La commission des affaires internes de la Knesset a approuvé le 14 juillet 2010, en deuxième et troisième lectures, un projet de loi important stipulant que tout retrait israélien du Golan ou de Jérusalem devra au préalable être soumis à un référendum. Sept députés ont voté pour cette loi, 2 s’y sont opposés.
C’est une décision, à notre sens, courageuse de la part des législateurs israéliens qui vient pour rassurer quant aux menaces qui planent sur un éventuel partage de la capitale d’Israël prévue par les négociations actuelles.
Ce projet de loi est de nature à protéger la ville sainte de toute tentative de toucher à son statut indivisible proclamé déjà par une loi fondamentale votée en 1980.
Le risque de toucher à la loi actuelle proviendra d’une minorité en Israël (parti Kadima en l’occurrence) qui est tentée de s’aventurer à violer l’indivisibilité de Jérusalem. Cette décision est en contradiction avec les aspirations du peuple juif qui ne voudrait pas voire la capitale de l’Etat d’Israël scindée et divisée. Ce partage de la ville constituera une trahison sans précèdent à la Déclaration d’indépendance de l’Etat d’Israël qui a mit en valeur Jérusalem unifiée et libre il y’a tout juste 62 ans.
La souveraineté d’Israël sur la ville réunifiée reste donc menacée par ces déclarations qui laissent entendre qu’Israël devrait restituer aux palestiniens des quartiers aux périphériques de Jérusalem dans le cadre d’un accord de paix. Des partis de gauche ont même évoqué ouvertement une nouvelle division de la ville !
Cette initiative du Knesset qui revient à donner aux citoyens israéliens le droit de décider du sort de leur capitale se manifeste donc au bon moment, pour sauver l’indivisibilité de la ville Sainte et s’interposer devant les intentions dangereuses de certains responsables israéliens laissant entendre qu’Israël pourrait renoncer au contrôle de certains quartiers de la ville dans l’attente d’un hypothétique règlement permanent du conflit israélo-palestinien !
Il parait que la tentation du partage de Jérusalem, capitale éternel d’Israël, est une maladie incurable pour certains israéliens, peu jaloux, de voir leur ville-symbole divisée et exposée à tous les dangers.
Le peuple juif, la « Lumière des Nations » qui a toujours témoigné de la moralité et de la justice universelle ne pourrait accepter ce partage injuste de Jérusalem avec un autre Etat qui n’a ni les valeurs, ni la culture du peuple juif.
Ce qui unit les Juifs, ce qui les caractérise en tant que nation, c’est leur foi et leur attachement à Jérusalem. Jérusalem qui a élevée, instruit et éclairée le peuple juif ne pourrait donc en aucun cas être partagée au regard de l’Etat juif.
Le peuple juif dispose du seul Etat au monde qui a renoncé à des gains territoriaux acquis dans des guerres d’autodéfense au nom de la paix avec ses voisins. Mais il parait que le destin historiquement assigné au peuple juif est d’être contesté dans son unique pays et dans sa propre capitale.
En principe la question de l’indivisibilité de Jérusalem devait être une question unanime et non pas un sujet de controverse, tout comme la question des « réfugiés palestiniens » qui suscite cette hésitation si Israël est un Etat à caractère juif ou un Etat neutre où les Juifs seraient minoritaire.
A notre sens, au lieu de faire des concessions dramatiques au risque d’une grande fracture avec l’histoire et avec la société israélienne, Israël est invité a assumer l’indivisibilité de sa capitale et surtout la présence juive dans cette ville comme dans tous le pays.
Le partage de Jérusalem constituera une rupture avec la mémoire des fils loyaux d’Israël qui se sont relevés de la poussière pour fonder une nation parmi les nations et ont bâtis un foyer pour tous les persécutés en jurant de ne plus abandonner Jérusalem qui résume , à elle seule , l’essentielle de l’histoire et la souffrance juive .
Le « rassemblement » d’Israël et son rétablissement dans le pays en ayant Jérusalem comme capitale « aux Juifs premièrement » devait garder la même ferveur qu’auparavant et être la ligne de conduite des faiseurs de décisions et des législateurs israéliens afin de ne plus voir la ville de David encore divisée et ruinée.
Ftouh Souhail