deux bataillons, soit environ 800 soldats, dans le Sinaï, dimanche. Les responsables ont précisé que les troupes étaient positionnées dans la région de Sharm el-Sheikh, située dans la pointe sud du Sinaï, loin d’Israël.
Les Israéliens assistent depuis 2 semaines, impuissants, au vacillement d’un régime sur lequel ils ont toujours pensé pouvoir s’appuyer. Confidentiellement, le Premier ministre Benjamin Netanyahu aurait appelé les chancelleries européennes et américaines à soutenir Moubarak, tout en restant mesuré en public.
“La paix entre Israel et l’Egypte dure depuis plus de trois décennies, et notre objectif c’est que cela continue” s’est-il contenté de dire en cabinet hier.
L’Egypte, le plus peuplé des pays arabes, fut le premier en 1979 à signer la paix avec l’Etat hébreu, mettant un terme à plus de 30 ans de guerre. La Jordanie ne suivra qu’en 1994, juste après les accords d’Oslo. Mais Israel ne parviendra jamais à faire la paix avec les autres voisins arabes.
Dans ce contexte, la nomination d’Omar Souleiman comme vice-président a rassuré un peu. L’homme est bien connu en Israel, il y a effectué de nombreuses visites, notamment pour renforcer la coopération sécuritaire contre le Hamas. S’il venait à remplacer Moubarak, la continuité du pouvoir serait assurée et avec elle la stabilité.
Les généraux du régime actuel sont attachés à la paix, à entretenir des relations avec les États Unis États et l’Occident. La grande question c’est, que se passera-t-il après les élections?
Ftouh Souhail
