Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, candidat à la présidence égyptienne, a indiqué qu’il préservera l’accord de paix avec Israël s’il est élu.
 »L’Egypte a la responsabilité de poser les fondations de la paix. Nous ne pouvons construire l’Egypte et adopter parallèlement une politique étrangère aventureuse. Nous nous leurrerons si nous ne reconnaissons pas l’Etat d’Israël », a-t-il déclaré lors d’un discours dans un centre culturel du Caire.

« En tant qu’Egyptiens, nous avons le devoir et la responsabilité de maintenir les fondations de la paix avec Israël » a-t-il expliqué à la presse mardi 8 mars 2011.  » On ne peut pas refaire l’Egypte, adopter une politique étrangère complètement différente de celle qu’on avait avant la révolution serait dramatique » a –t-il précisé.

Amr Moussa, le chef de la ligue Arabe, a annoncé que s’il était élu à la présidence égyptienne il maintiendrait les accords de paix avec Israël, mais reconsidérerait le contrat sur le gaz naturel entre les deux pays. Il a aussi déclaré que le nouveau gouvernement égyptien devrait changer les clauses du contrat concernant le gaz délivré à Israël, afin d’en augmenter les tarifs.
Le 11 février Hosni Moubarak, à la tête de l’Egypte depuis près de 30 ans, a démissionné et aremis le pouvoir à l’armée. Le Haut commandement militaire égyptien a déclaré le 12 février 2011 que l’Égypte respectera tous les accords internationaux et régionaux signés auparavant par le Caire.

Le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahu s’est félicité de l’assurance de l’armée égyptienne que « l’Egypte continuera à respecter le traité de paix avec Israël ».

Depuis, Israël suit avec attention et intérêt ce qui se passe en Egypte. L’Egypte est une puissance dans le monde arabe depuis des dizaines d’années. Son influence sur les décisions de la Ligue Arabe a été souvent considérable ainsi que sur le processus de paix israélo-palestinien. De plus, l’Egypte est le seul pays arabe à avoir une frontière avec la Bande de Gaza actuellement aux mains du Hamas. Une politique commune avec les autorités israéliennes est une nécessité ne serait-ce que pour des questions sécuritaires.

Malgré les changements cardinaux survenus en Egypte ces dernières semaines, Jérusalem compte sur une amélioration de ses relations avec son voisin.

L’ambassadeur d’Israël au Caire, Itshak Levanon, a été auditionné, le 21 février 2011, par la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset afin de rendre compte de la situation en Egypte à la suite du renversement de Hosni Moubarak. L’ambassadeur a été entendu à la demande du président de la Commission, Shaul Mofaz. Levanon a évoqué l’influence des « Frères musulmans » et les éventuelles conséquences de la nouvelle situation sur les accords de paix entre les deux pays.

L’ambassadeur égyptien aux Etats-Unis a souligné auparavant l’importance du traité de paix entre le Caire et Jérusalem. L’ambassadeur d’Egypte en poste aux Etats-Unis, Sameh Shoukry, a assuré le 13 février 2011, dans une interview accordée à la chaîne ABC, que le traité de paix signé entre son pays et Israël serait maintenu.

Un traité, souligne-t-il, qui a été bénéfique pour son pays pendant 30 ans. «Nous avons retiré de nombreux bénéfices de cet accord de paix», a déclaré Shoukry avant d’ajouter : «Nous avons pu maintenir la sécurité et la stabilité dans la région».

Ftouh Souhail

Note : Selon une élection virtuelle en ligne, effectuée par le quotidien égyptien al-Ahram, le futur président serait Amr Moussa qui battrait son adversaire Mohammed ElBaradei.

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